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Rugby/ Interview exclusive – Joris Jurand se livre sur le début de saison de Brive

  • Team Rugby

Entretien exclusif avec Joris Jurand, rugbyman professionnel à Brive

Pendant que le monde du rugby a les yeux rivés sur l’Autumn nation series, le temps est aux premiers bilans pour les clubs de Top 14. Profitant de brèves vacances avant la reprise du championnat le 26 novembre nous en avons profiter pour rencontrer le joueur briviste Joris Jurand. Il nous accueille dans sa provence natale, à Noves, pour revenir sur son début de saison et celui du club Corrézien. 

Bonjour Joris, est ce que vous pouvez vous présenter rapidement ?

Je m’appelle Joris Jurand, je suis ailier/arrière au CA Brive Corrèze. J’ai 27 ans, j’ai démarré ma carrière ici à Noves, puis je suis passé par Châteaurenard, par les centres de formations de Provence rugby et de Montpellier. Aujourd’hui cela fait quatre saisons, depuis décembre 2018, que je suis en Corrèze.

Vous étiez blessé en début de saison, quels sont vos sensations depuis votre retour ?

J’ai des bonnes sensations, après c’est compliqué d’avoir un avis tranché sur la situation au vu des résultats qu’on a mais les sensations sont bonnes.

C’est votre cinquième saison à Brive, comment expliquez-vous votre longévité au club ?

Je pense que j’ai trouvé en ce club ce que j’avais quand j’étais plus jeune. Ce que j’ai pu vivre ici à Noves ou à Châteaurenard, c’est à dire un club où je me sens bien, où j’apporte quelque chose de positif. Je pense que le staff me fait confiance, les dirigeants aussi ont confiance en moi. Brive est un club qui me correspond bien.

Votre parcours est assez particulier, vous avez joué en senior en amateur, avant de retrouver le haut niveau. Que vous a apporté cette saison dans le club du RC Noves qui évoluait en première série à l’époque ?

La saison en première série m’a permis de jouer avec des grands. C’est quelque chose qui m’a servi tout au long de ma carrière et qui me sert encore aujourd’hui. Le fait d’avoir 18 ans et de jouer contre des gens de 35, les chocs ne sont pas les mêmes. C’est différent de ce qu’on a en espoir comme j’ai pu vivre à Provence rugby ou sur Montpellier. En fédérale 2 c’était un peu pareil, on jouait contre des vieux briscards. J’ai joué deux saisons où j’ai pris énormément de plaisir sur le terrain, où j’étais très libre dans le jeu, libre de faire des erreurs aussi, mais c’est le jeu. Ces saisons m’ont fait grandir très vite.

Devenir rugbyman professionnel, c’était un rêve d’enfant ou ça s’est imposé par la force des choses ?

Je pense qu’on en a tous rêvé à l’école de rugby. D’un autre coté est ce qu’à 18 ans, lorsque je jouais en première série je pensais devenir professionnel ? Non, je pensais que c’était fini. Quand Montpellier m’a contacté, c’est là que j’ai vraiment compris qu’il y avait une carte à jouer. Une fois que Brive m’a approché pour signer mon premier contrat professionnel, j’ai réalisé que j’y étais, et qu’il fallait y rester.

Si vous n’aviez pas été rugbyman, qu’auriez vous fait ? 

(Rires) Je ne sais pas, là j’ai des projets pour mon après carrière mais je sais pas ce que j’aurais fait. Je ne serais pas resté assis derrière un bureau, j’ai besoin de bouger. J’ai déjà travaillé dans des restos, des bars, des boites de nuit. (…)

En dehors du rugby, quels sont le sports qui vous intéressent ?

J’ai deux sport en ce moment à coté du rugby qui sont le tennis padel et le handball. J’ai joué au handball pendant un an, en même temps que le rugby. Le tennis me permet de me retrouver et de travailler sur moi même. 

Brive connaît un début de saison difficile, comment l’expliquez-vous ?

Comme j’ai pu le dire, on perd sur des détails, sur des choses qui sont compliquées… après quand t’en prend quarante à domicile contre le grand Toulouse, y’a pas grand chose à dire, quand t’en prends 47 à Toulon, y’a pas grand chose à dire. Ces équipes là sont meilleures et nous sommes rentrés dans une spirale compliquée, nous sommes derniers du classement avec  deux matchs gagnés. On sait que la saison sera longue et éprouvante, et risque d’être encore plus dure que l’an dernier. On va rien lâcher. Nous travaillons depuis le mois de Juillet, notre façon de travailler n’a pas changé, même depuis que le manager n’est plus là. On va s’en sortir.

Le CA Brive s’appuie beaucoup sur ses jeunes, notamment avec Léo Carbonneau et Tom Raffy, qui ont tous les deux 18 ans. Comment on fait pour les aider ces jeunes qui démarrent très tôt en Top 14 ?

Je sais pas si je peux me considérer comme un cadre mais des jeunes arrivent et on essaie de faire ce qu’on a fait pour nous, c’est à dire de les aider au maximum. En plus ce sont des jeunes avec un talent énorme, on peut même rajouter Mathis Ferté qui a joué les deux derniers matchs à l’arrière. Ce sont des joueurs qui sont en avance. Pour Tom et Léo, ce sont des jeunes qui ont une avance technique incroyable, qui lisent très bien le jeu. Mathis c’est un talent brut. C’est merveilleux ce qu’il leurs arrive, la seule chose qui me désole pour eux c’est qu’on soit dans une spirale négative, j’aimerais qu’ils connaissent la victoire. Bien sur ça va leur arriver, y’a aucun doute. Ce sont des talents que j’ai rarement vu.

