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Volley/ITW – EdF – Léo Meyer “C’est l’accomplissement de beaucoup de sacrifices”

Titulaire pour la première fois de sa carrière en Ligue AM cette saison, Léo Meyer s’est révélé et est devenu l’un des joueurs cadres du NRMV. Sa très bonne saison fut recomposée par une convocation pour un stage avec l’Équipe de France. Le passeur de 24 ans s’est entretenu avec Sport Business Mag sur sa première convocation avec le groupe France.

Léo Meyer s’est vu confié les clés de l’attaque nantaise cette saison. Malgré des résultats mitigés avec son club, le passeur de 24 ans a été convoqué par Laurent Tillie pour le prochain rassemblement de l’Équipe de France. Un accomplissement pour lui, même s’il souhaite aller encore plus haut.

(Sport Business Mag) Mardi, le sélectionneur, Laurent Tillie, vous a convoqué pour la première fois de votre carrière en Équipe de France, dans quel état d’esprit vous vous trouvez actuellement quelques jours après votre convocation ?

(Léo Meyer) Je le savais forcément avant parce que j’avais reçu des informations du staff pour rester en forme. Je suis resté sur Nantes pour continuer à m’entraîner. Donc je m’en doutais. Maintenant, je suis super content, surtout après cette saison qui a été un peu plus compliquée avec le Covid-19. Mais, c’est une superbe nouvelle pour moi. 

Comment avez-vous appris votre convocation ?

Je l’ai appris par le manager qui m’a appelé pour me dire qu’il fallait que je reste prêt. J’avais envie de prévoir quelque chose pour les vacances, notamment avec un autre joueur qui a été sélectionné. Du coup, on a demandé si on allait avoir un camp d’entraînement cet été. Et, on nous a répondu de ne pas prévoir grand-chose. Donc, on se doutait qu’on allait surement être appelés.

Vous avez 24 ans, est-ce que cette convocation en Équipe de France est le plus beau moment de votre jeune carrière ?

Plus beau moment, non. Je joue pour le volley. Mais, c’est l’accomplissement de beaucoup de travail, de sacrifices. Je travaille tous les jours pour cela. C’est une superbe récompense, ça me fait vraiment énormément plaisir et ça me motive à travailler plus.

Laurent Tillie a appelé un groupe élargi pour préparer les prochaines échéances de l’Équipe de France. Avec vous, il y a cinq autres nouveaux, l’acclimatation avec le groupe va-t-elle être plus simple avec autant de nouveaux ?

Oui et non. Non, parce que tu arrives dans quelque chose que tu ne connais pas. Je connais un peu le sélectionneur, mais pas plus que ça. Je ne connais pas sa façon de travailler, comment lui et son staff organisent les entraînements. C’est un univers qui va être complètement nouveau. Cette année, j’étais un titulaire et un cadre de l’équipe, ce qui ne sera pas le cas là-bas. C’est bien, que je ne sois pas le seul nouveau. Après, il a y beaucoup de joueurs que je connais déjà.

Vous êtes le seul Nantais dans ce groupe, mais avez-vous déjà des affinités avec certains joueurs ?

J’ai déjà joué avec Yacine Louati et Timothé Carle avec l’Équipe de France A’ et Kevin Le Roux en club. Il y a Bart (Barthélémy Chinenyeze) et Pierre Derouillon, avec qui j’ai beaucoup joué en jeune et je suis très proche d’eux. Quasiment tous les joueurs du groupe, je les connais déjà. Le monde du volley, ça reste un monde assez petit. Tout le monde se connait ou a déjà joué les uns contre les autres. Soit tu connais les joueurs, soit tu les connais parce que tu as un ami en commun, ou soit tu as déjà joué contre eux.

Donc vous n’allez pas vous sentir trop dépaysé ?

Non, pas du tout. Même les trois autres passeurs qui seront là, je les connais déjà. Thomas Gil, il est passé par exactement le même cursus que moi. Il est de la même région que moi. Antoine Brizard, je ne le connaissais pas trop, mais on s’est rencontré l’été dernier. Cette année, on a, quelques fois, échangé au téléphone. Et Benjamin Toniutti, il vient aussi de la même région que moi.

