Passeur décisif lors de la victoire 3-1 contre Metz, Amine Gouiri a conquis Habib Beye. L'OM grimpe à la troisième place de Ligue 1.
Trois buts, une victoire nette, et un entraîneur qui n'a pas caché son enthousiasme au micro. Vendredi soir au Vélodrome, l'Olympique de Marseille a dominé le FC Metz sur le score de 3-1, s'emparant au passage de la troisième place de Ligue 1. Mais au-delà du résultat, c'est la prestation d'Amine Gouiri, passeur décisif lors de cette rencontre, qui a particulièrement retenu l'attention. Habib Beye, coach des Phocéens, n'a pas résisté à l'envie de le faire savoir publiquement après le coup de sifflet final.
Gouiri, le catalyseur que le Vélodrome attendait
Longtemps attendu au tournant depuis son arrivée dans la cité phocéenne, Amine Gouiri commence à justifier la confiance placée en lui. Ce vendredi, face à des Messins en difficulté, le milieu offensif de 24 ans a rendu une copie solide, tranchant dans les espaces et servant ses partenaires avec précision. Sa passe décisive, selon nos informations, a été l'une des actions les plus applaudies de la soirée par un Vélodrome qui commence à s'emballer pour son numéro 11.
Le joueur formé à l'OGC Nice et passé par le Stade Rennais avant de rejoindre Marseille n'est pas un inconnu de la Ligue 1. Mais il lui manquait cette régularité, cette constance dans les grands rendez-vous, pour s'imposer vraiment comme un titulaire indiscutable. Ce soir-là, il a franchi un cap. À en croire l'entourage du joueur, Gouiri travaille depuis plusieurs semaines sur des aspects tactiques précis avec le staff marseillais, et cela commence à payer dividendes sur le terrain.
Sur l'ensemble de la saison, ses statistiques restent encore perfectibles en termes de buts marqués, mais sa capacité à créer du jeu, à combiner dans les petits espaces et à presser haut place Marseille dans une dynamique collective enthousiasmante. Le club phocéen affiche désormais trois victoires consécutives toutes compétitions confondues, une série qui n'était plus arrivée depuis plusieurs mois.
Beye, la déclaration d'amour qui dit tout sur l'ambiance dans le vestiaire
«Fan». Le mot est fort. Habib Beye n'est pas du genre à distribuer les compliments à la volée — ceux qui suivent l'ancien défenseur de Newcastle et de l'OM savent qu'il préfère les mots pesés aux effusions médiatiques. Alors quand l'entraîneur marseillais sort une telle déclaration au sortir d'une victoire, ça signifie quelque chose.
Selon nos informations, Beye a insisté en zone mixte sur la qualité de la relation qu'il entretient avec Gouiri à l'entraînement. Il apprécie sa disponibilité, son sens du collectif, mais surtout sa capacité à comprendre rapidement les consignes tactiques et à les appliquer en match. Pour un entraîneur qui a fait de la rigueur défensive et de la solidité collective ses maîtres mots depuis sa prise de fonction, voir un joueur offensif s'impliquer à ce point dans le travail sans ballon représente un signal fort.
L'OM de Beye n'est pas encore une machine huilée, loin de là. Marseille a concédé 17 buts en championnat cette saison, un chiffre qui pèse dans la course au podium. Mais la montée en puissance de Gouiri dans le registre de la transition offensive — récupérer, lier, projeter — offre à l'équipe une dimension supplémentaire que les adversaires ne peuvent plus ignorer. Metz en a fait les frais vendredi.
Troisième de Ligue 1, Marseille remet le couvercle sur une marmite qui bouillait
Il y a encore quelques semaines, les rumeurs de tension interne agitaient la Canebière. Des résultats décevants, des choix tactiques contestés en tribune, une direction sportive sur le gril. Le club phocéen traversait une zone de turbulences sérieuse. Cette victoire contre Metz, la troisième place retrouvée, et surtout cette cohésion affichée entre staff et joueurs — incarnée par la relation Beye-Gouiri — envoient un signal différent.
Marseille compte aujourd'hui un point de retard sur le Paris Saint-Germain en termes de course européenne directe, et reste dans la roue des cadors de la première partie de tableau. La saison est loin d'être jouée. D'ici la fin du mois, les Olympiens affronteront plusieurs équipes directement concurrentes pour les places qualificatives en coupe d'Europe, et ces échéances diront beaucoup sur la vraie nature de ce groupe.
Ce qui est certain, c'est que Habib Beye a trouvé dans Amine Gouiri un relais de son projet sur le terrain. Un joueur capable de faire le lien entre les lignes, de servir de pivot dans le pressing et d'armer le dernier geste au bon moment. À 24 ans, le Franco-Algérien aborde peut-être la meilleure période de sa carrière, celle où le talent brut se cristallise enfin en performances répétées. Le Vélodrome, lui, commence à y croire. Et quand le Vélodrome croit en quelqu'un, la dynamique peut basculer très vite.
La suite du calendrier dira si Marseille peut transformer cet élan en véritable candidature sérieuse pour le podium final. Mais vendredi soir, dans les travées du stade Orange Vélodrome, quelque chose a changé de vibration. Et Amine Gouiri n'y est pas pour rien.