Nous suivre sur

Autres Handball

Hand/Interview – A la rencontre de Lucas Deslangles

En cette fin d’année, nous avons rencontré Lucas Deslangles, jeune photographe de handball mais pas que… Nous vous proposons aujourd’hui un retour sur son parcours à travers une interview exclusive.

SBM : Pouvez-vous vous présenter rapidement ?

LD : “Je m’appelle Lucas Deslangles, j’ai 23 ans et je suis originaire de Metz en Lorraine. Je suis passionné de handball, de photographie, de journalisme et de différents univers. Côté études, je suis actuellement en 5ème année à l’ISFJ de Lille [Institut Supérieur de Formation au Journalisme]. Je réalise mon alternance en tant que chargé de communication au Comité Moselle de Handball.”

SBM : Comment vous est venu votre passion pour la photographie ?

LD : “Plus jeune, j’avais un ami qui faisait de la photo en tant que mannequin. Un jour, mon père a acheté un appareil et j’ai commencé à faire de la photo par  plaisir. Le rendu était sympa donc j’ai continué de manière plus régulière. J’avais alors 17 ou 18 ans. J’allais voir mes potes jouer au handball et je les prenais en photo. Ma coach de l’époque était Svetlana Ognjenovi?, une ancienne joueuse professionnelle de Metz Handball. Elle a vu mon travail et m’a proposé de prendre des photos de la D1. J’ai alors fait de plus en plus de match à Metz et un peu partout en France. Par la suite, j’ai commencé à travailler avec le Républicain Lorrain. Cependant, je ne peux pas en vivre pour le moment car avec les cours, je n’ai pas assez de temps à y consacrer. Cela m’a aussi permis de voyager et de faire des rencontres dans d’autres grands clubs comme Saint-Amand, Dunkerque, le PSG, Nantes, Brest ou encore Strasbourg et Sélestat en D2. J’ai également eu l’occasion de photographier les phases finales de la Ligue Butagaz Energie et de la Proligue. Au début, cela fait bizarre d’être au contact de ces clubs. J’avais toujours peur qu’on me refuse l’entrée malgré mon accréditation. En plus, j’avais un petit appareil par rapport aux autres photographes. Ça a été difficile de me faire une place mais il faut faire ses preuves et j’ai réussi à m’intégrer petit à petit.”

SBM : Avez-vous une personne qui vous a aidé à en arriver là ?

LD : ” En 2014, j’ai participé en tant que stagiaire aux stages Omeyer. En 2015, j’y suis retourné. Nous faisions des entraînements, des matchs et des activités et nous passions la nuit sur place. En mars 2018, j’avais 19 ans, et j’ai demandé à Thierry Omeyer son maillot. Il m’a dit qu’il me l’offrirait au dernier match de la saison si je venais le voir. Comme je faisais de plus en plus de photos, j’ai demandé une accréditation au PSG. Pour cela, je me suis renseigné auprès de la fille de Thierry. Elle m’a donné le mail de sa mère et j’ai réussi à avoir l’accréditation. Le soir du match, Paris a gagné contre Chambéry, ils sont champions et j’ai eu mon maillot. Pour remercier Thierry, je lui ai proposé de photographier les stages Omeyer. Alors que je pensais venir une journée bénévolement, le directeur du stage m’a appelé et m’a proposé un contrat complet en tant que photographe et community manager auprès de la structure des Stages Omeyer. Grâce à cela, j’ai obtenu beaucoup de contacts comme celui de Ludovic Fabregas que j’ai interviewé deux ou trois fois, ou celui de Vincent Gérard. Je suis très reconnaissant envers la grande famille des stages Omeyer. C’est plus facile d’avancer avec des gens qui croient en toi. Thierry Omeyer m’a transmis beaucoup de choses grâce à sa franchise comme la persévérance. Il m’a permis de grandir et m’a aider à avancer et à comprendre beaucoup de choses.”

SBM : Que préférez-vous photographier ?

LD : “Mon domaine de prédilection est le handball et les portrait de joueurs mais j’aime sortir de ma zone de confort. Sur mon Instagram, je publie aussi des photos de boîtes de nuit. J’ai l’occasion de photographier des shows musicaux ce qui est un milieu très différent du mien. Cependant, la photo de sport reste ma préférée car elle permet de capter l’émotion dans l’action. Au handball, il faut savoir capter l’instant décisif, lors d’un concert l’artiste peut reproduire plusieurs fois le même mouvement.”

