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Pourquoi Saint-Etienne déçoit en ce début de saison ?

Après un recrutement XXL, on attendait les verts dans le haut du classement et pourquoi pas même à jouer les trouble-fêtes sur le podium. Au lieu de cela, l’ASSE se retrouve classé 15ème, avec une victoire, deux nuls et deux défaites au bout de 5 journées. Mais ces résultats sont moins étonnants qu’ils n’y paraissent, explication en 4 points :

 

Une avalanche de blessés :

En défense, les verts sont privés de la pépite William Saliba depuis le début de la saison, du latéral gauche important Gabriel Silva, du jeune Wesley Fofana, mais aussi de Sergi Palencia toujours blessé après l’attentat d’Amavi d’il y a quinze jours. Au milieu de terrain, l’ASSE doit évoluer sans Assane Dioussé et surtout sans Jean-Eudes Aholou, une des très bonnes surprises du début de saison. Enfin, sur le front de l’attaque, Kevin Monnet-Paquet ne s’est toujours pas remis de sa blessure. Au total, ce ne sont donc pas moins de 7 joueurs qui sont sur les bancs de l’infirmerie, soit le plus haut total du championnat (devant Nice, Amiens et Dijon avec 5 blessés). Saint-Etienne doit donc composer sans la totalité de ses cartouches, un des facteurs du mauvais début de saison.

 

La Mayonnaise doit encore prendre :

A la fin de la belle saison dernière, Coach Gasset a dû quitter le navire pour des raisons personnelles, et c’est son adjoint Ghislain Printant qui a pris le relais. C’est donc un nouveau style de jeu, une nouvelle tactique, mais surtout de nouvelles têtes. Car même si le groupe a gardé le noyau dur de la saison passée,  16 nouveaux joueurs ont rejoint la Loire. Et même si l’on sait que le groupe vit bien, sur le terrain il y a encore des réglages à faire. Se pose ensuite la question de Printant, qui n’a peut-être pas les épaules pour tenir seul une équipe avec de telles attentes, mais laissons-lui encore un peu de temps.

 

Un calendrier pas facile :

Pour ce début de saison, l’ASSE n’a pas été gâté par le calendrier. D’abord un déplacement à Dijon, conclu par une victoire, puis un nul face à Brest, une vraie contre-performance. S’en suivent alors deux défaites mais à l’extérieur et contre des tops équipes, une défaite à Lille d’abord puis à Marseille. Hier à domicile et dans une ambiance folle, ils n’ont pas pu faire mieux qu’un nul face à Toulouse, une des bonnes surprises du début de saison. Les prochains matchs seront sûrement plus faciles avec des confrontations face à Angers, Metz et Nîmes.

 

Des faits de jeu, et un manque de réussite :

Malgré ces mauvais résultats, les verts se procurent de belles occasions, mais ont du mal dans le dernier geste, à l’image du match nul face à Brest ou les occasions ont plu sans que les attaquants stéphanois n’arrivent à mettre le ballon au fond. Souvent, les verts débutent bien la rencontre avant de se faire surprendre contre le cours du jeu, comme face à Brest, Lille ou Toulouse, où les violets ont mis deux buts sur leurs deux premiers tirs du match. S’ajoutent à ce manque de réalisme et ces désillusions, des faits de jeu qui ont fait perdre beaucoup de points à Saint-Etienne. D’abord ce penalty litigieux sifflé pour Lille, puis le penalty non sifflé face à Marseille suivi du tacle non maîtrisé et sans toucher le ballon de Amavi sur Palencia qui n’a pas donné lieu à un rouge comme prévu. Et hier face à Toulouse, le saut de Gradel sur Cabaye n’était apparemment pas suffisant pour obtenir un penalty, sans oublier deux buts de Beric refusés par la VAR.

 

Evidemment ces arguments n’expliquent pas tout, mais peuvent néanmoins nuancer ce mauvais début de saison

 

 

Louis PETER

 

Un public bouillant, des buts à la pelle et une VAR vacillante

 

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