Après la victoire étriquée face à Auxerre (1-0), Habib Beye a levé le voile sur son animation offensive et le rôle de ses deux attaquants.
Une victoire, trois points, mais des questions en suspens. L'Olympique de Marseille s'est imposé à l'arraché face à l'AJ Auxerre sur le score d'un but à zéro, hier soir. Un succès précieux, mais une performance offensive qui laisse encore des zones d'ombre. En conférence de presse, Habib Beye a pris la parole et n'a pas esquivé les sujets qui fâchent.
Une victoire courte, mais des signaux positifs
Le technicien marseillais a d'abord tenu à replacer ce succès dans son contexte. Gagner 1-0, c'est tenir un résultat, gérer une pression. Pour un groupe en reconstruction, c'est déjà un marqueur de solidité. L'OM a souffert, certes, mais a su préserver son avantage jusqu'au coup de sifflet final.
Beye a insisté sur la discipline tactique de ses joueurs. Pas de failles défensives majeures, une équipe compacte, un bloc cohérent. Les fondations semblent posées. Reste désormais à construire quelque chose de plus ambitieux vers l'avant, là où les attentes sont les plus fortes.
Gouiri et Aubameyang : Beye fixe les rôles
C'est sur l'animation offensive que le coach phocéen a livré ses annonces les plus attendues. Interrogé sur la complémentarité entre Amine Gouiri et Pierre-Emerick Aubameyang, Habib Beye a été clair et direct. Les deux hommes ont des profils distincts, et c'est précisément cette différence qui doit faire la force de l'attaque marseillaise.
Aubameyang, fort de son expérience internationale et de sa capacité à finir, est attendu comme un finisseur implacable dans la surface. Gouiri, lui, apporte une dimension technique supplémentaire, capable de combiner, de créer, de surprendre. Beye voit en eux un duo complémentaire, pas concurrent. Il a également confirmé que les deux joueurs seraient amenés à cohabiter sur le terrain, un signal fort envoyé à l'ensemble du vestiaire.
Un projet offensif en construction, la suite s'annonce prometteuse
Au-delà des individualités, c'est bien la vision collective qui ressort du discours de Beye. L'entraîneur marseillais veut un jeu vertical, direct, efficace. Moins de possession stérile, plus de prises de risques vers l'avant. Un football qui correspond à l'ADN du club et aux attentes d'un Vélodrome toujours exigeant.
Les prochaines échéances seront déterminantes pour valider ces intentions. L'OM a les hommes pour faire mal. Il appartient désormais au staff de trouver le bon équilibre, la bonne alchimie, pour transformer ces promesses en performances régulières. Le chantier avance. La suite s'annonce scrutée de près.