Les prochains déplacements à Pau et à Bordeaux sont primordiaux pour la suite, vous sentez que ces matchs là ils se préparent différemment dans les têtes ? 

On en a pas encore trop parlé, nous sommes partis en vacances samedi après le match. On y pense, j’ai regardé la prestation de Pau contre Bordeaux. Pau qui en passe 30 à l’UBB, l’UBB qui se retrouve dans le dur et qui va avoir besoin de gagner à domicile. Pau veut s’éloigner de la zone rouge pour nous laisser en combat avec Perpignan. Ce sont des matchs directs, on pensait avoir gagner contre des concurrents directs mais Bayonne est maintenant trop loin. On a réussi à prendre cinq points contre Perpignan. J’espère qu’on pourra préparer ce rendez-vous comme celui de l’USAP avec la victoire au bout. 

Pau vient de mettre 30 points à Bordeaux, ils sont allés battre La Rochelle à Marcel Deflandre, est ce que c’est pas ça qui vous manque ? Une victoire référence ? 

Je pensais qu’on l’avait après Perpignan. Dans la foulée, on reçoit le champion de France qui nous bat. C’est un match où l’an dernier on aurait gagné sur les dernières mêlées. En faisant les bons choix sur des détails on peut gagner ce match. Malheureusement quand on tombe une première fois on retombe, et c’est dur. Ce sont des moments compliqués et Pau a fait le match parfait à Deflandre. Les Rochelais ont perdu chez eux, ils sont venus à Brive avec un esprit de revanche et ils parviennent a gagner. 

Le dernier match face à La Rochelle vous échouez seulement à deux points, malgré cela vous êtes resté entreprenants, joueurs, alors qu’on a l’habitude de voir les équipes jouant le maintien pratiquant un rugby plus « minimaliste ». Est ce qu’il va falloir réduire les ambitions de jeu pour prendre moins de risques ou au contraire continuer de tenter ? 

Je pense qu’il va falloir tenter des choses. On est à un niveau où sans prises d’initiatives on ne peut pas y arriver. Nous avons une équipe qui nous permet de jouer debout dans la défense, qui est performante en conquête. Brive est la meilleure touche défensive du championnat, donc à nous de lancer le jeu derrière. Malgré nos blessés, comme Bituniyata, on a des joueurs qui savent  jouer des coups sur des ballons de récupérations et sur le large.

Vous êtes en vacances avant le match du 26 novembre face à Pau. Quel était le message du staff après ce match contre La Rochelle ?

Le message était de se vider la tête, de profiter de nos familles, profiter de ces moments rares. Personnellement j’étais pas rentré dans mon village depuis le mois de juin, ça fait du bien de revoir tout le monde, de se sentir chez soi. Simplement profiter de ma famille et mes amis et se vider la tête, même si c’est compliqué parce que les gens sont passionnés, ils parlent rugby comme on le fait là donc on coupe jamais réellement. 

Brive a fait appel à des joueurs supplémentaires au cours de la saison, avec notamment l’arrivée de Mesulmane Kunavula, comment se passe l’intégration des ces recrues en plein milieu de la saison ? 

Nous avons la chance, même si c’est réducteur, d’avoir un groupe qui vit vraiment bien ensemble. C’est exceptionnel ! Les fidjiens, entre eux, ils ont une entente incroyable et dans chaque groupe de joueurs tout le monde arrive à se comprendre et à être ensemble. Ils sont volontaires pour venir vers nous donc c’est top. 

Quels sont vos objectifs personnels ?

Mon objectif c’est de maintenir le club. Personnellement mon objectif c’est de jouer le plus de matchs, d’être performant pour marquer des essais. Le but est d’amener l’équipe le plus haut possible.

Lors de votre prolongation de contrat est ce que vous avez été approché par d’autres clubs ? 

Non la question s’est pas posée. Le club me fait confiance, je m’y sens bien. Je pense que j’ai suffisamment vagabondé pour l’instant. 

Vous prenez de plus en plus de place à Brive, vous êtes constant et en progrès depuis 3 ans. On a vu des joueurs de Pro D2 sélectionnés dans des groupes élargis, est ce que vous avez dans un coin de la tête l’équipe de France pour une tournée d’été ?

Je n’y pense pas, si je suis appelé bien sur que je serais très heureux mais je n’ai pas les Bleus en tête. L’objectif à court terme, c’est de maintenir le club le plus tôt possible.

Tchik/Tchak 

Vous préférez Clermont ou le stade toulousain ?

Clermont, pour Damian Penaud. 

Romain Ntamack ou Matthieu Jalibert ?

Ntamack. 

Aux commentaires, vous préférez le duo Lartot/Yachvili ou Baille/Lièvremont ?

Baille/Lièvremont de Canal +

La France sera championne du monde en 2023 ?

Oui !

Soirée entre potes ou boite de nuit ?

Soirée entre potes et boite de nuit (rires).

Macdo ou KFC ?

KFC.

Pizza ou sushi ?

Sushi.

Jul ou Johnny Hallyday ?

Johnny !

Quelle est ta chanson du moment ?

La Mezcla de Paul Kalkbrenner.

Quelle ta chanson préférée ?

La pitchoulie.

Quel est ton sportif favori tous sport confondus ?

Roger Federer.

Le meilleur joueur de rugby de tous les temps ?

Jean Calonge !

Ton meilleur souvenir sportif ?

Y’en a deux, la montée avec Brive et le titre avec Noves. 

Ange ROUGON

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