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Lettre d’amour à notre Équipe de France 

Coupe du Monde – Par où pouvons-nous commencer ? Sûrement par un grand merci aux 23 joueurs présents et au staff pour cette merveilleuse compétition. Merci aux Bleus pour toutes ces émotions indescriptibles et incroyables. Qu’on se le dise : ce qu’ils ont réalisé, c’est magique et ça fait rêver, 20 ans après.

Et pourtant, rien n’a jamais été simple.
Retour, sur la Coupe du Monde des Bleus et la deuxième étoile. 
 
16 juin – La France dispute son premier match de Coupe du Monde face à l’Australie. Pour contrer la défense australienne bien regroupée, Didier Deschamps décide de lancer un trio inédit : Dembélé-Griezmann-Mbappé. Malheureusement, ce fut loin d’être étincelant. Pas de panique, le premier match d’une grande compétition est souvent l’un des plus durs à aborder et ça, les Français le savent. Ils finissent par s’en sortir grâce à un penalty de Grizou et une action collective conclue par La Pioche. Les australiens quant à eux ont marqué leur but sur penalty après une (très grosse) faute de main d’Umtiti. Malgré la victoire, les Bleus sont sévèrement  critiqués…
 
21 juin – 5 jours après leur entrée en lice, les Français retrouvent une très belle et accrocheuse équipe du Pérou. Profitant du match nul entre le Danemark et l’Australie, les Bleus pouvaient en cas de victoire, se qualifiaient pour les huitièmes de finale. Au forceps, l’Équipe de France est allée chercher la victoire par la plus petite des marges grâce à Mbappé, auteur de son premier but dans un Mondial. Le feu follet de 19 ans, a une nouvelle fois prouvé qu’il était au dessus de la mêlée.
 
26 juin – Les Français, déjà qualifiés, rencontrent les Danois qui n’ont besoin que d’un nul pour se qualifier. Didier Deschamps en profite pour faire tourner son effectif et faire reposer les cadres. En face, les bus Danois empêchent les Bleus de trouver la faille. Au bout de l’ennui, les Français terminent 1er du Groupe C. À noter qu’il s’agissait du premier 0-0 de ce Mondial Russe.
 
30 juin – Les Bleus rencontrent l’Argentine de Messi. Le meilleur joueur du monde pouvait, sur un éclat de génie, éliminer l’Équipe de France et la renvoyer chez elle… Mais les Français l’avaient compris, pour remporter cette bataille, il fallait d’abord stopper la Pulga. Ce match restera longtemps gravé dans les mémoires, notamment grâce au show Mbappé.  Auteur de 20 premières minutes de folie, c’est lui qui offre le penalty à l’Équipe de France après un rush incroyable de 70m. Grizou en spécialiste, a trompé le gardien Argentin. Mais les Argentins possèdent de nombreux talents. À quelques minutes de la mi-temps, c’est Di Maria qui a montré toute sa classe : sa frappe, imparable, a terminé en lucarne pour remettre les compteurs à zéro. Au retour des vestiaires, la fin du Mondialn’a jamais semblé être aussi proche. Messi a frappé, le défenseur Mercado a coupé la trajectoire et le ballon a fini au fond des filets du malheureux Lloris. Puis, d’un seul coup, la vague Bleue s’est réveillée. Le Nordiste Pavard en premier, a lâché une demi volée parfaite, pour permettre aux Bleus d’égaliser. Par la suite, un gamin de 19 ans a mis le feu à la défense Argentine, en inscrivant un doublé en moins de 5 minutes. Il aura fait vibrer chaque Français, mais il aura surtout impressionné la planète football. Sa précocité est incroyable. Le Kün aura réduit la marque en fin de match, sur une merveille de centre de Messi. Qu’importe, les Bleus avaient tué la rencontre et réussi à éliminer le meilleur joueur du monde.
 
