Le Paris Saint-Germain pose ses fondations pour Julian Alvarez. Luis Enrique a tranché : l'attaquant argentin de Manchester City devient la priorité absolue du mercato parisien.
Luis Enrique ne tourne pas autour du pot. Alors que le PSG s'agite depuis des semaines sur le marché des transferts, l'entraîneur espagnol vient de clarifier ses intentions : Julian Alvarez est son homme. Et pas n'importe quel homme. Le technicien catalan a donné son feu vert pour une opération XXL, estimée à 150 millions d'euros, qui pourrait redessiner l'attaque parisienne dès cet hiver ou l'été prochain.
Pourquoi cette soudaine accélération ? Parce qu'à Manchester City, Alvarez figure à la croisée des chemins. Avec Erling Haaland en sentinelle, Julián n'a pas le statut de titulaire indiscutable qu'il estime mériter. 39 buts en 97 matches avec les Citoyens depuis son arrivée en janvier 2022, des chiffres décents mais loin de refléter son potentiel offensif. Le PSG le sait. Luis Enrique encore plus.
Voilà le calcul parisien : Alvarez peut devenir la locomotive offensive dont le projet de Luis Enrique a besoin pour conquérir cette Ligue des champions qui échappe au club depuis 2020. À 25 ans, l'international argentin dispose encore de 4-5 années de haut niveau devant lui. C'est l'investissement d'un club de premier plan qui entend ne pas rater ses cibles. 150 millions, c'est moins que les 180 millions balancés pour Mbappé à Madrid, moins que les 100 millions dépensés pour Neymar à l'époque. Mais c'est massif quand même.
Manchester City, un vendeur malgré lui
Pep Guardiola pince les lèvres. Son homologue du PSG l'appelle. Une offre de 150 millions d'euros traverse la Manche pour l'un de ses éléments qui s'impatiente. Manchester City n'a jamais été du genre à brader ses atouts, mais Julián a fait savoir qu'il attendait mieux qu'un rôle de joker de luxe. Depuis deux ans, le bilan est clair : plus de 60% de ses apparitions en Premier League se font depuis le banc. Même un joueur de ce calibre finit par regarder ailleurs.
Ce qu'ignore encore Guardiola, c'est que Luis Enrique a déjà converti les décideurs parisiens. Nasser Al-Khelaïfi et ses équipes n'ont pas bluffé. Le patron du PSG a donné son feu vert pour pousser jusqu'au bout. Manchester City saura qu'il devra trancher entre vendre aujourd'hui 150 millions ou risquer de perdre Alvarez en fin de contrat, car l'Argentin n'a pas l'intention de s'éterniser sur le banc des remplaçants.
Voilà pourquoi cette opération peut se conclure avant les beaux jours. Paris n'a pas peur de frapper fort. Alvarez, lui, ne demande qu'une chose : jouer. Manchester City comprendra vite qu'il n'y a que trois options : céder maintenant, casser la tirelire pour lui proposer un rôle de titulaire (improbable avec Haaland), ou attendre la fin du contrat et toucher zéro.
Luis Enrique écrit son manifeste offensif
L'entraîneur parisien a dû déchanter depuis son arrivée en août 2023. Le PSG qu'il a hérité n'était pas le Bayern Munich qu'il dresse en un regard. Il a dû construire, brique par brique, son projet. Dembouz est parti, Messi n'était plus. Avec Mbappé enfin arrivé pour la saison 2023-24, l'équipe a cru à la renaissance. Mais les attentes n'ont pas été comblées.
Maintenant Luis Enrique sait précisément ce qu'il veut : un trio d'attaque polychromatique, mobile, capable de presser haut et de créer du chaos en phase offensive. Mbappé, c'est le rouleau compresseur. Alvarez, c'est l'électricité, la capacité à apparaître là où on ne l'attend pas, le sens du placement. Ensemble, ils formeraient une association redoutable, complétée par Ousmane Dembélé ou Marco Asensio selon les besoins tactiques.
Les chiffres financiers du PSG le permettent-ils ? Le club disposait en 2024 d'une capacité d'investissement estimée à 200 millions d'euros après les départs. Une part significative irait à Alvarez. C'est un choix cornélien pour Al-Khelaïfi, mais c'est aussi le seul chemin pour Luis Enrique de transformer le PSG en machine à gagner les grandes compétitions. Haaland a ses limites en Ligue des champions, même les plus grands. Alvarez complète l'équation.
Manchester City aura besoin de temps pour accepter l'évidence. Mais avec un entraîneur comme Luis Enrique qui n'hésite pas à se battre pour ses cibles, et une structure dirigeante mobilisée, le PSG ne lâchera prise qu'une fois la signature acquise.
- 150 millions d'euros : le montant que Luis Enrique a validé pour Alvarez
- 39 buts en 97 matches : le bilan de Julián à Manchester City depuis janvier 2022
- 60% : la part des apparitions d'Alvarez depuis le banc en Premier League cette saison
- 4 années : l'horizon du projet de Luis Enrique au PSG
Il n'y a pas de suspense sportif à attendre ici. Juste une question de timing et de négociations. Paris a décidé de lever les fonds pour l'un des cracks de ce marché. Alvarez ? Il aspire à être un patron. Manchester City ? Elle comprend qu'il faut lâcher prise. L'été prochain pourrait être celui de la bascule.