Auteur d'un doublé décisif face à Liverpool (2-0), Ousmane Dembélé fascine jusqu'à ses propres coéquipiers. João Neves ne cache plus son admiration.
«Il est tout simplement au-dessus.» Les mots de João Neves après la victoire du PSG sur la pelouse d'Anfield ne souffrent aucune ambiguïté. Le milieu portugais de 20 ans n'a pas cherché ses mots pour qualifier la performance d'Ousmane Dembélé face à Liverpool — un doublé, une influence totale sur le jeu parisien, et un Kop réduit au silence. Difficile de faire plus parlant comme déclaration d'amour d'un coéquipier à un autre.
La nuit où Dembélé a fait taire Anfield
Il y a des matchs qui font les grandes carrières. Mardi soir, sur la pelouse la plus mythique d'Angleterre, Ousmane Dembélé a vécu l'un de ces matchs-là. Deux buts. Une présence constante dans les espaces, une capacité à peser sur chaque ballon dans le dernier tiers. Le PSG s'impose 2-0 face à Liverpool en Ligue des Champions, et c'est lui, l'ancien barcelonais longtemps boudé par les supporters, qui porte l'équipe de Luis Enrique sur ses épaules.
Selon nos informations, l'ambiance dans le vestiaire parisien après le coup de sifflet final frôlait l'euphorie. Et au milieu de cette liesse collective, João Neves a pris la parole pour rendre hommage à son compère offensif — dans des termes qui ont immédiatement circulé dans l'entourage du groupe. Le Portugais, arrivé cet été en provenance de Benfica pour environ 70 millions d'euros, a une qualité rare chez les jeunes joueurs : il sait reconnaître la grandeur quand elle est devant lui.
Ce n'est pas la première fois que Dembélé brille sur la scène européenne sous le maillot du PSG. Mais Anfield, la nuit, en Ligue des Champions, face à une équipe de Liverpool emmenée par Mohamed Salah — c'est un autre niveau de test. Et l'ailier français, 27 ans, l'a passé haut la main.
Dembélé, l'homme des grands soirs qui fait craquer ses propres partenaires
La déclaration de Neves dit quelque chose d'important sur la dynamique actuelle du PSG. Depuis le départ de Kylian Mbappé vers le Real Madrid, beaucoup s'interrogeaient sur la capacité de Luis Enrique à faire émerger un nouveau leader technique. La réponse est en train de s'écrire match après match. Dembélé n'est pas Mbappé — il n'a pas la même verticalité foudroyante, pas le même instinct de renard des surfaces — mais il a quelque chose que le champion du monde n'avait pas toujours : cette capacité à se mettre au service du collectif tout en étant décisif.
À en croire l'entourage du joueur, Dembélé traverse la meilleure période de sa carrière en termes de régularité. Un constat que les chiffres commencent à confirmer. Sur ses derniers matchs européens avec le PSG, il affiche un ratio de participation directe aux buts qui dépasse largement ce qu'il avait pu produire à Barcelone dans ses meilleures années. Deux buts en un match à Anfield, ça ne s'improvise pas — ça se construit, dans la durée, avec un coach qui vous fait confiance et un système taillé pour vos qualités.
Luis Enrique a fait un pari fort en plaçant Dembélé au centre de son projet offensif. Un pari qui semblait risqué il y a encore un an, quand le natif de Vernon enchaînait les blessures et les matchs en demi-teinte. Aujourd'hui, ce pari est en train d'être remboursé avec intérêts, et les louanges de João Neves ressemblent moins à une politesse de vestiaire qu'à un constat lucide sur l'état de forme d'un joueur au sommet.
Le PSG peut-il aller chercher le titre européen sur cette dynamique ?
Victoire 2-0 à Anfield. Le résultat mérite qu'on s'y arrête. Liverpool reste l'une des meilleures équipes d'Europe, avec une des atmosphères les plus intimidantes du continent. Gagner là-bas, proprement, sans trembler, envoie un message clair aux prétendants au titre. Le PSG n'est plus en reconstruction — il est en ordre de marche.
La montée en puissance de João Neves dans l'entrejeu n'est pas étrangère à cette solidité collective. Le Portugais apporte ce que le milieu parisien cherchait depuis des années : une capacité à récupérer les ballons, à accélérer le jeu vers l'avant, à exister dans les matchs à haute intensité sans se perdre. À 20 ans, il joue déjà avec la sérénité d'un cadre. Et quand un joueur de cette nature dit de son coéquipier qu'il est «au-dessus», le compliment pèse son poids.
Reste une question que personne ne peut encore trancher : cette version du PSG tiendra-t-elle la distance sur l'ensemble de la compétition ? La Ligue des Champions est cruelle, les matchs à élimination directe réservent des surprises. Mais sur la foi de ce qu'on a vu à Anfield, Luis Enrique tient quelque chose. Une équipe qui ne dépend plus d'un seul génie, mais d'un collectif soudé autour d'un Dembélé enfin libéré de ses propres démons.
La prochaine échéance européenne sera scrutée à la loupe. Pas seulement pour le résultat — mais pour savoir si cette dynamique est une tendance lourde ou un feu de paille. À en croire ce qu'on voit, et ce que disent ceux qui côtoient ce groupe au quotidien, le PSG a peut-être enfin trouvé son visage pour conquérir l'Europe.