SBM : Quel est votre rapport avec le handball ? Pratiquez-vous ce sport ?

LD : “Le handball est une passion pour moi. J’ai commencé à 9 ans puis jusqu’à mes 13 ans, je jouais à Homécourt handball. Je suis ensuite parti à Metz Handball avec qui j’ai évolué des -14 aux -18 région. J’ai également eu l’occasion de faire quelques entraînements avec l’équipe qui jouait en-18 championnat France. Entre temps, je suis alors passé de gardien à pivot, un changement assez inhabituel. Je suis ensuite passé en sénior et j’ai joué 3 ans en excellence régional. Nous avons été champions sur la dernière saison et j’ai fait une saison en pré nationale. Mais je n’avais pas le niveau physique. J’ai enchaîné les blessures dont plusieurs luxations  des épaules donc j’ai rapidement oublié le handball de « haut niveau », bien que je n’envisageais pas d’être professionnel. J’ai changé de coach et je suis retourné jouer en départementale avec de très bons potes, Paul et Louis. Aujourd’hui, le handball est un loisir mais j’ai toujours conservé mon esprit compétitif et je ne suis pas près d’arrêter. Jouer au niveau départemental me permet vraiment de couper avec le monde professionnel que je côtoie régulièrement pour la photo. Cela m’a permis de prendre compte de la réalité. J’avais envie de voir autre chose. Par ailleurs, depuis 3 ans, j’ai créé www.handfacts.fr avec Samuel et Alexandre qui m’aident sur l’informatique et les articles. Je pense que cela m’a fait gagner en maturité. Aujourd’hui, j’écris pour le site et je prends mes propres photos pour illustrer mes articles.”

SBM : Quels sont vos objectifs pour le futur ?

LD : “C’est une question difficile, j’ai eu l’occasion de tester différents domaines et beaucoup me plaisent. J’ai, par exemple, travaillé avec Moselle TV en tant que chroniqueur pour le Dragonnes Mag. J’aime la télé, la radio, la photo, le journalisme… il est donc trop tôt pour savoir exactement ce que je veux faire. S’il faut choisir une chose, ça serait d’ouvrir ma boite dans la photo mais pas que dans le sport parce que je ne sais pas si cela marcherait. Après, mon rêve ultime, ça serait de commenter une finale de coupe du monde avec Thomas Villechaize sur beIN. Il faudra savoir saisir l’opportunité au bon moment mais je sais qu’il y a beaucoup de travail avant d’y parvenir.”

SBM : Que conseillez-vous à un jeune qui souhaite se lancer dans la photographie ?

LD : “La photo est accessible à tous peu importe le matériel que l’on a. Certains IPhone font de plus belles photos que des appareils pros, le tout est d’oser se lancer. Mon plus grand conseil serait de prendre en photo tout et tout le temps, peu importe le sujet. Il faut aussi penser à regarder des tutos sur internet notamment pour les réglages si vous avez un appareil photo. Quelqu’un m’a dit un jour : “il faut faire du journalisme avant d’être journaliste”, mon conseil est donc de “faire de la photo avant d’être photographe”. Il faut prendre du plaisir avant de vouloir gagner de l’argent grâce à cela. Aussi, il ne faut pas hésiter à partager ça avec les potes et à tester la photo sur les proches. Personne ne peut nous empêcher de prendre des photos. De plus, la photographie permet de garder des souvenirs car tout est éphémère. Enfin, sur le côté professionnel, il faut aller chercher l’opportunité et faire ses preuves et après les offres viendront à nous.”

Lucas termine en précisant qu’il est important de soutenir les filles pour le Mondial et de continuer de développer le handball en France.

Propos recueillis par Mila AMBROISE

Retrouvez-nous sur :

A lire aussi :

Management Hôtelier International de Luxe | CMH

Ecole supérieure de design ESDAC | ESDAC

L'école des sportifs de haut niveau | SER

École de management sportif | AMOS

A découvrir

Plus d'infos dans la rubrique Autres Handball