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Tennis – Julien Boutter directeur du tournoi du Metz “Pour un directeur de tournoi, le double n’a pas de sens”

Dans une interview accordée au journal L’Equipe, Julien Boutter, directeur du tournoi du Metz, est revenu sur le circuit mondial de double.

Depuis plusieurs jours, de nombreuses personnes du monde du tennis se sont questionnées sur l’utilité du circuit professionnel de double. Marion Bartoli avait déclenché les hostilités en déclarant au site tennismajors.com “Je sais que je ne vais pas me faire d’amis mais je pense qu’il faut le dire : je ne comprends pas qu’il y ait autant de compétitions de doubles toute l’année”.

Julien Boutter, le directeur du tournoi de Metz (ATP 250) est lui aussi revenu sur le circuit de double dans une interview à L’Equipe. L’ancien tennisman a notamment critiqué le niveau de jeu des pratiquants ” Pour moi, les joueurs de double ne peuvent pas être des spécialistes qui jouent 1/6 ou 0 en simple. C’est inconcevable ! Et que les mecs prennent 200, 300, 400 ou 500 000 dollars par an pour avoir un niveau de simple de 0 ou -2/6.”.

Le directeur du Moselle Open prend l’exemple du numéro 1 mondial de double Robert Farah ” Farah, il a fait 13 matches sur le circuit pro en simple dans sa carrière, il a été 163e mondial et il a pris deux fois mon prize money ! 4 millions. C’est du délire.”.

Pour éviter la présence de purs spécialistes de double sur le circuit professionnel de double, Julien Boutter voudrait qu'”une règle ” soit mise place, interdisant le circuit professionnel de double aux joueurs n’ayant pas été dans le top 100 ou 150 en simple au moins une fois dans leur carrière.

Cette règle permettrait de revaloriser le circuit de double et d’attirer les spectateurs aux rencontres. Actuellement, les matchs de double rassemblent peu de spectateurs. Car la majorité des joueurs du circuit mondial de double jouent uniquement en double. Et par conséquent, ils ne sont pas connus du public. “Si c’est Pouille-Monfils contre Thiem-Verdasco, les gens vont aller voir. Ça n’a rien à voir avec le niveau de jeu : ce sont des noms et ça parle. Les joueurs de double, on ne les connaît pas donc on ne peut pas s’identifier, ce n’est pas intéressant et on ne les suit pas à l’année.” a déclaré Julien Boutter.

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