Le président sortant du Barça Joan Laporta monte au créneau et accuse violemment l'agent d'Dro Fernandez après son départ hivernal au PSG.
La tension est à son comble au FC Barcelone. À deux jours des élections présidentielles au sein du club catalan, Joan Laporta a décidé de briser le silence sur l'un des dossiers les plus sensibles de ce mercato hivernal : le départ de Dro Fernandez au Paris Saint-Germain. Une sortie médiatique explosive, chargée d'amertume et d'accusations directes.
Laporta sort du silence et accuse Ivan de la Pena
Face aux médias, le président sortant du Barça n'a pas mâché ses mots. Il a ciblé sans détour Ivan de la Pena, l'agent du jeune prodige espagnol, le tenant pour principal responsable de ce transfert avorté côté blaugrana. « Un coup de poignard dans le dos », a lâché Laporta, des termes forts qui résument toute la frustration du dirigeant catalan.
Selon lui, le club avait tout mis en œuvre pour conserver le joueur. Des négociations étaient en cours, des garanties sportives avaient été formulées. Mais l'entourage du joueur aurait précipité les discussions vers Paris, court-circuitant les efforts du board barcelonais. Une trahison, au sens propre du terme, pour Laporta.
Un départ qui pèse lourd à l'approche des élections
Le timing de cette déclaration ne doit rien au hasard. À 48 heures du scrutin présidentiel, Laporta cherche à se défendre devant les socios et à rejeter la responsabilité de ce fiasco sur des acteurs externes. Car la perte d'un talent formé à la Masia représente un véritable camouflet institutionnel.
Dro Fernandez, considéré comme l'un des joyaux de la Cantera barcelonaise, a choisi la capitale française pour poursuivre sa progression. Le PSG, fort de ses arguments financiers et sportifs, a su convaincre le joueur et son entourage là où le Barça, englué dans ses contraintes économiques, n'a pas réussi à franchir la ligne. Une réalité que Laporta peine visiblement à digérer.
Un feuilleton révélateur des fragilités du modèle Barça
Au-delà de la polémique personnelle, cet épisode met en lumière les difficultés structurelles du FC Barcelone. La formation reste un pilier incontestable du projet blaugrana, mais retenir ses talents face aux mastodontes financiers européens devient un défi de plus en plus complexe.
Le prochain président du club, quel qu'il soit, devra impérativement repenser la politique de rétention des jeunes pousses. Promettre, ne suffit plus. Il faut désormais convaincre, contractualiser et sécuriser bien en amont. L'affaire Dro Fernandez restera dans les annales comme un symbole douloureux d'une transition mal négociée, au cœur d'une période de turbulences pour le géant catalan.