Tour de France 2018 : le spectateur fautif de la chute de Nibali bientôt confondu
Vincenzo Nibali s'est rendu en Savoie avec son avocat pour témoigner. Le spectateur responsable de sa chute à l'Alpe d'Huez serait désormais identifié.
L'affaire qui avait marqué le Tour de France 2018 connaît un nouveau rebondissement judiciaire. Vincenzo Nibali, le coureur italien de la formation Bahrain-Merida, a franchi une étape décisive dans sa démarche juridique en se rendant personnellement auprès des gendarmes de Modane, en Savoie, ce mardi 13 novembre 2018.
Une chute qui a tout changé
Les faits remontent à la 12ème étape du Tour de France 2018. À seulement 4 kilomètres du sommet de l'Alpe d'Huez, Vincenzo Nibali, alors en position de force dans la course, a été percuté par un spectateur qui cherchait à filmer son passage avec son téléphone portable. La chute a été violente, contraignant le champion transalpin à l'abandon et mettant fin à ses espoirs de podium dans la Grande Boucle.
Une enquête qui avance rapidement
Accompagné de son avocat, Fausto Malucchi, Nibali a tenu à se présenter lui-même devant les enquêteurs pour apporter son témoignage. Une démarche qui illustre la détermination du coureur à obtenir réparation pour le préjudice subi, tant sportif que physique. Selon les informations recueillies, l'enquête serait sur le point d'aboutir et le spectateur impliqué dans l'incident aurait été formellement identifié par les forces de l'ordre.
Des conséquences potentiellement lourdes
Si l'identification du spectateur est confirmée, ce dernier pourrait faire face à des poursuites judiciaires sérieuses. En France, gêner ou mettre en danger un sportif lors d'une compétition peut constituer une infraction pénale. Les dommages causés à Nibali, privé d'une victoire d'étape et contraint à l'abandon, représentent un préjudice considérable, aussi bien sur le plan sportif que financier.
Cette affaire soulève une nouvelle fois la question cruciale de la sécurité des coureurs cyclistes lors des grandes épreuves. Les comportements imprudents de certains spectateurs, souvent motivés par la recherche d'une vidéo ou d'un selfie, mettent régulièrement en danger des athlètes de haut niveau. Les organisateurs du Tour de France et les autorités compétentes devront sans doute renforcer les dispositifs de prévention pour éviter que de tels incidents ne se reproduisent à l'avenir.
Pour Vincenzo Nibali, cette démarche judiciaire représente bien plus qu'une simple question de dédommagements. C'est avant tout une affaire de principe et de respect envers les sportifs qui risquent leur intégrité physique à chaque course.
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