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[Interview Exclusive] Cyclisme – Valentin Ferron : “Beaucoup d’envie et de motivation pour traduire cela par des beaux résultats”

Après s’être entretenu avec Valentin Paret-Peintre, Sport Business Mag est allé à la rencontre du coureur Français Valentin Ferron de la formation TotalEnergies. Le coureur de 23 ans revient sur sa saison 2021 et en dit plus sur ses ambitions pour les futures années.

SBM : Bonjour Valentin, merci de prendre de ton temps pour répondre à nos différentes questions. Dans un premier temps, est-ce que tu peux te présenter en quelques mots ?

Valentin Ferron : Je m’appelle Valentin Ferron, j’ai 23 ans et je suis professionnel pour l’équipe TotalEnergies depuis 2020. Je vais commencer ma 3ème saison professionnelle en 2022.

SBM : Tu as été stagiaire à partir de 2019, justement c’est l’année où tu as obtenu ton meilleur résultat en faisant 2ème de La Poly Normande, c’est un bon moment que tu retiens ?

Valentin Ferron : Oui c’est sûr que c’est forcément un bon moment, c’est ce qui a lancé ma carrière professionnelle. Une bonne performance qui a retenu l’attention de Jean-René (ndlr Jean-René Bernaudeau – directeur sportif de l’équipe TotalEnergies). Il m’a fait confiance et m’a fait signé mon premier contrat professionnel.

Valentin Ferron termine 2ème de La Poly Normande 2019 derrière Benoit Cosnefroy

“Ça fait bizarre de lever les bras”

SBM : Cette saison tu as levé pour la première fois les bras lors de la 4ème étape du Tour du Rwanda, Ton ressenti au passage de la ligne d’arrivée ?

Valentin Ferron : C’est vrai que ça faisait bizarre de lever les bras chez les professionnels, ce n’est pas souvent que cela arrive. Cela dépend pour qui mais quand on est jeune, c’est sur que la première victoire, c’est beaucoup de bonheur, c’est le sentiment du travail accompli et des moments rares dont il faut profiter.

SBM : Vous avez brillé en plus avec la victoire de Cristian Rodriguez au classement général, c’était un bon tour pour votre équipe.

Valentin Ferron : C’est sûr, c’était des bons souvenirs. On avait une bonne équipe et c’était sympa. Après on va dire que ce sont des courses différentes qu’en Europe. On y va pas avec le même objectif que les courses par étapes en Europe.

SBM : Il n’y a pas un gros plateau comme il peut en avoir en Europe ?

Valentin Ferron : Le plateau n’est pas le même, l’environnement n’est pas le même. Il faut y aller avec une autre optique mais on y va toujours avec de la motivation et de l’envie. Mais c’est vrai que cela reste différent des courses traditionnelles comme on a l’habitude de connaître en Europe.

Valentin Ferron remporte la 4ème étape du Tour du Rwanda 2021

“J’ai eu plusieurs fois la chance de jouer la gagne”

SBM : Valentin, quel type de profil de coureur es tu , tu te définirais comment ?

Valentin Ferron : Je passe plutôt bien les courtes bosses, je suis quand même à l’aise dans les échappées. Oui voilà, plutôt profil baroudeur, puncheur.

SBM : Est-ce que tu es plutôt satisfait de ta progression depuis ton arrivée à TotalEnergies et comment tu te sens physiquement. Est-ce que tu sens que tu gagnes en puissance, physiquement au cours du temps et que tu vois vraiment une courbe ascendante ?

Valentin Ferron : Oui cette année j’ai quand même pu mesurer ma progression. Notamment sur la fin d’année où j’étais quand même plutôt acteur sur pas mal de courses en fin de saison, j’ai eu plusieurs fois la chance de jouer la gagne. Ce que je n’étais peut-être pas capable de faire les dernières saisons. Donc oui j’ai remarqué une progression. Ça se voit en course par les résultats et aussi avec les données de puissance qui progressent. C’est encourageant de savoir qu’on progresse, pour la suite c’est encore plus motivant.

SBM : Tu as l’occasion de faire des entrainements spécifiques avec des tests de capteurs de puissance, des tests sur des vélos pour l’aérodynamisme … qui te permettent de progresser ?

Valentin Ferron : Alors oui, je n’ai jamais fait de tests en soufflerie. Mais maintenant, presque tout le monde est équipé d’un capteur de puissance. Donc c’est vrai que c’est un outil qui est quand même assez intéressant à l’entrainement et en course pour mesurer sa performance. Maintenant, il y a aussi d’autres paramètres à prendre en compte. Mais c’est vrai que ce sont des données brutes qui parlent d’elles-même. C’est un axe de travail intéressant.

