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Volley féminin : les joueuses italiennes se rebellent contre les clauses anti-maternité

Par Rédaction SBM·

L'affaire Lara Lugli déclenche une vague de protestation dans le volley féminin italien. Des athlètes réclament la fin des clauses anti-maternité cachées dans leurs contrats.

Volley féminin : les joueuses italiennes se rebellent contre les clauses anti-maternité

L'Italie du volley féminin est en ébullition. Derrière cette mobilisation inédite, une affaire qui choque le monde sportif transalpin : celle de Lara Lugli, ancienne joueuse professionnelle poursuivie en justice par son ex-club après avoir mis fin à sa carrière pour donner naissance à un enfant. Un cas emblématique qui cristallise les dérives d'un système longtemps resté dans l'ombre.

L'Assist monte au filet

L'Association nationale des athlètes féminines italiennes, l'Assist, a saisi l'occasion pour lancer une campagne d'envergure en faveur des droits des femmes dans le sport professionnel. Son message est sans équivoque : la maternité constitue un droit fondamental et inaliénable, y compris pour les sportives de haut niveau. L'association dénonce avec force ces clauses anti-maternité, écrites ou verbales, qui s'immiscent trop souvent dans les contrats des joueuses, dans le but évident de dissuader toute grossesse.

Ces pratiques, longtemps passées sous silence, concerneraient un nombre significatif de contrats signés dans le championnat italien. Les athlètes se retrouvent ainsi contraintes de choisir entre leur carrière sportive et leur vie de femme — un choix qu'aucune salariée ne devrait avoir à faire.

Bosetti et le hashtag #IOLOSO

L'internationale italienne Caterina Bosetti a pris les devants sur les réseaux sociaux en publiant une story Instagram percutante, accompagnée du hashtag #IOLOSO — « Je le sais » en français — invitant ses homologues à briser l'omerta. « En espérant que tôt ou tard, quelque chose changera pour nous, les femmes athlètes », a-t-elle sobrement mais fermement déclaré.

Un geste fort en finale de Coupe d'Italie

Le mouvement a également gagné les terrains. Lors de la finale de la Coupe d'Italie féminine A2, la capitaine de l'équipe de Macerata a réalisé un geste symbolique fort en dissimulant le ballon sous son maillot, mimant une grossesse, pour signifier haut et fort son soutien à la cause. Un acte militant, retransmis devant les caméras, qui a suscité une vive émotion dans les tribunes et sur les réseaux sociaux.

Cette mobilisation collective marque un tournant dans la lutte pour les droits des sportives professionnelles en Italie. Elle interpelle également les instances dirigeantes du volley transalpin, appelées à légiférer pour interdire définitivement ces pratiques discriminatoires. Le combat est lancé, et les joueuses ne semblent pas prêtes à lâcher le ballon.

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