Ousmane Dembélé sera bien de la partie face à Arsenal en finale de Ligue des Champions. Une excellente nouvelle pour Paris, qui retrouve son ailier dans les derniers jours avant le grand rendez-vous.
Cinq jours avant le coup d'envoi de Lisbonne, le PSG peut enfin souffler. Ousmane Dembélé, touché au mollet depuis plusieurs jours, sera bel et bien apte pour la finale de la Ligue des Champions face à Arsenal. Une nouvelle qui tombe à point nommé pour Luis Enrique, qui voyait son effectif s'éroder au pire moment de la saison.
Le numéro 10 parisien a franchi sans encombre les derniers tests physiques. Rien de grave, finalement. L'alerte a été réelle, mais maîtrisée. Dembélé ne trainera pas de blessure jusqu'à Lisbonne, il sera d'aplomb, ou presque, pour affronter les Gunners. C'est un soulagement immense pour Paris, qui aurait pu faire sans cette tension en coulisses.
Car il ne s'agissait pas du seul souci préoccupant. Achraf Hakimi, le latéral droit indispensable au système parisien, soulevait aussi des inquiétudes. Mais lui aussi sera du voyage. Les deux hommes clés de l'aile droite parisienne seront opérationnels. De quoi permettre à Luis Enrique de peaufiner ses derniers ajustements tactiques sans se demander comment bricoler un onze de fortune.
Dembélé, l'élément de stabilité offensive qui manquait
Depuis son arrivée au PSG en février dernier, après un passage compliqué au FC Barcelone, Dembélé n'a cessé de monter en puissance. Seize rencontres jouées depuis son transfert, autant d'occasions de tisser des liens avec ses partenaires, de comprendre les principes de jeu enriquista. Il ne s'agit pas d'un débutant découvrant le projet parisien en demi-finale. Non, il connaît ses repères, ses automatismes collectifs, les décalages de Kylian Mbappé et Marco Asensio sur le flanc.
Son absence aurait créé un vide tactique majeur. Impossible de faire émerger rapidement un remplaçant à hauteur de ses capacités. Dembélé, c'est l'agilité, la percussion sur les quarante-cinq mètres, cette aptitude à créer des déséquilibres quand Arsenal défend resserré. C'est aussi celui qui peut occuper les arrières adverses, qui force le respect par ses dribbles successifs, qui transforme une phase défensive endormie en contre offensive en trois secondes.
Contre une équipe anglaise réputée pour sa solidité collective et son organisation défensive rigoureuse, avoir à disposition un ailier capable de créer de l'espace par lui-même change tout. Les Gunners ne pourront pas se contenter d'une défense en bloc. Ils devront gérer les courses de Dembélé, son imprévisibilité. C'est un atout supplémentaire dans le jeu parisian.
Arsenal sous pression maintenant, le PSG a remonté son équipe
Luis Enrique peut enfin se concentrer sur l'essence même de sa préparation : comment étourdir les Londoniens ? Comment utiliser la largeur du terrain, les appels de Mbappé, la solidité du milieu pour imposer un tempo trop rapide à Arsenal ? Avec un groupe complet ou quasi complet, le technicien espagnol dispose d'une palette créative beaucoup plus large.
Le contexte psychologique joue aussi. Une équipe qui perd deux ou trois joueurs clés à une semaine d'une finale accumule le doute. Elle devient prudente, elle joue crispée, elle doute de sa capacité à porter le jeu. Paris évite ce piège mental. Au contraire, retrouver Dembélé et confirmer l'absence de vraie blessure pour Hakimi, c'est une montée en confiance avant l'épreuve.
- 16 rencontres disputées par Dembélé depuis février, totalisant 4 buts et 3 passes décisives
- 3 matches de suite où Arsenal n'a encaissé qu'un seul but en fin de saison régulière (solidité défensive)
- 47% de réussite au dribble pour Dembélé cette saison en Ligue 1, largement au-dessus de la moyenne
- 8 tirs cadrés en moyenne par le PSG en Ligue des Champions depuis les quarts, Dembélé participe à ce registre offensif
Arsenal savait à quoi s'attendre en gagnant sa demi-finale. Affronter le PSG en finale, c'est accepter le défi d'une équipe riche en individualités. Mikel Arteta aura trois jours pour peaufiner ses consignes défensives sur Dembélé, pour organiser la sortie du ballon parisien. Les Gunners veulent enfin mettre les mains sur cette Ligue des Champions qui leur échappe depuis toujours. Mais à Lisbonne, ils croiseront un PSG complètement opérationnel, sans regrets ni frustrations d'ordre physique. C'est presque une finale de riche à riche maintenant.