6 juillet – Quelques jours après son match magnifique face à l’Argentine, l’Équipe de France rencontre un deuxième gros du continent sud-américain : l’Uruguay. En huitièmes de finale, les coéquipiers de Cavani et Suarez ont éliminé le Portugal de CR7 grâce à une performance exceptionnelle d’El Matador. Seul hic, le numéro 9 parisien s’est blessé au mollet et a dû laisser ses coéquipiers, face aux Bleus. Meilleure défense du tournoi, et portée par la charnière Godin-Gimenez(qui se connaissent par cœur), l’Uruguay est sure de ses forces lorsqu’elle affronte notre Équipe de France. Mais au football, défendre ne suffit pas, il faut attaquer pour gagner. L’Équipe de France l’a compris en premier. Sur un coup franc merveilleusement bien tiré par Grizou, Varane a lâché un coup de casque pour permettre aux Bleus de passer devant, juste avant la pause. Sur l’offensive suivante, c’est le gardien du temple, Hugo Lloris, qui nous a sauvé, grâce à une horizontale dont il a le secret.
Au retour des vestiaires, les Français ont tué le suspens grâce à une frappe (anodine) de Griezmann. Le malheureux Muslera, auteur d’une faute de main a permis aux Bleus de se mettre à l’abri. Au terme du match, l’Équipe de France était donc qualifiée pour les demi-finales de la Coupe du Monde.
 
10 juillet – Les voisins Belges et Français se rencontraient pour la première place en finale de ce Mondial. Face aux Bleus, la bande à Hazard, victorieuse du Brésil en quart de finale. Un (très) gros morceau attendait notre Équipe de France. Le début de match a consolidé tous les pronostics : les deux équipes, très joueuses, se sont rendues coup pour coup. En première période, petite avantage à Hazard qui n’aura cessé de casser les lignes de la défense Française. Hugo Lloris quant à lui, a fait tout son possible pour repousser tous les assauts. On retiendra de ce premier acte, sa parade monstrueuse face au métronome Éden. En début de seconde période, les Bleus ont failli céder, avant d’ouvrir la marque sur coup de pied arrêté. Le Barcelonais Umtiti a parfaitement repris le corner de Griezmann pour tromper Courtois, impérial jusque ici. L’ancien lyonnais a donc permis aux Bleus de faire la course en tête. Pendant les 30 dernières minutes, les Français ont défendu avec leur reste d’énergie. Suffisant, pour se qualifier en finale de Coupe du Monde, 12 ans après la dernière.
On retiendra des Belges leur jeu porte vers l’avant mais aussi, leur côté mauvais perdant. À chaud, de nombreux Belges se sont exprimés sur l’amer défaite. Nos Français quant à eux, tous très heureux, n’ avaient tous qu’une seule phrase à la bouche : « ce n’est pas fini ! »
 
15 juillet – 20 après son premier titre mondial, l’Équipe de France avait une nouvelle fois rendez-vous avec l’histoire. Pour décrocher sa deuxième étoile, les Bleus devaient lutter face à de valeureux Croates. Après un début de match tendu, ce sont les bleus qui ont frappé les premiers. Sur un superbe coup franc de Grizou, le malheureux Mandzuki? a détourné le ballon dans ses propres filets. Mais les Croates ont du caractère et ils l’ont prouvé une fois de plus : le génie Perisi? a décoché une frappe du gauche imparable pour remettre son équipe à hauteur. Joie de courte durée pour le joueur de l’Inter qui se montre coupable : dans sa surface, il contre de la main un corner. Vidéo, puis penalty. Griezmann, comme à son habitude, transforme le penalty, dans la plus grande sérénité . À la pause, les Tricolores étaient à 45 minutes d’une deuxième Coupe du Monde.
Au retour des vestiaires, les Bleus ont répondu présents. Dans ses cages, Hugo Lloris a été parfait en repoussant chaque attaque. La France a procédé en contre pour accroître son avance. À la suite d’une ouverture dont il a le secret, Pogba a remonté tout le terrain… le cuir remis en retrait par Grizou, le mancunien a d’abord essayé du droit, avant de réussir à trouver le chemin des filets, d’une superbe frappe du gauche. Quelques minutes après, Mbappé, une nouvelle fois incroyable de précocité, a montré tout son talent. Sa frappe du droit a mis définitivement l’Équipe de France a l’abri. À 20 minutes du terme, Lloris a réalisé une boulette qui a permis aux Croates de réduire la marque. Mais on ne peut pas lui en vouloir, après tous les arrêts réalisés au cours de ce Mondial.
 
