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La difficulté des joueurs du circuit Challenger

Sur le dernier tournoi ATP 500 de Dubaï le vainqueur, Novak Djokovic, a empoché près de 565 000 dollars soit environ 518 000 euros. Une somme qui représente des salaires confortables pour les joueurs du circuit principal. Mais qu’en est-il pour les joueurs classé au delà du top 100? Arrivent-ils à vivre de leur passion sur les circuits secondaires?

Le revenu pour un joueur de tennis est primordial, il doit faire face à toutes les problématiques du sport individuel. Un joueur de tennis est lui-même sa propre source de revenus. Un professionnel classé entre la première et la cinquantième place n’aura aucun mal à vivre de sa passion. A partir de la cinquantième place jusqu’à la centième, un joueur vit confortablement de sa situation financière. Mais au delà de la 100ème place, cela devient beaucoup plus difficile et l’on s’écarte vite de l’image de richesse que renvoit le tennis. Effectivement, sur les Challengers (tournoi en dessous d’un ATP 250) le prize money d’un tournoi tourne autour de 40 000 dollars (contre 5 millions pour un tournoi ATP 1000 comme celui de Paris Bercy).

Un plan plus facile à analyser qu’à mettre en œuvre.

Les meilleurs joueurs que l’on connaît tous sont tous accompagnés d’une équipe, un staff. Cette “team” est composée généralement d’un entraîneur, d’un kiné ou encore d’un préparateur physique. C’est donc une équipe complète qui entoure le joueur pour en tirer le meilleur et permettre de bons résultats. Mais cette équipe coûte, et souvent très cher. Il faut payer leurs salaires, les déplacements, l’hôtel… Avec un salaire confortable, les meilleurs joueurs peuvent se permettre cet accompagnement onéreux, alors que pour un joueur qui débute sur le circuit professionnel ou qui ne réussit pas à passer le cap, la situation devient beaucoup plus difficile. Il faut donc qu’il s’entraîne lui-même, qu’il paye ses déplacements, , ses hébergements, ses impôts, sa nourriture ou encore tous les équipements (raquettes, chaussures, vêtements, cordage…). Pour cette raison beaucoup de joueurs ont comme entraîneur un membre de leur famille avec qui ils peuvent s’arranger plutôt qu’un réel coach. En plus des gains du pize money d’un tournoi, les meilleurs joueurs ont un ou des sponsors que n’ont pas les joueurs du circuit secondaire. Le salaire tombe à environ 75 000 euros à la fin de l’année pour un joueur classé aux alentours de la 150ème place mondiale comparé à Rafael Nadal qui a touché près de 41 millions de dollars en 2018.

Un manque de moyen qui laisse certains joueurs face à des dilemmes

Le tennis est donc un sport qui souffre d’une grande disparité entre les plus grands joueurs de tennis et ceux du circuit secondaire. Un manque financier qui a laissé  entrevoir, il y a quelque temps, des matchs truqués à cause des paris sportifs. Un joueur qui ne gagne pas assez est vite confronté à ce fléau et ce dès les tournois Futurs. Il serait grand temps de mettre en place un système de redistribution plus équilibré pour éviter toutes dérives et pérenniser ce si beau sport.

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Matéo Kasprzak

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