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Football

Panichelli sous le bistouri - Strasbourg perd son attaquant pour des mois

Par Thomas Durand··5 min de lecture·Source: Footmercato

Opéré jeudi à Lyon d'une grave lésion au genou, Joaquin Panichelli file vers une longue indisponibilité. Un coup dur pour le Racing Club de Strasbourg.

Panichelli sous le bistouri - Strasbourg perd son attaquant pour des mois

Un genou. Un seul genou, et c'est toute une saison qui peut basculer. Joaquin Panichelli a subi une intervention chirurgicale ce jeudi à Lyon, entre les mains du professeur Bertrand Sonnery Cottet, l'un des spécialistes les plus réputés d'Europe en chirurgie orthopédique du sport. La lésion est sérieuse. Le mot « grave » n'est pas lâché à la légère dans un club, et quand Strasbourg l'utilise, il faut l'entendre pour ce qu'il est : l'attaquant alsacien va manquer de nombreuses semaines, probablement plusieurs mois, à un moment où le Racing a besoin de tout le monde.

Sonnery Cottet, le chirurgien des grands genou blessés

Le choix de Lyon et du professeur Bertrand Sonnery Cottet n'est pas anodin. Ce chirurgien orthopédique travaille depuis des années avec les plus grands clubs et fédérations européennes. On lui confie les genoux que l'on ne peut pas se permettre de rater. Ligaments croisés, lésions méniscales complexes, reconstructions délicates — il a vu défiler sur sa table d'opération des noms du football professionnel français et international. Quand un club choisit de faire le déplacement jusqu'à Lyon plutôt que de s'en remettre au médecin local, c'est qu'il prend la blessure très au sérieux.

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Panichelli, lui, n'avait rien demandé à personne. L'attaquant s'est blessé en match, dans ce genre de moment anodin qui précède toujours le pire — un geste, un appui, et tout s'arrête. Le bruit du stade, les coéquipiers qui s'approchent, le staff médical qui court. On connaît le scénario. Ce qui change, c'est ce qui vient après. Et dans son cas, ce qui vient après, c'est le bloc opératoire et une rééducation dont la durée dépendra de l'étendue exacte des dégâts constatés à l'ouverture.

Strasbourg privé d'un élément qui comptait dans ses plans

Pour le Racing Club de Strasbourg, l'addition est salée. Panichelli n'est pas n'importe quel joueur dans l'effectif alsacien. Formé dans la région, attaché au club, il représente ce type de profil que les entraîneurs aiment avoir dans leur groupe : quelqu'un qui connaît l'ADN du club, qui ne demande pas à partir à la première difficulté, et qui peut peser dans les grands soirs. Sa blessure crée un vide à la fois sportif et humain dans le vestiaire.

Le calendrier de la Ligue 1 ne s'arrête pas pour autant. Strasbourg, qui cherche à s'installer durablement dans la première partie de tableau depuis sa remontée en élite, ne peut pas se permettre d'attendre le retour d'un joueur pendant des mois. Il faudra compenser, bricoler, trouver des solutions dans un effectif qui n'a pas été constitué pour absorber ce type de perte sans dommage. Le mercato hivernal, si la blessure devait s'avérer aussi longue qu'on le craint, pourrait pousser la direction sportive à revoir ses plans de recrutement.

On sait ce que représentent les blessures graves au genou dans le football moderne. Les statistiques sont implacables : une lésion ligamentaire majeure, c'est en moyenne six à neuf mois d'absence. Même avec les meilleurs soins du monde, même avec le professeur Sonnery Cottet aux commandes, le corps a ses propres délais. Et la rééducation d'un genou opéré ne souffre aucune précipitation — les cas de rechute pour retour trop rapide sont légion dans le football professionnel.

Le genou, ennemi intime du footballeur professionnel

Il y a quelque chose de particulièrement cruel dans les blessures au genou. Elles frappent des joueurs en pleine confiance, au moment où leur corps semble le mieux huilé. Et elles testent une chose que le football ne mesure jamais dans les statistiques : la résilience mentale. Revenir d'une opération du genou, c'est autant une affaire de tête que de tendons. Les premiers mois de rééducation sont une épreuve de patience absolue pour des athlètes dont le métier est de courir, sprinter, sauter.

Panichelli va traverser tout ça. Les semaines à regarder ses coéquipiers s'entraîner depuis le bord du terrain, les progrès millimètre par millimètre, les tests de reprise qui avancent et reculent selon les jours. C'est le lot commun de tous les footballeurs grièvement blessés. Ce qui change d'un joueur à l'autre, c'est la manière dont ils traversent cette épreuve. Certains en ressortent renforcés, avec une lecture du jeu affinée, une maturité supplémentaire. D'autres peinent à retrouver leur niveau d'avant.

À Strasbourg, on espère évidemment que Panichelli sera de la première catégorie. Son profil, son âge, son attachement au club plaident pour un retour fort. Mais personne ne peut promettre quoi que ce soit avant d'avoir vu comment le genou répond aux premières semaines de rééducation intensive.

La vraie question pour le Racing, maintenant, c'est de savoir si le groupe peut tenir sans lui le temps qu'il faudra. Et si le staff de l'entraîneur peut trouver dans l'effectif actuel — ou sur le marché des transferts — de quoi combler l'absence d'un attaquant qui avait gagné sa place à la régulière. Strasbourg entre dans une période de vérité, et la blessure de Panichelli en est malheureusement le signal d'alarme. La solidité d'un groupe, ça se mesure précisément dans ces moments-là.

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