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Foot/Premier League : Grealish, cœur de Lion

Auteur d’un début de saison XXL, avec 3 victoires en 3 matches, les Villans le doivent en partie à leur capitaine, Grealish. Enfant du club à la progression constante, zoom sur un joueur pas comme les autres.

 

Marcelo Bielsa a dit un jour : “avant le joueur ressemblait plus à son supporter qu’a son actionnaire, aujourd’hui, c’est l’inverse”. Le propos résume parfaitement la situation actuelle. Dans un été où l’on a (encore) vu de jeunes joueurs tous juste sorti du centre de formation s’exiler, pour déjà gonfler le porte-monnaie. En effet, peu sont les espoirs évoluant dans des équipes de seconde zone rester dans leurs équipes formatrices. Souvent, trop petite pour eux. Cependant, ils demeurent toujours des exceptions, celle de Grealish arrivé à l’âge de 6 ans au Bodymoor Heath Training Ground (centre de formation d’Aston Villa) en est un parfait parangon. Auteur d’une entame de saison exceptionnelle, avec 3 buts et 3 passes décisive, le Lions d’adoption est dans une forme époustouflante. En atteste son dernier match face aux Reds. Avec cette seconde place en championnat, l’anglo-irlandais né à Birmingham, tient peut-être, la, l’occasion de hisser son club de toujours à des sommets d’antan.

 

Une affaire de famille

Arrivé à 6 ans dans le club de sa vie, le natif de Birmingham a gravi les échelons à vitesse grand V. Au point de figurer à 16 ans seulement dans le groupe pro pour affronter les blues. Précoce, le capitaine des Villans, ira en prêt, a 18 ans, pour 6 mois à Notts County. Avant d’être rapatrié dans le Midlands de l’Ouest. Ses débuts avec les Lions, l’ex international espoir irlandais, les fera lors de la saison 2013-2014 dans une lourde défaite face à Manchester City. Cependant, il faut remonter longtemps en arrière, si l’on veut comprendre l’enracinement du (toujours) jeune Grealish dans sa ville natale.Billy Garaty, son nom ne vous évoque sûrement pas grand-chose, mais il explique beaucoup de l’attachement de captain Jack à Villa. Et pour cause ce fameux personnage n’est ni plus ni moins, que l’arrière-grand-père du néo-international anglais, vainqueur de la coupe d’Angleterre en 1905 avec… Aston Villa. Une affaire de famille donc.

 

 Grealish le malheureux

 

On dit souvent des records, qu’ils sont faits pour être battus. Seulement, parfois, on préférait éviter d’avoir à les faire tomber. Et ce n’est pas le récent international de la sélection aux trois lions, qui viendra nous dire le contraire. En effet, 20, ce n’est pas un nombre de buts marqué ni même son âge. Non, c’est le nombre de défaites consécutives qu’à aligner l’anglo-irlandais en Premier League avec les Lions. Entre la fin de saison 2015-2016 et le début de saison dernière. Triste record. Mais voilà, l’infortune du jeune Villans sous les couleurs bleu ciel et Bordeaux ne s’arrête pas là. Autre épisode tortueux, en mars 2019 alors que son équipe se déplaçait chez le rival historique, dans le derby de Birmingham. Un supporter adverse (ou plutôt un fou), pris à parti Grealish en lui assénant un coup de poing dans le dos. Alors que l’on jouait la huitième minute du Second City derby. Comme si pour l’ennemi juré de la ville, s’attaquer à Grealish, s’est avant tout s’attaquer à Villa. Malgré toutes ses péripéties, l’envie de jouer pour son club reste invétérer pour l’international anglais.

 

Grandir avec Villa ou ailleurs

 

Manchester City et United, Arsenal, Totthenam, Chelsea, tous ces géants britanniques ont un point commun. Hormis le fait de figurer dans le big 6, tous ont tenté d’enrôler, un jour, la pépite anglaise dans leur club. Si cet été, les Red Devils tenaient la corde, le milieu offensif de 25 ans a finalement fait le choix de rester dans son “chez-soi”. Mieux, l’adepte du contre-pied au propre comme au figuré, a même décidé prolonger son contrat jusqu’en 2025 en déclarant “ c’est mon club ma maison, je suis très heureux de rester ici”. Un choix, qui soulève de multiple interrogation sur la suite donnée à sa carrière. Dans un monde idéal, le pensionnaire du Villa Park pourrait permettre à son équipe de grandir et espérer un destin semblable à celui de son adversaire du week-end, Leicester. Une trajectoire similaire à celle de Vardy en somme. Mais la réalité semble être ailleurs. Il est peu évident d’imaginer ce scénario, sans manquer de respect aux Lions. Dans le football de 2020, avoir 25 ans n’est plus synonyme de jeunesse, et Grealish le sait. Les prochaines années seront décisives pour lui. Deux options s’offriront donc au Villans de toujours : le choix de carrière ou le choix du cœur.

 

Laurent Lemoine

 

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