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Tennis – Juan Carlos Ferrero, l’idole espagnole du début des années 2000

Juan Carlos Ferrero est un joueur de tennis professionnel né en 1980. Sa carrière s’étalera de 1998 à 2012. Il se sera hissé à la place de n°1 mondial en 2003, l’année de sa seule victoire en Grand Chelem, à Roland Garros !

Une impressionnante montée en puissance

Avant l’arrivée et l’éclosion du Majorquin Rafael Nadal, c’est bien lui qui faisait rêver les jeunes de son pays grâce à ses nombreux titres et ses exploits. Surnommé le “mosquito” (moustique), Juan Carlos Ferrero passe professionnel en 1998 et atteint la finale junior du Grand Chelem parisien, où il s’incline face à Fernando Gonzalez. Son arrivée sur le grand circuit est marquée par sa victoire à l’Open de Majorque, sur gazon. En 2000, l’Espagnol se hisse en demi-finale de Roland-Garros avant d’être éliminé par le futur vainqueur du tournoi Gustavo Kuerten. De plus, cette année-là, il emmène l’Espagne vers le titre mondial en remportant la Coupe Davis contre l’Australie, en gagnant  notamment ses simples faces à Lleyton Hewwit et Patrick Rafter. Juan Carlos Ferrero s’améliore d’année en année et devient l’idole des jeunes joueurs espagnols. 

Avec 4 titres en 2001 et une nouvelle demie à Roland Garros , Juan Carlos Ferrero s’approche des plus grands puisqu’il arrive à se qualifier pour le Masters où il s’incline en demi-finale face à Lleyton Hewit. Il finira cette année-là dans le top 5 de l’ATP. En 2002, le joueur espagnol confirme sur terre battue grâce à son succès à Monte-Carlo et atteint cette fois-ci la finale du tournoi parisien, mais il est battu par Albert Costa. Au Master, il fait aussi mieux que l’édition précédente, mais doit une nouvelle fois s’incliner contre Lleyton Hewit en finale. L’année 2003 sera la meilleure saison du “mosquito”, il remporte enfin son premier Grand Chelem, Roland Garros, face à Martin Verkerk 6/1 6/3 6/2., et également les masters de Monte-Carlo et Madrid. Il atteint la finale de l’US Open mais il est battu par Andy Roddick. À l’issue de ce tournoi, il atteint la première place mondiale au classement ATP et y restera huit semaines consécutives. Il termine cette saison n°3 mondial. 

Une période de doutes…

Cependant, à partir de 2004, Juan Carlos Ferrero ne sera plus vraiment le même et jusqu’en 2009 il ne remporte aucun titre et quitte même le top 100 en 2009, la première fois depuis presque 10 ans. Alors que tout le monde le pensait “fini”, l’Espagnol se bat pour retrouver le très haut niveau. Après cinq ans et demi, il s’adjuge enfin un titre, à Casablanca et atteint même les quarts de finales de Wimbledon éliminant notamment le no 10 mondial Fernando González et le no 8 mondial Gilles Simon, mais il est finalement éliminé par Andy Murray. Grâce à ses nombreux résultats, il réintègre le top 30 ATP et finit l’année à la 23è place.

En février 2010, l’espagnol qui vient de fêter ses trente ans, s’offre le titre à Costa do Sauipe en expédiant Lukasz Kubot en finale sur le score de 6/1 6/0 puis enchaîne avec un second titre consécutif à Buenos Aires en battant son ami espagnol David Ferrer. Il passe juste à côté du troisième titre de rang une semaine plus tard à Acapulco en atteignant la finale, une nouvelle fois face à David Ferrer, mais s’incline cette fois-ci. David Ferrer brise une série de quatorze victoires consécutives pour Juan Carlos Ferrero, qui confirme pour autant son retour en atteignant la 14e place mondiale à la fin de cette tournée sud-américaine. Juan Carlos Ferrero aura montré sa combativité en revenant au plus haut niveau après des longues années de doutes et de frustration.

Il aura également était l’un des rares joueurs à battre Rafael Nadal sur terre battue, en 2008 à Rome. Juan Carlos Ferrero prend sa retraite en 2012. Il aura marqué le tennis espagnol en offrant au pays 3 titres de Coupe Davis (2000, 2004 et 2009) et aura inspiré les jeunes joueurs de son pays. Il a désormais créé sa propre académie à Alicante qui permet aux jeunes joueurs de tennis de s’améliorer pour devenir professionnel. 

Maël Desfougères

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