Benjamin Toniutti, il est l’un des passeurs les plus doués de sa génération, qu’est-ce que vous pensez pouvoir apprendre de lui lors de ce rassemblement ?

Je ne vais pas apprendre que de lui. Je vais apprendre de tout le monde, que ça soit les passeurs ou les autres joueurs. À la passe, Benjamin Toniutti et Antoine Brizard sont complétement différents. Ça va être enrichissant de les voir s’entraîner, même si eux ne vont pas forcément s’en rendre compte. Tu vas forcément les regarder, te demander pourquoi ils font ça, pourquoi ils jouent de cette façon-là.

Comme vous, il est Alsacien, je suppose que vous vous inspirez beaucoup de lui ?

Oui c’est sûr. Depuis que je suis tout jeune, on me parle de Benjamin Toniutti. Il a été formé par Martin Panou. Moi, je me suis dis que si cet entraîneur a entraîné Benjamin, il faut que j’aille m’entraîner avec lui. Il a fait le pôle de Strasbourg puis le centre national, j’ai fait le même parcours. C’est sûr que c’est un exemple, comme tous les autres joueurs. Mais moi, j’aime bien apprendre de tout le monde.

Parlons un peu de votre saison en club, Fulvio Bertini vous a donné les clés du jeu nantais, quel bilan pouvez-vous faire de votre première saison en tant que titulaire en LAM ?

Personnellement, c’est compliqué à dire. C’est quelque chose que j’attendais depuis longtemps d’avoir enfin ma chance en Ligue A, de pouvoir jouer, d’être titulaire sur toute une saison. J’ai déjà été titulaire en deuxième division. L’année dernière, j’ai été titulaire les huit premiers matchs du championnat. Avoir les reines de l’équipe, c’est assez différent. D’un point de vue personnel, je suis plutôt satisfait de ma saison. Même si, j’ai forcément des choses que j’aurai dû faire autrement ou gérer d’une façon différente. Mais je pars du principe, que tout ce que j’ai fait cette année, reste du positif. J’ai beaucoup appris cette saison.

Sur le plan collectif, en 2020, vous étiez 5ème avant l’interruption du championnat, et cette saison, vous avez fini à la 12ème place, comment expliquez-vous cet écart ?

C’est la question que tout le monde nous pose cette année. Déjà, le championnat français a pris un niveau physique et technique monstrueux en une année. Il y a des joueurs qui sont arrivés, qui n’étaient pas là l’année dernière. Il y a eu le Covid-19 qui fait que certains joueurs se sont arrêtés pendant sept mois. Ils ne sont plus forcément aussi bons qu’avant, ou alors ils ont un peu de mal à retrouver leur niveau. Nous, personnellement, on a eu un plus petit effectif que les autres équipes. On a dû jouer la saison avec sept joueurs, suite à de nombreux problèmes physiques. Quand tu regardes Chaumont ou Cannes qui sont en finale, malgré leurs blessés, ils avaient toujours dix-onze joueurs top niveau Ligue A. Il y a beaucoup de choses qui rentrent en jeu. On a eu beaucoup de blessés cette saison, notamment Peter Michalovic qui a raté sept matchs de championnat. L’année dernière, on a eu zéro blessé. On était sur une spirale positive, on pouvait sortir et manger ensemble après les entrainements. On avait une équipe plus jeune avec un meilleur collectif. Donc il y a beaucoup de choses qui ont changé.

Dernière question, votre club a annoncé l’arrivée de Yannick Bazin à votre poste et vous n’avez toujours pas prolongé, est-ce que vous allez quitter Nantes-Rezé ? (Léo Meyer a annoncé hier soir, le lendemain de l’interview, son départ du NRMV sur ses réseaux sociaux)

Oui, je vais quitter le NRMV.

Avez-vous déjà signé dans un club ?

Non, je n’ai pas encore signé.

Avez-vous des touches ?

Non pas pour le moment, mais mon agent est sur le coup. Il est en train de chercher. Et le fait d’avoir été appelé en équipe nationale, cela va m’aider. Mon agent ne devrait pas avoir de mal à trouver un projet intéressant pour moi.

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Guillaume Raulot

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