En préparation de la Coupe du Monde 2026, l'équipe irakienne lance sa série de matchs amicaux par une victoire 1-0 contre Andorre. Un signal avant d'affronter la France.
L'Irak a ouvert son calendrier de préparation pour la Coupe du Monde 2026 de la seule manière possible : en gagnant. Face à Andorre, dans une enceinte neutre de Gérone, les Irakiens ont arraché un succès 1-0 mardi, suffisant pour valider une première approche tactique en vue des défis à venir. Ce n'est pas un scénario hollywoodien, mais c'est un résultat qui compte, surtout pour une équipe qui sait que son destin passera par des matchs serrés face aux ténors européens.
Une victoire sans emballements, mais pas sans enseignements
Disputée à Gérone, en Catalogne, cette rencontre s'inscrit dans une logique bien établie : tester le collectif, ajuster les automatismes, repérer les failles. Andorre, 156e nation au classement FIFA, jouait le rôle du sparring-partner idéal, assez organisée pour proposer de la résistance, mais sans les armes offensives pour vraiment inquiéter. L'Irak l'a compris rapidement, imposant son rythme sans jamais sembler réellement en danger.
Cet affrontement revêt une importance bien plus grande que ne le suggère la nature de l'adversaire. Pour une équipe qui doit affronter la France dans les semaines qui viennent, chaque minute comptée est un laboratoire. Les Irakiens ont montré une certaine solidité défensive, élémentaire mais nécessaire, et une capacité à convertir les opportunités, même réduites. C'est le socle sur lequel on construit, pas le bâtiment complet.
Jalal Hashem, le sélectionneur irakien, aura noté les passages où son équipe a manqué de précision dans le dernier tiers du terrain. Une victoire 1-0, c'est aussi une victoire qui aurait pu être plus large, ou plus confortable. C'est un diagnostic qu'on peut établir sereinement quand on a remporté le match, ce qui n'aurait pas été le cas en cas de nul ou de défaite.
Avant le duel avec les Bleus, construire la cohésion
La programmation de cette série de matchs amicaux obéit à une mécanique bien particulière en cette année pré-mondiale. L'Irak sait qu'il affrontera la France, une nation qui vise naturellement le titre et qui possède un effectif bâti pour cela. Cette confrontation sera décisive pour les positions au sein du groupe irakien, mais aussi pour l'estime de soi collective. Aucune équipe n'arrive à affronter les Bleus sans avoir testé ses repères, ses schémas de jeu, ses réactions aux moments critiques.
Ce succès contre Andorre ne change rien au rapport de force immédiat, mais il valide une direction. L'Irak se rappelle qu'il peut gagner des matchs au niveau international, ce qui n'est jamais un luxe quand on prépare un tournoi de cette envergure. La confiance, c'est comme un moteur : elle se décline au démarrage. Hashem et ses adjoints auront observé la gestion des 90 minutes, l'évolution physique de leurs joueurs, la réactivité aux changements tactiques.
Le calendrier irakien avant le Mondial 2026 s'annonce fourni. Entre Andorre et la France, d'autres opposants suivront probablement. Chacun sera l'occasion d'affiner un peu plus, de corriger les petits défauts, d'installer les automatismes qui permettront à l'équipe de se battre sans subir la mécanique des plus puissants. C'est dans ces intervalles, entre les matchs que personne ne regarde vraiment et les rendez-vous majeurs, qu'on construit les surprises. L'Irak, avec cette victoire à Gérone, a au moins franchi le premier obstacle sans blessure.
- 1-0 : le score final face à Andorre, un résultat économe mais efficace
- 156e : le classement FIFA d'Andorre, un adversaire adapté pour cette première sortie
- 2026 : l'année du prochain Mondial, avec la France déjà inscrite au calendrier irakien
- Gérone : la ville catalane qui a accueilli ce test au climat footballistique neutre
Reste à savoir si l'Irak parviendra à transformer ce genre de belle démonstration contre des équipes modestes en performance contre les géants du football. Ce n'est jamais garanti, et l'histoire des Coupes du Monde est remplie de sélections qui ont démarré l'aventure avec l'élan du monde mais qui se sont écrasées sur les premières vraies marches. Mais pour l'instant, le bilan est positif. L'Irak prépare son affrontement avec la France sans pression externe, libre de se construire sans regard : c'est un privilège que peu d'équipes en phase de qualification possèdent encore.