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Football

Bouhafsi président de l'OM : Valbuena dit tout haut ce que tout le monde pense

Par Rédaction SBM··5 min de lecture·Source: Footmercato

Mohamed Bouhafsi à la tête de l'OM ? Mathieu Valbuena a tranché sans détour. Une prise de position qui agite le football français.

Bouhafsi président de l'OM : Valbuena dit tout haut ce que tout le monde pense

Mathieu Valbuena n'a jamais eu la langue dans sa poche. L'ancien milieu de l'Olympique de Marseille, légende du Vélodrome et figure indissociable de ce club, a réagi à la rumeur qui secoue le football français depuis quelques jours : Mohamed Bouhafsi pourrait devenir le prochain président de l'OM. Et Valbuena, lui, a un avis. Un vrai. Pas celui d'un type qui ménage ses mots pour ne froisser personne.

Quand un journaliste mercato vise le bureau présidentiel d'un grand club

Mohamed Bouhafsi, c'est d'abord une voix. Celle qui annonçait les transferts avant tout le monde sur RMC Sport, qui grillait la politesse aux confrères sur les dossiers les plus chauds du mercato, qui avait construit sa réputation sur un carnet d'adresses en béton armé. Des années à traîner dans les couloirs des centres d'entraînement, à décrocher son téléphone à trois heures du matin pour confirmer une info. Ce profil-là, certains le voient comme un atout majeur pour diriger un club de l'envergure de Marseille. D'autres, et Valbuena en fait visiblement partie, posent des questions légitimes.

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Car connaître le football de l'intérieur en tant que journaliste, c'est une chose. Diriger une institution aussi complexe, aussi passionnelle, aussi explosive que l'OM, c'en est une autre. L'Olympique de Marseille, c'est 75 000 personnes qui vibrent au Vélodrome les soirs de grande fête, c'est un budget qui dépasse les 200 millions d'euros, c'est une pression médiatique et populaire que très peu de clubs en Europe peuvent égaler. La différence entre analyser un club et le diriger, c'est la différence entre commenter un match et jouer dedans. Valbuena, qui sait ce que ça fait de porter ce maillot blanc, l'a exprimé clairement.

L'ancien international français — 52 sélections en équipe de France, des saisons entières à régaler le Vélodrome de ses un-deux et de ses appels dans l'espace — n'a pas craché sur Bouhafsi en tant qu'homme. Il a simplement dit ce que beaucoup pensent tout bas : un journaliste, aussi bien connecté soit-il, n'a pas forcément la légitimité sportive et managériale pour occuper un tel poste. Ce n'est pas une attaque personnelle. C'est une question de fond sur la gouvernance du football.

Et puis il y a le contexte. L'OM traverse une période de reconstruction sous la propriété de Frank McCourt, avec des ambitions européennes réaffirmées saison après saison mais des résultats qui peinent parfois à suivre. Le choix du prochain homme fort à la présidence sera déterminant. Roberto De Zerbi sur le banc, c'est déjà un signal fort envoyé aux supporters et au marché. Mais la structure dirigeante, elle, doit tenir la route.

  • 52 sélections en équipe de France pour Mathieu Valbuena, ancien joueur emblématique de l'OM
  • Plus de 200 millions d'euros : le budget estimé de l'Olympique de Marseille pour la saison en cours
  • Près de 75 000 places au Stade Vélodrome, l'un des stades les plus impressionnants d'Europe
  • Bouhafsi a couvert le mercato pour RMC Sport pendant plusieurs années, bâtissant un réseau considérable dans le football européen

L'OM a besoin d'un président ou d'un symbole ?

Voilà la vraie question que pose indirectement la sortie de Valbuena. Marseille a parfois tendance à confondre les deux. Un nom qui fait rêver, une figure médiatique, un ancien joueur charismatique : le club phocéen a une longue histoire avec les présidents qui incarnent quelque chose avant même d'avoir signé le moindre bon de commande. Mohamed Bouhafsi, avec sa notoriété télévisuelle et sa connaissance du milieu, coche des cases en termes d'image. Mais une présidence de club, ce sont aussi des négociations contractuelles, de la gestion de crise, des arbitrages budgétaires douloureux et une relation permanente avec des actionnaires qui ont leur propre agenda.

Ce que Valbuena a pointé — et c'est là que son intervention prend tout son sens — c'est l'écart potentiel entre la communication et l'action. Bouhafsi sait parler de football, sans aucun doute. Mais parler de football et décider pour un football club, ce sont deux métiers distincts. Combien de figures du journalisme ou du commentariat sportif ont tenté l'aventure dans la direction d'un club, avec des résultats mitigés ? L'exemple n'est pas universel, mais il mérite réflexion.

Reste que l'hypothèse Bouhafsi n'est pas absurde pour autant. Son carnet d'adresses, forgé au fil de centaines d'exclusivités mercato, pourrait se révéler précieux dans un monde où le recrutement se joue souvent sur les relations personnelles. Sa capacité à communiquer, à incarner un discours, à fédérer médias et supporters autour d'un projet, ce sont des compétences réelles dans un club où la communication est presque aussi importante que les résultats sportifs. L'OM, c'est un club qui vit sous les projecteurs en permanence, et un président qui sait exister médiatiquement, ce n'est pas rien.

Valbuena, lui, a choisi son camp avec cette franchise qui l'a toujours caractérisé. Qu'on soit d'accord ou non avec lui, il a au moins le mérite de ne pas tourner autour du pot. Dans un milieu où tout le monde calcule ses prises de parole, c'est suffisamment rare pour être souligné.

La nomination d'un nouveau président à l'OM sera l'un des feuilletons de l'été. Si la piste Bouhafsi se confirme, elle provoquera des débats bien au-delà du Vélodrome — sur la place des médias dans la gouvernance du sport, sur la légitimité des profils atypiques dans les grandes directions de clubs, sur ce que Marseille veut vraiment être dans les prochaines années. Frank McCourt tranchera. Et ce choix dira long sur la vision à long terme du club. Valbuena, lui, a déjà rendu son verdict.

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