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Synthol : le Russe aux bras de 61cm qui défie la logique sportive

Par Rédaction SBM·

Kirill Tereshin, 22 ans, s'injecte du Synthol pour atteindre des bras de 61cm. Une obsession dangereuse qui frise l'absurde.

Des bras plus gros qu'Arnold Schwarzenegger, mais à quel prix ?

Il se prend pour Hulk, affiche des bras de 61 centimètres de circonférence et ne compte pas s'arrêter là. Kirill Tereshin, jeune Russe de 22 ans, fait parler de lui pour les mauvaises raisons. Sa méthode : des injections massives de Synthol, une huile synthétique utilisée en bodybuilding pour gonfler artificiellement le volume musculaire, sans aucun bénéfice réel sur la force ou la performance.

Un phénomène qui dépasse Schwarzenegger en volume, pas en force

Pour donner une échelle, les bras de Tereshin dépassent de six centimètres ceux d'Arnold Schwarzenegger à son apogée de champion du monde de bodybuilding. Une statistique qui pourrait impressionner… si elle traduisait un quelconque mérite sportif. Ce n'est pas le cas. Le Synthol agit comme un simple rembourrage tissulaire. Les muscles grossissent en apparence, mais la masse musculaire fonctionnelle, elle, ne suit pas. Résultat : un gabarit de colosse pour une force qui, selon les spécialistes, reste celle d'un adolescent peu entraîné.

Une addiction coûteuse et médicalement alarmante

Tereshin reconnaît avoir dépensé plus de 8 000 dollars, soit environ six litres de produit, pour maintenir ce physique hors norme. Mais le coût financier n'est rien comparé aux conséquences sanitaires. Le jeune homme est hospitalisé environ une fois par mois en raison d'inflammations chroniques et de complications liées aux injections répétées. Les médecins alertent régulièrement sur les risques à long terme : infections, nécrose tissulaire, voire amputation dans les cas les plus graves.

Une tendance inquiétante dans le monde du fitness

Au-delà du cas individuel, l'histoire de Kirill Tereshin illustre une dérive préoccupante dans certaines communautés de fitness et de musculation. La recherche d'un physique extrême, alimentée par les réseaux sociaux et une culture de l'image hypertrophiée, pousse certains individus à des pratiques dangereuses, loin des valeurs de dépassement de soi et de travail que le sport est censé incarner. Le Synthol n'est pas un substitut à l'entraînement, rappellent unanimement les professionnels de santé et les coaches sportifs. C'est une illusion, vendue au prix de la santé.

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