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OM, LOSC, Lens : pourquoi les clubs français ne trouvent pas preneurs

Par Rédaction SBM·

Marseille, Lille, Lens, Valenciennes... plusieurs clubs de l'élite française cherchent désespérément de nouveaux investisseurs. Mais pourquoi le foot français attire-t-il si peu les capitaux étrangers ?

Le football français traverse une période de turbulences financières qui met en lumière une réalité préoccupante : les clubs tricolores peinent à séduire les investisseurs étrangers. Pendant que la Premier League anglaise affiche complet, la Ligue 1 fait figure de parent pauvre sur la carte mondiale du football business.

Des clubs en quête de repreneur

L'Olympique de Marseille est sans doute le cas le plus emblématique. Margarita Louis-Dreyfus, propriétaire du club phocéen, a officiellement confirmé sa volonté de céder l'institution. Un dossier complexe pour un club historique dont la valorisation reste pourtant en deçà des standards européens. À 900 kilomètres au nord, Michel Seydoux, actionnaire majoritaire du LOSC, se retrouve dans une situation similaire : malgré plusieurs mois de négociations, aucun repreneur sérieux ne s'est encore manifesté.

La situation est encore plus critique en Ligue 2. Le Racing Club de Lens, dont la holding a déposé le bilan, se retrouve dans une position délicate. Valenciennes, autre club historique du Nord, cherche également de nouvelles solutions financières pour assurer sa pérennité.

Un marché peu attractif pour les capitaux étrangers

Le constat est brutal : depuis le rachat du Paris Saint-Germain par le Qatar il y a près de cinq ans, les investisseurs étrangers ont largement boudé le championnat de France. Une exception notable en Ligue 2 : le club de Sedan, récemment repris par le prince saoudien Fahd bin Khalid Faisal, une opération motivée davantage par des considérations stratégiques que par un engouement pour le football français.

Plusieurs facteurs expliquent ce désintérêt chronique. Les droits télévisuels français restent très inférieurs à ceux de la Premier League ou de la Liga. La fiscalité hexagonale est souvent pointée du doigt par les investisseurs potentiels. Enfin, l'image de marque du championnat de France à l'international demeure insuffisamment valorisée malgré la présence de quelques stars.

Un modèle économique à repenser

Face à cette réalité, la Ligue de Football Professionnel se trouve à la croisée des chemins. Attirer des capitaux étrangers nécessite une refonte profonde du modèle économique du football français : amélioration des infrastructures, modernisation des stades, développement de la marque Ligue 1 à l'international. Sans ces transformations structurelles, les clubs français risquent de continuer à faire les frais d'un marché mondial où ils peinent à s'imposer comme destinations d'investissement attractives.

La question ne se limite plus à trouver des repreneurs pour quelques clubs en difficulté. C'est bien l'ensemble de l'écosystème du football professionnel français qui doit se réinventer pour rester compétitif dans la course mondiale aux capitaux sportifs.

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