“Le Tour de France […] c’est la course dont tout le monde a envie de participer au moins une fois”

SBM : Tu t’es déjà fixé des objectifs pour l’année prochaine ?

Valentin Ferron : Non ce n’est pas encore au programme dans le sens où je sors juste de ma coupure. J’ai pas mal débranché. Je n’ai pas revu ma direction sportive depuis, je ne connais pas trop le calendrier de l’équipe en 2022. Je n’ai pas encore discuté de ça avec eux, mais en tout cas, ce qui est sûr, c’est que j’aurai beaucoup d’envie et de motivation pour traduire cela par des beaux résultats, des podiums ou des victoires.

SBM : Justement, as tu l’envie de découvrir un autre Grand Tour?

Valentin Ferron : J’ai déjà fait la Vuelta en 2020 (ndlr Tour d’Espagne). Après oui c’est sûr que j’ai envie de participer au Tour de France. Dans la carrière d’un cycliste encore plus pour un français, c’est la course à laquelle tout le monde a envie de participer au moins une fois.

SBM : Des choses ont elles changé dans ta préparation pour aborder cette nouvelle saison ou vas tu repartir sur les même modules de préparation que l’année dernière.

Valentin Ferron : Non, globalement, il n’y a pas grand-chose qui change. Je réfléchis mais non pas de grands changements.

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Valentin Ferron sur le podium lors du Tour du Rwanda 2021

“Encore une année où il y aura beaucoup de découvertes”

SBM : Comme tu as pu le dire, tu n’as pas forcément coché une course. Il y a une course qui te fait vraiment envie pour l’année prochaine et qui pourrait être un objectif, ou pour l’instant ce n’est pas encore défini ?

Valentin Ferron : Non ce n’est pas encore défini. Je ferai ça après. Je suis encore jeune, il y a plein de courses que je n’ai pas encore couru, que je ne connais pas. Ce sera encore une année où il y aura beaucoup de découvertes.

SBM :  Tu éprouves plus d’intérêt à t’aligner sur de nouvelles courses ou à repartir sur des tracés que tu as déjà parcouru ?

Valentin Ferron : Oui c’est sûr que c’est toujours motivant de ne pas connaître la course. On ne rentre pas dans la routine. Après quand on commence un peu à connaître et qu’on fait plusieurs fois telle ou telle course on a plus d’expérience. C’est à la fois un avantage et un inconvénient.

Cristian Rodriguez au centre remporte le Tour du Rwanda 2021 – Valentin Ferron à sa gauche

“J’ai envie de continuer avec Total”

SBM : Comment trouves-tu l’ambiance au sein de l’équipe et comment envisages-tu cette nouvelle saison 2022 avec notamment l’arrivée de Peter Sagan ?

Valentin Ferron : Je suis bien dans l’équipe, j’ai envie de continuer avec Total. Je m’entends bien que ce soit avec le staff ou les coureurs. Là-dessus, il n’y a pas de soucis. C’est sûr qu’on a une saison 2021 qui ne s’est pas traduite par beaucoup de succès. J’espère qu’on va y remédier en 2022 avec l’arrivée de Peter Sagan, qui j’espère va ramener beaucoup de bouquets à l’équipe.

SBM : Tu as envie de te dévouer au rôle de coéquipier pour aider au plus ton leader Peter Sagan ?

Valentin Ferron : Oui c’est sûr que si jamais j’ai la chance de faire une course avec lui, je ferai mon rôle de coéquipier comme il se doit. Mais après, on a pas non plus tout à fait le même profil donc je ne suis pas sur que l’on se croise beaucoup.

SBM : Quel serait ton plus grand rêve à l’avenir ?

Valentin Ferron : Ce serait déjà dans un premier temps de faire le Tour de France, et après le rêve serait de gagner une étape.

SBM : Tu as des coureurs sur lesquels tu t’appuies ?

Valentin Ferron : Dans l’équipe, on a des coureurs d’expériences comme Julien Simon ou Alexis Vuillermoz qui donnent beaucoup de conseils et qui aiment aider les jeunes. Dès fois, je n’hésite pas à leur demander des conseils et ils me répondent. Il y a des gars pour aiguiller les jeunes.

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Paul Gaffet & Théo Carlu

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