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Football

Aubameyang sauve l'OM d'une nouvelle crise contre Metz

Par Thomas Durand··5 min de lecture·Source: Footmercato

Après la claque reçue face à Monaco, l'OM a souffert mais s'est imposé 3-1 contre Metz. Aubameyang a poussé un vrai soupir de soulagement.

Aubameyang sauve l'OM d'une nouvelle crise contre Metz

Six jours. Six jours pour digérer la défaite contre Monaco, ruminer les erreurs, et surtout trouver l'antidote. Face à Metz, l'Olympique de Marseille n'a pas livré un récital — loin de là — mais il a fait ce que les grands clubs savent faire dans les moments de doute : gagner malgré tout. Score final : 3-1. Suffisant pour souffler. Largement insuffisant pour se rassurer vraiment.

L'OM était-il vraiment en danger de s'embourber dans une crise ?

La défaite concédée face à l'AS Monaco (2-1) six jours plus tôt avait laissé des traces. Pas des blessures ouvertes, mais des doutes qui commençaient à murmurer dans les couloirs du Vélodrome. Une équipe qui perd contre le leader de Ligue 1 peut encore se regarder dans la glace. Mais perdre la semaine suivante face à une équipe de Metz qui lutte pour sa survie en bas de tableau, ça, c'eût été une autre histoire.

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Le contexte rendait ce match particulièrement piégeux. Metz, relégable, dos au mur, n'avait rien à perdre. Ce genre d'adversaire est souvent le plus dangereux pour les équipes qui se cherchent. L'histoire du football français regorge de ces soirées cauchemardesque où un club du ventre mou fait trébucher une formation qui pensait déjà à la suite. Roberto De Zerbi le sait mieux que quiconque : il ne faut jamais sous-estimer un adversaire acculé.

La victoire acquise, aussi laborieuse soit-elle, évite à l'OM de glisser dans cette zone de turbulences dont les équipes européennes mettent parfois des semaines à sortir. Trois points précieux, même arrachés dans la douleur.

Aubameyang a-t-il vraiment pesé dans ce match décisif ?

Pierre-Emerick Aubameyang n'est pas venu en France pour jouer les figurants. À 35 ans, l'ancien buteur d'Arsenal, du Borussia Dortmund et du FC Barcelone continue de porter sur ses épaules une partie du projet offensif marseillais. Et contre Metz, il a une nouvelle fois montré pourquoi Roberto De Zerbi avait insisté pour le conserver dans son effectif.

Son soulagement au coup de sifflet final était visible, presque palpable. Ce n'était pas uniquement la satisfaction d'une victoire — c'était celle d'un homme qui avait senti le danger, qui avait perçu le risque d'une deuxième contre-performance consécutive, et qui avait répondu présent quand ça comptait. Aubameyang reste l'un des attaquants les plus fiables de Ligue 1 en termes de régularité, et ce genre de match — peu spectaculaire, sans filet — révèle souvent mieux un joueur que les soirées de gala.

Le chiffre parle de lui-même : avec ce succès, l'OM confirme qu'il sait gérer les lendemains difficiles. Dans un championnat aussi serré que la Ligue 1 cette saison, chaque faux pas peut coûter plusieurs places au classement. Et Marseille, qui lorgne sur le podium, ne peut se permettre de lâcher des points contre des équipes qui n'ont rien à lui envier en termes d'envie et d'engagement physique.

Que révèle cette victoire arrachée sur le vrai niveau de l'OM cette saison ?

Gagner 3-1 contre Metz, sur le papier, ça ressemble à un succès net. Mais la réalité du match racontait quelque chose de plus nuancé. Les Marseillais ont souffert. Ils ont concédé un but — signe que la défense n'est pas encore imperméable — et ils n'ont pas dominé leur adversaire avec cette fluidité qu'on attend d'une équipe entraînée par Roberto De Zerbi, le technicien italien réputé pour son football offensif et ambitieux, venu d'un Brighton qui avait bluffé l'Europe entière.

Cette victoire dans la douleur est donc un indicateur double. D'un côté, elle prouve que l'OM a du caractère, qu'il ne lâche pas quand la pression monte et que les jambes sont lourdes. De l'autre, elle confirme que le chantier est encore vaste. Le collectif marseilais donne parfois l'impression de fonctionner par séquences, par éclairs, sans jamais parvenir à enchaîner deux ou trois performances de haut vol à la suite.

C'est précisément ce manque de continuité qui creuse l'écart avec des équipes comme Monaco ou le Paris Saint-Germain, capables d'aligner les performances sur des séries longues. L'OM a battu Metz, certes, mais il a aussi montré ses limites — et dans la course aux places européennes, voire au titre, ces limites pourraient coûter cher si elles ne sont pas corrigées rapidement.

Roberto De Zerbi aura du pain sur la planche lors des séances d'entraînement de la semaine. Les automatismes défensifs, la gestion de l'intensité sur 90 minutes, la capacité à tuer un match quand l'occasion se présente : autant de chantiers que le coach italien devra adresser avant les prochaines échéances. Car le calendrier ne sera pas clément, et les adversaires qui arrivent ne s'appelleront pas tous Metz.

Alors oui, le soulagement d'Aubameyang est compréhensible. Mais à Marseille, on n'a jamais vraiment le temps de souffler. Le prochain match arrive toujours trop vite, et avec lui, une nouvelle occasion de prouver — ou de douter. L'OM a survécu à son propre venin ce soir-là. La vraie question, maintenant, c'est de savoir s'il a aussi appris de ses erreurs. Réponse dans les prochaines semaines, sur des terrains autrement plus exigeants que celui de Metz.

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