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Football

Longoria déjà courtisé : un géant sud-américain veut le recruter

Par Rédaction SBM··4 min de lecture·Source: Footmercato

À peine parti de l'OM, Pablo Longoria est déjà ciblé par un grand club d'Amérique du Sud. Le rebond s'annonce rapide pour l'ancien président marseillais.

Longoria déjà courtisé : un géant sud-américain veut le recruter

Trois semaines. C'est le temps qu'il aura fallu à Pablo Longoria pour que son téléphone se remette à sonner. Depuis son départ officiel de l'Olympique de Marseille, acté le 23 mars dernier après quatre années à la tête du club phocéen, l'Espagnol n'a pas eu le loisir de souffler longtemps. Un grand club d'Amérique du Sud aurait déjà pris contact pour s'attacher ses services, selon les informations qui filtrent depuis quelques jours. Le marché des dirigeants, lui aussi, ne connaît pas de mercato mort.

Le nom de Longoria circule jusqu'en Amérique du Sud

L'information surprend autant qu'elle fascine. Pablo Longoria, 38 ans, figure parmi les rares profils de dirigeants capables de combiner recrutement à l'européenne et vision stratégique globale. C'est précisément ce cocktail qui attire aujourd'hui l'attention d'un club du continent sud-américain, réputé pour son histoire et ses ambitions, et qui cherche à moderniser en profondeur sa structure sportive.

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L'identité exacte du club n'a pas encore été officiellement confirmée, mais les sources concordent : il s'agit d'une institution pesante, dotée d'une masse de supporters considérable et d'un projet de montée en puissance à l'échelle continentale. Autrement dit, le genre de défi qui colle parfaitement au profil d'un homme comme Longoria, connu pour aimer les chantiers ambitieux autant que les dossiers complexes.

À Marseille, il avait pris les rênes d'un club exsangue financièrement, miné par des années de mauvaise gestion. En quatre saisons, il a restructuré le recrutement, misé sur la data et les réseaux ibériques pour dénicher des joueurs sous-cotés, et repositionné l'OM sur la carte européenne. Retour en Ligue des Champions, construction d'un effectif avec un budget contraint — ses résultats parlent, même si son départ s'est fait dans des conditions tendues.

Quatre ans à l'OM : un bilan qui fait parler bien au-delà de la France

Arrivé en février 2021 en tant que directeur sportif avant d'être propulsé président quelques mois plus tard, Pablo Longoria a profondément transformé l'ADN du recrutement marseillais. Son réseau espagnol, forgé pendant ses années à la Juventus Turin, au Hellas Vérone et à Valence CF, lui a permis de faire signer des joueurs comme Mattéo Guendouzi, Alexis Sánchez ou encore Amine Harit à des tarifs défiant toute concurrence.

Sous son mandat, l'OM a généré plus de 200 millions d'euros de revenus cumulés sur les transferts sortants, une performance rare pour un club qui ne joue pas régulièrement la Ligue des Champions. Arkadiusz Milik cédé à la Juventus, Boubacar Kamara parti libre mais valorisant sportivement le club, Duje Caleta-Car vendu à prix fort — la gestion des actifs humains reste l'une de ses grandes marques de fabrique.

Reste que ses derniers mois en bord de Méditerranée ont été agités. Les tensions avec l'actionnaire Frank McCourt sur l'orientation du projet, des résultats sportifs en dents de scie malgré les investissements consentis, et une relation compliquée avec plusieurs entraîneurs successifs — Igor Tudor, Marcelino, Jean-Louis Gasset — ont fini par fragiliser sa position. Son départ, présenté comme une décision commune, n'a surpris personne dans les coulisses du football français.

Un rebond qui redéfinit les ambitions de l'ex-président marseillais

Ce qui se dessine aujourd'hui, c'est peut-être une nouvelle étape dans la carrière d'un dirigeant qui n'a jamais caché ses ambitions mondiales. L'Amérique du Sud représente un terrain de jeu particulier : des clubs historiques, des budgets souvent limités mais une richesse humaine exceptionnelle, et surtout un marché des transferts où le flair et les connexions internationales font toute la différence. Exactement le terrain sur lequel Pablo Longoria excelle.

Le football sud-américain vit par ailleurs une période charnière. Des clubs comme le Flamengo, River Plate, Boca Juniors ou encore l'Atlético Mineiro cherchent à professionnaliser leurs structures pour rivaliser non plus seulement sur le continent, mais aussi dans les compétitions mondiales. La nouvelle Coupe du Monde des Clubs à 32 équipes, lancée par la FIFA en 2025, a rebattu les cartes : être bien géré sportivement est désormais une condition sine qua non pour exister à l'échelle planétaire.

Dans ce contexte, un profil comme Longoria — multilinguiste, rompu aux négociations européennes, capable de construire des ponts entre différents marchés — a une valeur marchande évidente. Le recruteur devient lui-même un actif convoité. Ironie du sort pour celui qui a passé des années à débaucher des talents pour le compte des autres.

Reste une question ouverte : Pablo Longoria acceptera-t-il de quitter l'Europe pour relever ce défi sur un autre continent ? Ses proches indiquent qu'il étudie sérieusement la piste. Rien n'est signé, rien n'est acté. Mais pour un homme qui a fait de l'audace son principal outil de travail, traverser l'Atlantique pour repartir de zéro dans un environnement radicalement différent ressemblerait moins à un pari qu'à une évidence. Le mercato des dirigeants vient peut-être de trouver son dossier de l'été.

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