À 35 ans, Antoine Griezmann rejoint Orlando City en MLS. Un choix qui surprend et inquiète les spécialistes du football américain.
Il en rêvait depuis des années. Antoine Griezmann va finalement poser ses valises en Major League Soccer. En juin prochain, le champion du monde 2018 rejoindra officiellement Orlando City, franchise floridienne du championnat nord-américain. Une décision longtemps attendue, mais qui suscite aujourd'hui autant d'enthousiasme que de scepticisme.
Un choix de destination qui divise les experts
Orlando n'est pas Miami. Orlando n'est pas New York. Dans le landerneau du soccer américain, ce détail compte énormément. Les spécialistes de la MLS pointent du doigt une ville jugée « insécure » sur le plan sportif, loin des projecteurs des grandes métropoles qui font briller la ligue. Le club floridien végète en bas de tableau, une réalité difficile à ignorer pour un joueur de l'envergure de Griezmann.
À 35 ans, l'attaquant français n'arrive pas dans une franchise en construction autour d'un projet ambitieux. Il débarque dans une équipe en difficulté, sans garantie de résultats ni de visibilité nationale. Pour beaucoup d'observateurs, ce mariage « sent le fiasco ». Le contraste avec les arrivées retentissantes de Lionel Messi à l'Inter Miami ou de stars dans des clubs structurés est saisissant.
Un impact médiatique malgré tout indéniable
Ne soyons pas trop sévères. L'arrivée d'un champion du monde reste un événement considérable pour les fans de soccer américain. La MLS gagne en crédibilité à chaque recrutement de renom, et le nom de Griezmann résonne bien au-delà des frontières européennes. Sa popularité, son palmarès, sa technique : autant d'atouts qui peuvent faire vibrer un public floridien avide de spectacle.
Orlando City bénéficiera d'une exposition médiatique inédite. Les droits marketing, les ventes de maillots, l'affluence au stade : les retombées économiques pourraient être substantielles. En MLS, le modèle économique repose souvent davantage sur l'attraction des stars que sur les performances sportives. Dans cette logique, le pari d'Orlando reste compréhensible, voire habile.
Le crépuscule d'une grande carrière en question
La vraie interrogation concerne l'héritage sportif de Griezmann. Après l'Atlético de Madrid, le FC Barcelone et des années au sommet du football européen, terminer sa carrière dans un club de milieu de tableau en MLS peut sembler en deçà de son statut. Le rêve américain, tel qu'il l'imaginait, ressemble davantage à un atterrissage forcé qu'à une consécration.
Reste à savoir si Griezmann saura imposer son talent dans un championnat moins exigeant tactiquement, mais physiquement intense. Sa qualité technique, son intelligence de jeu et sa motivation personnelle seront les véritables indicateurs de réussite. L'aventure commence en juin. Le verdict sportif, lui, prendra un peu plus de temps.