Prêté au Barça, Marcus Rashford espérait une signature définitive. Mais le club catalan hésite à lever son option d'achat de 30 millions d'euros. L'attaquant anglais pourrait déjà faire ses cartons.
Marcus Rashford a mis moins de trois mois pour comprendre que Barcelone ne se fera pas un cadeau. Le virage hivernal approche, les dirigeants culés tergiversent sur son option d'achat et l'attaquant anglais commence sérieusement à envisager un départ. À 28 ans, lui qui rêvait d'une installation définitive au Camp Nou voit son avenir barcelonais devenir chaque jour un peu plus flou.
Les Catalans bluffent ou abandonnent vraiment?
Quand Rashford a débarqué en Catalogne cet été sur les ailes de l'espoir, tout semblait aligné. L'international anglais, auteur de 40 buts en Premier League depuis 2017, représentait exactement le type de profil que Barcelone tentait de construire après des années de restrictions budgétaires. Une arrivée en prêt avec option d'achat de 30 millions d'euros : ni trop cher, ni trop risqué. Le scénario parfait sur le papier.
Sauf que sur le terrain, les performances ont oscillé. Des matches encourageants alternent avec des sorties décevantes, et surtout, les blessures sont venues pourrir le tableau d'affichage. Depuis son arrivée, Rashford a manqué près de deux mois de compétition. À en croire l'entourage du joueur, cet intermède physique a refroidi les ardeurs de la direction barcelonaise. Les observateurs du dossier affirment que l'état-major culé, déjà serré budgétairement, commence à douter sérieusement du bien-fondé de cet investissement.
Le timing est cruel. Barcelone traverse une période de stabilité relative en Liga, avec 36 points après 14 journées, mais les marges de manœuvre financières demeurent étroites. Lever une option de 30 millions pour un ailier qui accumule les absences, c'est prendre un risque que le directeur sportif Deco ne semble pas disposé à consentir en ce moment. D'autant que d'autres dossiers urgents pressent le club catalan.
Si Barcelone tergiverse, Manchester United, qui détient toujours les droits de Rashford, n'est certainement pas mécontent de cette situation. Les Red Devils ont tout intérêt à voir l'option ne pas être levée. D'une part, Rashford retrouverait Old Trafford au printemps dans une période où les blessures musculaires coûtent cher. D'autre part, un retour l'été 2025 laisserait aux dirigeants anglais la possibilité de réévaluer son projet et ses ambitions.
Selon nos informations, l'état-major mancunien surveille la situation depuis son QG. Erik ten Hag, malgré les rumeurs persistantes sur son avenir, aurait clairement indiqué qu'il gardait un oeil sur son ailier expatrié. Le temps qui tourne en défaveur de Rashford à Barcelone pourrait paradoxalement rebooster son dossier chez lui. À Manchester, on calcule déjà les bénéfices d'un revers catalan.
Le joueur lui-même commence à sentir la dynamique s'inverser. Sans garantie de rester, sans même l'assurance que son prêt sera transformé, Rashford se retrouve en terrain miné. Lui qui pensait avoir trouvé sa terre promise découvre que Barcelone peut aussi être impitoyable quand l'arithmétique comptable prime sur les promesses sportives.
- 30 millions d'euros : le montant de l'option d'achat non activée pour le moment
- Plus de 50 matches en dix ans avec Manchester United avant ce prêt barcelonais
- Environ deux mois d'absence pour blessures depuis son arrivée en Catalogne
- 36 points au classement de Liga pour Barcelone cette saison
L'ironie du sort, c'est que Rashford devait représenter le renouveau barcelonais, ce symbole d'une ambition retrouvée après des années de vaches maigres. Voilà qu'il incarne au contraire les limites d'un club qui reste fragile malgré son redressement. Le mercato hivernal risque d'être décisif pour trancher. Si Barcelone ne bouge pas d'ici janvier, Rashford préparera vraisemblablement ses valises. Et cette fois, ce ne sera pas vers de nouveaux horizons de rêve, mais vers un retour à la case départ, là où tout avait commencé.