Kepa pourrait quitter Arsenal cet été pour une somme modique. Le portier espagnol n'aura finalement pas suffi pour concurrencer David Raya.
Kepa Arrizabalaga ne sera pas le gardien de l'avenir à Arsenal. Malgré une arrivée remarquée comme doublure de David Raya, l'Espagnol de 31 ans pourrait quitter le club londonien avant même d'avoir réellement pesé dans les décisions tactiques de Mikel Arteta. C'est une opportunité que les Gunners n'hésitent plus à explorer, selon nos informations.
Le constat est brutal mais logique : Raya s'est imposé comme le chaînon manquant dans la quête d'Arsenal pour revenir au titre en Premier League. Kepa, arrivé pour apporter expérience et sérénité, a servi son rôle pendant une campagne. Désormais, le club doit faire de la place et rationaliser sa masse salariale. Le marché des transferts estival ne sera pas tendance pour tous, et certains noms que personne n'attendait vraiment à partir pourraient basculer rapidement vers d'autres horizons.
Pourquoi Kepa devient-il soudainement disponible ?
Impossible d'ignorer la trajectoire de ce dossier. Kepa débarque en janvier 2024 comme remplaçant expérimenté, auréolé de ses saisons à Chelsea, où il avait tout de même connu des résultats mitigés malgré son très haut coût (72 millions d'euros en 2018). À Arsenal, l'alchimie devait fonctionner naturellement : un gardien rodé aux grands enjeux, capable de relever d'autres équipes en cas de pépins. Sauf que David Raya n'a jamais donné l'impression d'être fragile, loin de là.
Le portier espagnol a disputé 15 matchs de Premier League au cours de sa première saison sous les couleurs d'Arsenal, principalement en Coupe. Face au peu de minutes accumulées et à une hiérarchie établie sans appel, son départ devient inévitable. Arsenal ne rentabilise pas son investissement, même modique comparé aux standards européens. Garder deux gardiens internationaux au salaire respectable dans l'effectif représente un luxe que peu de clubs de Premier League peuvent se permettre, même les plus dotés financièrement.
Quel prix Arsenal espère-t-il réaliser ?
Voilà où le dossier devient intéressant. Kepa ne partira pas libre. Son contrat s'étend jusqu'en 2025, ce qui confère à Arsenal une marge de manœuvre. Selon l'entourage du joueur contacté par nos sources, les discussions s'orientent autour d'une enveloppe finalement très réduite, bien en dessous des 20 millions d'euros. Certains club pourraient s'en contenter sachant que l'Espagnol représente néanmoins une valeur sûre à la différence des portiers disponibles à titre gratuit, souvent plus âgés ou en difficultés.
La fenêtre de tir est étroite. Arsenal a tout intérêt à boucler l'opération avant que Raya ne se blesse et que Kepa devienne incontournable par défaut. Les présidences de clubs cherchent aussi à asseoir leur budget de transferts avant la fin juin. Kepa jouit donc d'une fenêtre favorable pour rebondir ailleurs, quitte à réduire ses exigences salariales d'ici septembre. Plusieurs clubs italiens et français auraient déjà noué des premiers contacts informels selon nos indiscrétions.
Qui pourrait récupérer ce profil pour Arsenal ?
La question mérite davantage de subtilité qu'il n'y paraît. Kepa incarne ce profil paradoxal du gardien capable à 31 ans de relancer une ambition sans pour autant incarner l'avenir d'un projet. Les formations susceptibles de le recruter ne cherchent pas à construire un bloc; elles visent plutôt à consolider une position ou à pallier une urgence. Un club de Série A engagé en lice pour les places européennes, une équipe française stable mais en quête d'assurance, voire même une formation espagnole qui voudrait rapatrier l'un des siens avant que la crise de confiance ne s'aggrave.
Arteta n'imposera pas d'interdictions de destination. Au contraire, il favorisera tout départ qui débouchera sur une présence régulière pour le joueur. Kepa mérite mieux que de croupir sur un banc londonien face à un concurrent trop établi. Arsenal de son côté tiendra les cordons serrés mais pas au point de bloquer une offre sérieuse. Le timing s'y prête, les calculs comptables aussi. Reste à savoir quel club passera à l'action avant que la fenêtre ne commence véritablement à grincer.
L'été s'annonce fertile en mouvement dans ce secteur d'activité du football européen. Arsenal épure, rationne, optimise. Kepa, qui croyait avoir trouvé une nouvelle terre d'accueil au nord de Londres, devra reprendre la route. C'est le prix du positionnement hiérarchique en football moderne : aucun statut n'est définitif quand un autre fait mieux.