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Bernard Lemaître est-il vraiment le sauveur du RCT? Réponse de M. Boudjellal

  • Pierre-Louis Maternowski

TOP 14 – Bernard Lemaître est devenu ce 11 février le nouveau patron du Racing Club de Toulon, Mourad Boudjellal ayant présenté sa démission beaucoup plus tôt que prévu.

Des désaccords sur la future politique sportive du club seraient à l’origine de ce départ prématuré, qui n’aurait du

avoir lieu qu’à la fin de la saison.

Bernard Lemaître a confié qu’il a du injecter 18 millions d’euros en autant de mois afin d’éviter au RCT de couler.

« Si j’ai été obligé d’investir des sommes considérables en 18 mois, c’est justement pour éviter au RCT de mourir. Quand j’ai investi pour permettre le démarrage du projet centre d’entraînement, j’ai procédé à un audit sans prendre la mesure de la situation… Le club a connu un train de vie très élevé, mais avec un niveau de ressources également élevé. Tout d’un coup, les ressources ont baissé à cause des résultats, pendant que club continuait de vivre au même rythme. C’est ce qu’on appelle l’effet ciseau : les dépenses sont stables et les ressources baissent. Ça a créé un déficit. » Propos recueillis par Midi Olympique

 

Mourad Boudjellal n’est pas de cet avis et le fait savoir, il explique ce qu’il se serait réellement passé…

« C’est faux. J’avais les moyens nécessaires pour passer les deux mauvaises années. Par contre il n’y aurait pas eu le recrutement qu’il y a eu cette saison. J’ai encore un petit capital et j’aurais pu couvrir les manques. Mais j’aurais sans doute dû vendre deux ou trois joueurs et on ne serait pas troisième du Top 14. Mais j’avais des solutions. Cela m’aurait fait méchamment remettre la main à la poche, je le reconnais. Je ne pouvais plus assumer les besoins du club sans attaquer mon patrimoine familial. Mais je n’aurais pas laissé mourir le club. Jamais. J’avais aussi une offre d’investisseurs qui m’aurait permis de gagner beaucoup plus d’argent. C’est un choix. »

« Je pense qu’en disant ça, Bernard Lemaître veut apparaître un peu comme le sauveur car il n’a pas d’histoire. Mais il en aura une. Il a mis beaucoup d’argent dans le club, mais il a seulement payé tout ce que j’ai mis en place : 12 millions de partenariats, quelques millions de produits dérivés, plus de 7 millions de billetteries, le bail emphytéotique sur 5 hectares où se construit le nouveau centre d’entraînement où la pièce la plus visitée sera la salle des trophées, la lumière dans les médias… Tout ça, ce n’est pas gratuit. »

« Bernard était là pour m’aider et être dans l’ombre, car ce n’est pas un homme de la lumière. Il s’est adapté. Il est comme tous les gens qui ont réussi à très haut niveau dans un relatif anonymat; au bout d’un moment ils ont besoin de reconnaissance et c’est légitime, ça ne me dérange pas. Il a un parcours de vie qui force le respect. Le sport a cette particularité de mettre en avant des parcours de vie que d’autres domaines n’ont pas. Il a envie d’en profiter et je le laisse faire. Je lui donne parfois quelques conseils, il est comme moi au dé-but où j’ai été ébloui par ça. » Propos recueillis par La Provence

 

SBM Rugby

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