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Football

PSG, Martinelli et la vie après Dembélé

Par Thomas Durand··5 min de lecture·Source: Footmercato

Gabriel Martinelli dans le viseur de Luis Campos si Ousmane Dembélé venait à quitter Paris. Une piste étonnante qui révèle la stratégie de recrutement du PSG.

PSG, Martinelli et la vie après Dembélé

Quand Luis Campos ouvre un dossier, il ne le referme jamais vraiment. L'homme qui avait détecté Kylian Mbappé à Monaco avant tout le monde, qui avait construit la colonne vertébrale du LOSC champion de France en 2021, travaille rarement à la va-vite. Alors quand son nom est associé à celui de Gabriel Martinelli dans la perspective d'un départ d'Ousmane Dembélé du Paris Saint-Germain, il serait hasardeux de balayer l'information d'un revers de main. Ce n'est pas un signal de fumée — c'est peut-être déjà une braise bien entretenue.

Dembélé, ce dossier qui ne se ferme jamais vraiment

Ousmane Dembélé et Paris, c'est une histoire d'amour compliquée depuis le premier jour. Arrivé à l'été 2023 pour 50 millions d'euros en provenance du FC Barcelone, l'ailier tricolore a connu une première saison prometteuse avant d'entrer dans une zone de turbulences. Le joueur, ses performances en dents de scie, les rumeurs qui reviennent à chaque mercato comme une marée — tout cela compose un arrière-fond instable qui oblige le club de la capitale à anticiper. Luis Campos, en conseiller avisé, ne peut pas se permettre de gérer une urgence en plein mois de juillet. Alors on regarde, on évalue, on prépare des plans B.

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Le plan B, cette fois, s'appelle Gabriel Martinelli. Vingt-trois ans, Brésilien, formé à Ituano avant d'être repéré par Arsenal à l'été 2019 pour à peine 7 millions d'euros — l'une des affaires du siècle dans un marché où les chiffres ont perdu tout sens. Depuis, l'ailier gauche a grandi sous la férule de Mikel Arteta, qui en a fait un titulaire indiscutable des Gunners dans leur quête de premier titre de champion d'Angleterre depuis 2004. Sa progression est linéaire, sa valeur marchande a été multipliée par dix. Le genre de profil que Campos affectionne : jeune, explosif, encore perfectible, mais déjà bankable.

Arsenal ne solde pas ses bijoux, mais Paris n'a jamais peur des gros coups

La question qui se pose immédiatement est celle de la faisabilité. Arsenal traverse une période de montée en puissance rare pour un club anglais qui n'a pas les ressources illimitées de Manchester City ou de Chelsea. Arteta a construit quelque chose de solide, d'organique, et Martinelli en est une pièce centrale. Les Gunners ont terminé deuxièmes de Premier League lors des deux dernières saisons, à quelques points du titre. Brader l'un de leurs meilleurs attaquants dans ce contexte relèverait du suicide sportif. Sauf si une offre se présentait dans une fourchette qui rendrait le refus intenable — au-dessus de 80 millions d'euros, le seuil psychologique à partir duquel les directions sportives anglaises commencent à vaciller.

Le PSG, lui, a démontré qu'il pouvait frapper fort quand la cible est identifiée. L'ère post-QSI a été jalonnée de recrutements à neuf chiffres, parfois justifiés sportivement, parfois discutables. Mais depuis que Nasser Al-Khelaïfi et Luis Campos ont opté pour un modèle moins bling-bling — moins de superstars vieillissantes, plus de jeunesse et de valeur ajoutée — les dossiers sont traités différemment. Martinelli s'inscrit parfaitement dans cette nouvelle philosophie. Un joueur en pleine ascension, sous contrat jusqu'en 2027, qui viendrait apporter de la vitesse et de la créativité à un couloir gauche qui manque parfois de constance.

Ce qui rend le dossier particulièrement intéressant, c'est sa dimension tactique. Depuis le départ de Mbappé vers le Real Madrid, le PSG cherche à reconstruire une identité offensive qui ne repose plus sur un seul génie absolu. Luis Enrique veut de la mobilité, des échanges de positions, des profils capables de jouer dans plusieurs systèmes. Martinelli, qui peut évoluer aussi bien à gauche que dans un rôle de faux neuf ou en deuxième attaquant, coche ces cases. En Premier League cette saison, il a compilé des statistiques solides avec plus de dix buts et une présence constante dans les grandes affiches.

Le mercato comme échecs, avec des pièces qui bougent avant d'avoir bougé

Ce type de dossier — une cible conditionnelle, liée à un départ hypothétique — révèle quelque chose d'essentiel sur la façon dont fonctionne le mercato moderne. On ne recrute plus en réaction, on anticipe. Le PSG n'achète pas Martinelli, il étudie Martinelli. Nuance capitale. C'est la différence entre un club qui subit les événements et un club qui les pilote. Luis Campos, en homme de réseaux et de renseignements, a probablement des informations sur la situation contractuelle, les ambitions personnelles du joueur, ses envies d'ailleurs — tout ce qui ne se lit pas dans les communiqués officiels.

Le précédent Dembélé lui-même est instructif. L'ailier avait rejoint Paris dans un contexte de fin de contrat tendue avec Barcelone, sans indemnité de transfert pour les Catalans. Si une situation similaire venait à se reproduire — une non-prolongation à Arsenal, un joueur qui entre dans la dernière année de son bail — les paramètres financiers du dossier changeraient radicalement. Dans ce scénario, Paris pourrait se positionner en chasseur opportuniste, comme il l'a fait tant de fois dans son histoire récente.

Reste une inconnue majeure : la volonté du joueur lui-même. Gabriel Martinelli, formé dans le projet Arteta, évolue dans un club qui lui a tout donné. La Premier League, la Ligue des champions, une popularité immense en Angleterre où il est adulé par l'Emirates Stadium. Quitter tout ça pour Paris supposerait une ambition personnelle forte, le désir de changer d'air et de relever un nouveau défi. À vingt-trois ans, certains joueurs veulent déjà écrire plusieurs chapitres. D'autres préfèrent approfondir un seul roman.

Si Dembélé reste, le feuilleton Martinelli restera dans un tiroir. Mais si le vent tourne à Paris cet été, si les discussions autour de l'international français prennent une direction inattendue, ce dossier pourrait ressurgir avec une vivacité surprenante. Luis Campos n'ouvre pas des pistes pour rien. Et dans le mercato contemporain, les rumeurs les plus extravagantes en apparence ont parfois la fâcheuse habitude de se transformer en signatures officielles avant la fin août.

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