Ça y’est ! L’Équipe de France de football est championne du monde. 20 ans après, les Bleus sont sur le toit du monde. Que ce fut dur, mais quel exploit.
À la fin du premier tour, quasi personne ne croyait en cette équipe. Pourtant, moins d’un mois plus tard, elle a soulevé la Coupe, comme en 98.
Merci aux Bleus de nous avoir fait vibrer pendant ce mois de Coupe du Monde, merci aux Bleus de nous avoir rassemblé, merci aux Bleus de nous avoir fait danser, chanter, crier.
 
Merci au capitaine Hugo, pour son calme et ses parades décisives, merci à Steve pour l’expérience apportée, merci à Alphonse qui a gardé le sourire sans jouer.
Merci à Benjamin pour sa frappe extraordinaire face à l’Argentine, merci à Djibril qui a accepté sons statut de doublure, merci à Raphaël pour son calme et sa sérénité, merci à Samuel pour son côté robuste, merci à Adil pour sa moustache porte bonheur, merci à Presnel pour sa bonne humeur, merci à Théo de s’être révélé, merci à BenMendy pour les bons moments et les stories Insta.
Merci à Paul d’avoir changé son style de jeu (et de cheveux) pour se tailler en patron, merci à Blaisou pour son côté combatif, merci à Corentin pour ses bonnes rentrées  en jeu, merci à N’Golo d’avoir tant donné pour le collectif, merci à Steven, la surprise de ces 23 joueurs, merci à Thomas pour sa bonne humeur malgré son statut de remplaçant.
Merci à Flotov, pour ses 3 minutes de jeu face à l’Argentine, merci à Nabil pour ses rentrées plus qu’intéressantes, merci à Ousmane et au Winchester FC, merci à Antoine qui a réussi un bon mondial, merci à Olivier, qui aura joué pour le collectif et merci à Kylian, élu meilleur jeune joueur de la Coupe du Monde.
 
Enfin, merci à Didier Deschamps pour sa liste des 23 et pour ses choix osés et trop souvent critiqués. Il a montré que le succès est le fruit du travail. Il a prouvé que l’Équipe de France avait grandi, après sa malheureuse finale perdue en 2016.
Merci à Guy Stephan, bras droit de DD depuis l’époque OM, merci à Franck Raviot, entraîneur des gardiens, merci à Grégory Dupont, préparateur physique, merci à Franck Le Gall, médecin de l’équipe, merci aux kinésithérapeutes, Alexandre Germain, Denis Morcel, Guillaume Vassout, merci à l’ostéopathe Jean-Yves Vandewalle. Merci à eux et à tous les « hommes de l’ombre » qui travaillent dur pour que l’Équipe de France soit préparée au mieux.
 
20 ans plus tard, l’Équipe de France est à nouveau sur le toit du monde. Ce groupe de 23 joueurs est merveilleux. Il a permis à tous les supporters nés après 98, de connaître le goût de la victoire, la joie d’un sacre. On ne pourra plus jamais entendre « mais toi tu n’étais pas né lorsqu’ils ont été champions » et pour ça, nous pouvons les remercier du fond du cœur.
Ils ont montré une fois de plus que nos différences nous unissent et qu’une France colorée est plus forte lorsqu’elle avance ensemble. Grâce à eux, nous sommes fiers d’être Français, en ces temps souvent difficiles.
Encore merci pour ce merveilleux mois de compétition. En attendant de nouveaux titres et de nouvelles scènes de cohésion. Merci et allez les Bleus ! 
 
Équipe de France, je t’aime… 
 

Matisse Leclercq

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