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Cyclisme

En arc-en-ciel un jour, arc-en-ciel pour toujours !

Avant de découvrir l’identité du nouveau maître du monde qui va être sacré dans le Yorkshire, replongeons-nous dans certaines éditions qui ont marqué l’histoire. Certaines ont été écrites par des héros victorieux, d’autres par des cyclistes malchanceux.

 

2005 : Tom Boonen, couronné roi d’Espagne à Madrid

Les coureurs avaient deux cent soixante-treize kilomètres à parcourir dans les rues de la capitale espagnole. Le circuit était peu vallonné, mais suffisamment pour user les organismes. Dans la dernière difficulté, un trio emmené par Alexandre Vinokourov (Kazakhstan), Paolo Bettini (Italie) et Michael Boogerd (Pays-Bas) parvient à se détacher à moins de trois kilomètres du terme. Un trio sort en contre. Le peloton rattrape les six échappés aux cinq cents mètres, grâce au formidable travail de l’équipe belge. Dès lors, le duel Tom Boonen Alessandro Petacchi est espéré. L’italien est aux abonnés absents dans les derniers mètres, il finit avec l’autre favoris, l’Allemand Erik Zabel à plus de trente secondes.
Tom Boonen se montre le plus véloce et s’impose devant le grimpeur espagnol, Alejandro Valverde (Espagne) vainqueur devant Lance Armstrong (Discovrery Channel) à Courchevel lors du Tour de France. Le podium est complété par un invité surprise, le tricolore Anthony Geslin.

Tom Boonen est le plus rapide au sprint, il devance Alejandro Valverde et Anthony Geslin.

Tom Boonen succède à Johan Museew, dernier vainqueur belge à Lugano neuf ans plus tôt. Comme le Lion des Flandres, « Tommeke » est un spécialiste des pavés. En cette saison 2005, il a réalisé son premier doublé Ronde – Paris-Roubaix, remporté le GP E3 et a levé les bras à deux reprises sur les routes du Tour de France.

 

1994 : Agrigente, Luc passe du Blanc à l’arc-en-ciel

Le parcours de la course d’Agrigente était difficile, doté d’une montée sévère. Le champion de France 92, Luc Leblanc est sélectionné pour l’épreuve, au même titre que son leader d’équipe qu’il a rejoint cette année à la Festina, Richard Virenque. Le parcours très usant et la chaleur ont rendu la course difficile. Dans un petit groupe où Français et Italiens sont en supériorité, les deux tricolores se sont mis d’accord pour attaquer à tour de rôle, pour fatiguer Massimo Ghirotto le dernier coéquipier du leader de la Squadra Azzura, Claudio Chiappucci.

Luc Leblanc place le premier son démarrage, Ghirotto est cuit, s’écarte, regarde son leader faire.
Claudio Chiappucci réagit en deux temps, mais c’est trop tard, Richard Virenque lui, est condamné à rester dans la roue. Luc savoure son triomphe avec dix secondes de marge sur Claudio Chiappucci et Richard Virenque. Il est le premier Français à succéder à Bernard Hinault vainqueur des mondiaux à domicile, ceux de Sallanches en 1980.

Luc Leblanc savoure son succès.

Cet exploit fait suite à son bon Tour d’Espagne au mois de mai ponctué d’un maillot de meilleur grimpeur et d’une sixième place au général. On se remémore surtout sa quatrième place sur le Tour de France et sa victoire d’anthologie au sommet d’Hautacam dans le brouillard dans son duel face à Miguel Indurain (Banesto). Il est sacré vélo d’or français pour ce cru 1994.

 

1988 : La tragédie de Renaix

Après le mondial 1963, le championnat du monde 1988 s’est lui aussi déroulé à Renaix. Les coureurs avaient à couvrir un parcours usant avec pour juge de paix, le Kruisberg, un kilomètre à six pour-cent, le jardin du local de l’étape, Claude Criquelion. Le public est dans un état second quand il se présente pour la victoire accompagnée de l’Italien Maurizio Fondriest et le Canadien Steve Bauer. Ce dernier va le bousculer et envoyer le chouchou belge dans les balustrades.

Claude Criquelion, à pied semble perdu…

Il sera déclassé tandis que Claudy Criquelion finira hors du podium, la tuile pour le wallon vainqueur du Ronde en 1987.

Maurizio Fondriest peut exulter

L’Italien Maurizio Fondriest en profite et devient champion du monde pour sa deuxième saison chez les professionnels. Le Français Martial Gayant hérite de la deuxième place.

 

1995 :  Quand Abraham Olano est à plat

Le cyclisme des années 90 rime avec mutations, génétiques d’une part et géopolitiques d’autre part avec l’arrivée des coureurs de l’ancien bloc soviétique qui ont rejoint le contingent de Colombiens arrivé au milieu des années 80. Ce 8 octobre 1995, a lieu le championnat du monde organisé à Duitama en Colombie.

On a jugé que le parcours d’Innsbruck était l’un des plus durs de ces vingt dernières années, mais si on regarde davantage en arrière, Duitama 95 peut soutenir la comparaison.  Deux cent soixante-cinq bornes à effectuer entre deux mille cinq cents et deux mille neuf cents mètres d’altitude, soit près de cinq mille mètres de dénivelés. Le tout concocté avec une difficulté de cinq kilomètres avec des passages supérieurs à douze pour-cent, qui s’apparente plus à un ancien chemin de pâturage…

Face à ce chantier de grands noms s’abstiennent, Rominger, Museeuw, Jalabert et Zülle.
La course va être usante et les coureurs, exténués abandonnent les uns après les autres. Vingt, seulement franchiront la ligne.

A l’amorce du dernier tour, Abraham Olano sort du groupe de costaud contrôlé par Jimenez et Indurain, au sein duquel Virenque et Pantani se retrouvent piégés. Il coupe la ligne avec plus de trente secondes d’avance et progresse dans la difficulté tandis que derrière lui, Pantani a fait le ménage et n’est plus accompagné que d’Indurain et Gianetti.

Abraham Olano franchit la ligne d’arrivée à plat

Abraham Olano s’impose avec une trentaine de secondes d’avance en ayant parcouru plus d’un kilomètre sur la jante arrière. Miguel Indurain échange sa place obtenue lors du chrono avec Abraham Olano, cette fois, il est deuxième en ayant réglé le Pirate au sprint.
Pour se requinquer, certains auraient testé la spécialité locale à base de (coca)…

 

Le suspense aujourd’hui reste total et on se demande quel sera le verdict, une victoire d’un grand leader, un second couteau qui saisit sa chance ou un final chaotique…

Si vous ne savez pas, voici la nouvelle innovation pour les mondiaux 2020, sinon revivez l’épreuve des femmes.

Constant BRIERE

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