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Arbeloa, l'homme qui fait honte au Real Madrid

Par Antoine Moreau··5 min de lecture·Source: Footmercato

Le Real Madrid a concédé un nul catastrophique à Séville face au Betis, offrant un boulevard au Barça pour le titre. Alvaro Arbeloa est dans l'oeil du cyclone.

Arbeloa, l'homme qui fait honte au Real Madrid

«Quelle honte, montrez-vous !» Le cri des supporters madrilènes au stade Benito Villamarín ce soir-là résume tout. Le Real Madrid vient de laisser filer deux points précieux sur la pelouse du Real Betis, un nul qui, dans la course au titre de Liga, équivaut à une défaite. Et au centre de la tempête, un nom revient avec insistance dans les couloirs du club le plus titré d'Europe : Alvaro Arbeloa. L'ancien latéral droit, aujourd'hui responsable de la Castilla — le club réserve du Real —, est devenu le symbole d'une direction technique qui agace, qui irrite, qui désespère.

Un nul qui ressemble à un cadeau empoisonné au Barça

Séville, un soir de Liga, et le Real Madrid qui trébuche. Pas face au Paris Saint-Germain, pas face à l'Atletico de Madrid — face au Betis. Ça fait mal. Le genre de résultat qui ne s'explique pas seulement par les jambes lourdes ou la malchance. Le Real Madrid rate là une occasion en or de reprendre le contrôle de la Liga, et Barcelona, qui suit la situation avec un sourire à peine dissimulé, se frotte les mains. Chaque point perdu par le club merengue est un cadeau directement déposé sur le bureau de Hansi Flick.

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Dans les tribunes du Benito Villamarín, les quelques milliers de supporters du Real présents n'ont pas mâché leurs mots. L'ambiance dans le vestiaire, selon plusieurs sources proches du club, n'est guère plus sereine. On parle d'une équipe qui joue sans âme, sans pressing, sans conviction. Où est passé Carlo Ancelotti dans tout ça ? L'Italien semble lui-même dépassé par des problèmes structurels qui remontent bien au-delà du terrain.

Arbeloa, lui, est cité de toutes parts. Sa gestion de la Castilla, ses choix dans la politique de formation, ses prises de position en interne auraient créé des frictions profondes. Des joueurs évoluant sous ses ordres auraient exprimé leur malaise, des membres du staff technique de l'équipe première se montreraient lassés de certaines interférences. Quand l'ancienne gloire devient un problème institutionnel, c'est que quelque chose s'est profondément cassé.

  • Le Real Madrid compte désormais plusieurs points de retard sur le FC Barcelona en Liga
  • C'est le deuxième nul concédé en moins de deux semaines dans des matchs que le Real était censé gagner
  • La Castilla d'Arbeloa végète dans les bas-fonds du classement de Segunda RFEF cette saison
  • Depuis la nomination d'Arbeloa à la tête de la réserve, moins de joueurs issus du centre de formation ont été promus en équipe première que lors des cycles précédents

Arbeloa, le mauvais symbole d'une gestion à bout de souffle

Alvaro Arbeloa a tout gagné avec le Real Madrid. Deux Ligues des champions, des titres de Liga, une carrière internationale brillante. Personne ne lui retire ça. Mais la nostalgie ne suffit pas à diriger un centre de formation, et la loyauté envers un club n'est pas une compétence managériale. Le problème est là, cru et net.

Depuis qu'il dirige la Castilla, les résultats sportifs sont médiocres. Ce n'est pas une opinion — c'est une réalité vérifiable au classement. La réserve du Real Madrid, censée être une pépinière de talents, n'a pas produit le flux de joueurs attendu vers l'équipe d'Ancelotti. On compare inévitablement avec ce que font la Masia barcelonaise ou même l'académie de l'Atletico, qui envoient régulièrement des éléments se frotter au haut niveau. Au Real, Arbeloa semble avoir transformé la Castilla en club administratif plutôt qu'en laboratoire de talents.

Ce qui exaspère en interne va au-delà des résultats. Des sources madrilènes évoquent un Arbeloa peu enclin à écouter les conseils extérieurs, imperméable aux critiques, convaincu que sa connaissance du club lui confère une autorité que personne ne lui conteste officiellement — mais que beaucoup remettent en question dans les couloirs. Florentino Pérez, président omnipotent du Real, a jusqu'ici protégé son homme. Jusqu'à quand ?

Le timing est terrible. Alors que le Real Madrid se bat pour sauver sa saison — entre une Liga qui lui échappe et une Ligue des champions à confirmer — les querelles internes de la Castilla tombent comme une gifle supplémentaire. Carlo Ancelotti n'a pas besoin de ça. Le technicien italien, sous pression depuis plusieurs semaines, se retrouve à gérer une première équipe fragilisée et une institution dont les fondations semblent fissurées.

Le foot espagnol, lui, observe. Voir le Real Madrid se débattre avec ses propres fantômes pendant que Hansi Flick installe sereinement son Barça en tête de Liga, c'est un retournement que personne n'avait vraiment anticipé en début de saison. Les Blaugrana, eux, ont fait le ménage. Ils ont construit. Ils avancent.

La question qui se pose maintenant n'est pas tant de savoir si le Real Madrid peut encore gagner la Liga — mathématiquement, tout reste possible, même si la marge est ténue. La vraie question, c'est de savoir si le club est prêt à regarder en face ses problèmes structurels. Renvoyer Arbeloa serait un signal fort. Le maintenir en poste, un signe que le Real préfère la loyauté à l'efficacité. Dans le football de haut niveau, ce genre d'arbitrage se paye toujours cash. Le nul du Benito Villamarín, lui, en est peut-être la première facture.

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