L'ancien sélectionneur anglais prend la défense de son successeur après une saison décevante au Tournoi des Six Nations 2026.
Le monde du rugby anglais traverse une période de turbulences. Après une cinquième place décevante au Tournoi des Six Nations 2026, le sélectionneur Steve Borthwick se retrouve sous pression. Mais un soutien de poids vient de se manifester en sa faveur : Eddie Jones, son prédécesseur et mentor.
Jones prend la défense de son successeur
Eddie Jones n'a pas hésité à monter au créneau. L'Australien, qui avait conduit le XV de la Rose jusqu'à la finale de la Coupe du monde 2019 au Japon, estime que Borthwick est l'homme de la situation. « C'est l'homme qu'il faut pour entraîner l'Angleterre », a-t-il déclaré sans ambiguïté. Un message fort, adressé autant aux supporters qu'aux instances dirigeantes de la fédération anglaise.
Jones connaît Borthwick mieux que quiconque. Il l'avait recruté comme adjoint au sein de son staff technique, reconnaissant en lui des qualités rares de stratège défensif. Cette proximité donne un poids particulier à son témoignage. Quand Jones parle de Borthwick, ce n'est pas une simple politesse entre anciens collègues. C'est un jugement fondé sur des années de collaboration au plus haut niveau.
Une saison difficile mais un projet à long terme
La cinquième place au Tournoi des Six Nations 2026 a douché les espoirs anglais. Les Roses ont manqué de régularité, enchaînant les performances en dents de scie face à des adversaires pourtant accessibles. Les critiques se sont multipliées dans la presse britannique, certains allant jusqu'à réclamer la tête du sélectionneur.
Pourtant, Steve Borthwick reste fidèle à sa vision. Depuis sa prise de fonction, il a entrepris un vaste chantier de reconstruction, tant sur le plan tactique que dans l'état d'esprit du groupe. Bâtir une équipe compétitive prend du temps. Jones le sait mieux que personne, lui qui avait hérité d'un effectif en reconstruction avant de le hisser au sommet du rugby mondial.
L'avenir du rugby anglais en jeu
La question dépasse le simple cadre du Tournoi. Le prochain grand rendez-vous, la Coupe du monde, se profile à l'horizon. L'Angleterre a besoin de stabilité et de continuité pour espérer rivaliser avec les meilleures nations mondiales. Changer de sélectionneur maintenant serait un pari risqué, susceptible de fragiliser encore davantage un groupe en reconstruction.
Le soutien d'Eddie Jones envoie un signal clair : la patience doit primer sur la précipitation. Le rugby de haut niveau est un sport de cycles. L'Angleterre a les ressources humaines et le potentiel pour se relever. Avec Borthwick aux commandes, et le soutien discret mais déterminé de ses pairs, le XV de la Rose pourrait bien retrouver son lustre d'antan avant l'échéance mondiale.