Nous suivre sur

ATP

Le Service-volée amené à disparaître ?

Le Service-volée se pratique de moins en moins dans la pratique du tennis moderne. Pourtant, il était l’une des tactiques les plus utilisées il y a quelques années. Décryptage.

La stratégie du Service-volée provient de Spencer Gore, vainqueur de la première édition du tournoi de Wimbledon en 1877. Il était connu pour se précipiter au filet le plus souvent possible. Après lui, les Américains John McEnroe et Pete Sampras, l’Australien Rod Laver, le Suédois Stefan Edberg, l’Allemand Boris Becker ou encore l’Australien Patrick Rafter ont tous pratiqué le Service-volée. Cette tactique, dans les années 70, est devenue l’une des plus utilisées et la plus spectaculaire.

Au début des années 2000, de nombreux tournois ont modifié la surface de leurs terrains comme Wimbledon en 2001, où le gazon a été rendu plus résistant et donc plus lent. Cette vague de nouvelles surfaces plus lentes ont privilégié le jeu de fond de court plutôt que le Service-volée. Les joueurs développent donc davantage leurs jeux de fond de court et laissent de plus en plus la volée à l’écart.

Les terrains changent, alors les joueurs changent, tout comme leur technique.

Dans les mentalités autrefois, sur gazon par exemple, le Service-volée était la seule façon de s’imposer. Désormais, avec l’évolution du matériel, des terrains et des mentalités, le Service-volée est globalement délaissé. Les joueurs pratiquant toujours le Service-volée aujourd’hui sont les joueurs les plus âgés, comme Nicolas Mahut, Ivo Karlovic ou encore, il y a peu de temps, Michaël Llodra.

Il perdurera toujours dans les matchs de double néanmoins, où son apport reste très efficace et essentiel.

À voir aussi : Tomic, premier joueur touché par le Coronavirus ? 

Léo Szpiczak.

 

A découvrir

Plus d'infos dans la rubrique ATP