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Football

PSG champion d'Europe - la revanche de Neves face à Arsenal

Par Thomas Durand··5 min de lecture·Source: Footmercato

Le PSG remporte sa deuxième Ligue des Champions. Joao Neves, qui a quitté le Benfica pour Paris, enfonce le clou face aux Gunners en finale.

PSG champion d'Europe - la revanche de Neves face à Arsenal

Paris respire enfin. Après des années de galère continentale, des éliminations précoces et des promesses jamais tenues, le PSG a mis fin au suspense mercredi soir: une deuxième Ligue des Champions dans les caisses, deux ans après la première. Arsenal, pourtant venue avec ses intentions, a plié sous la domination parisienne. Et pendant que Luis Enrique levait les bras au ciel, Joao Neves écrivait un nouveau chapitre de son histoire à Paris.

Comment le PSG a transformé ses rêves en titre?

Il y a encore six mois, on riait presque. Le PSG, ces éternels perdants des grands rendez-vous européens, ces « petits» malgré leurs milliards. Les critiques fusaient. Luis Enrique était sous pression. Les recrutements d'été paraissaient fragmentaires face aux renforts de Manchester City ou du Real Madrid. Mais le technicien espagnol a su construire quelque chose de cohérent, de mathématique presque. Une équipe capable de dominer collectivement plutôt que de compter sur des miracles individuels.

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La finale contre Arsenal n'a finalement été qu'une formalité tactique. Les Gunners, pourtant qualifiés par leurs propres mérites, ont découvert à Lisbonne un collectif sans faille. Le PSG s'est construit sur une base défensive intraitable—à l'image d'Achraf Hakimi et William Saliba qui ont fait la paire pendant 90 minutes—et une machine à créer des espaces au milieu du terrain. C'est là qu'on trouve l'une des clés: le club parisien a marqué 8 buts en phase knockout, un chiffre qui montre une efficacité offensive bien différente des saisons passées.

L'entraîneur des Gunners, Mikel Arteta, ne pouvait que constater. Pas de débordement émotionnel à la fin du match, juste l'amertume d'une formation qui avait cru pouvoir rivaliser. Elle l'a cru surtout parce que le foot est imprévisible. Sauf que mercredi, le PSG a éliminé l'aléatoire de l'équation.

Pourquoi Joao Neves est enfin arrivé à maturité?

Le milieu de terrain portugais a signé à Paris en septembre 2024 pour 60 millions d'euros. Pas une fortune pour un club comme le PSG, mais un pari: celui d'un jeune talent capable de structurer le jeu au-delà de la simple récupération. À Benfica, il incarnait cette nouvelle génération de talents ibériques, complet, athlétique, avec une tête bien faite.

Les premiers mois? Invisibles. Ou presque. Neves devait cohabiter avec des routards comme Vitinha et Marco Verratti. Il devait apprendre les exigences parisiennes, la pression du Parc, les repères tactiques d'un Luis Enrique qui demande tout au même moment. Il a eu besoin de temps. Les supporters impatients commençaient même à se demander si Paris n'avait pas fait un coup malheureux.

Puis janvier est venu. Février aussi. Et progressivement, imperceptiblement presque, Joao Neves a grandi dans ses bottes. Les passes de 15 mètres sur le côté se sont précisées. Les appels en profondeur ont trouvé les bons hommes. La gestion du tempo s'est affinée. Quand Vitinha a cédé à la fatigue du calendrier au cours de la saison, c'est Neves qui a porté le costume. Et il l'a porté sans trembler. En demi-finale retour face à Manchester City—4 victoires en 6 matches en avril-mai—le Portugais a été transparent, au bon sens du terme: un footballeur qui laisse jouer ses coéquipiers, qui facilite, qui comprend quand presser et quand attendre.

La finale? Il était parfaitement en place. Positionné juste devant sa défense, il a intercepté trois ballons qu'Arsenal tentait de faire circuler rapidement. Ses passes ont activé Kylian Mbappé deux fois en première mi-temps. Neves n'a pas marqué, mais il a offert ce climat où le PSG respirait mieux qu'Arsenal.

Que dit cette victoire sur l'ambition du Paris moderne?

Deux Ligues des Champions en deux ans. C'est l'affirmation sans détour d'une puissance consolidée. Pas un coup de poker héureuse comme le Real Madrid en 2014 ou Chelsea en 2021—deux équipes qui ont émergé de nulle part. Non. Le PSG a construit une dynastie. Luis Enrique y est pour beaucoup, évidemment. Mais aussi ce recrutement qui ne mise plus uniquement sur les stars fatiguées du dimanche, mais sur la jeunesse avec de l'expérience: Neves, Saliba, même Ousmane Dembélé qui semblait fini à Barcelone et qui a retrouvé une seconde vie rue de l'Aviateur Michel Carrougeaud.

Le nouveau PSG ne clique pas sur l'extravagance. Il joue petit, rapide, en appuis multiples. Il pense à l'équilibre des forces plutôt qu'à celui des budgets. Arsenal, avec ses 150 millions dépensés sur le mercato l'été précédent, a découvert qu'on ne gagnait pas la Ligue des Champions juste en ayant du talent. Il faut aussi du temps, de la chimie, et un vrai projet collectif. Paris possède ces trois éléments maintenant.

Cette deuxième couronne change la trajectoire du club. Le PSG n'est plus une équipe qui dépense, qui rêve, qui perd. C'est une équipe qui gagne. Et avec Joao Neves qui monte en puissance, avec Mbappé qui commence à peser vraiment dans les grands matchs, avec cette défense qui tient, on ne peut pas parier contre un triplé d'ici deux ans.

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