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Barcelone offre 100 M€ pour Alvarez, l'Atlético rejette l'insulte

Par Antoine Moreau··4 min de lecture·Source: Footmercato

Le Barça a tenté sa chance auprès de Julián Alvarez avec une proposition jugée indécente par la direction colchonera. L'attaquant argentin, lui, rêve du Camp Nou.

Barcelone offre 100 M€ pour Alvarez, l'Atlético rejette l'insulte

Cent millions d'euros. C'est ce que Barcelone a osé glisser sur la table pour Julián Alvarez. L'Atlético de Madrid a repoussé l'offre sans traîner, la qualifiant d'«ridicule». Voilà résumée en quelques chiffres toute la tension qui monte entre la Catalogne et Madrid autour de l'international argentin de 24 ans, qui n'a qu'une envie : partir.

Alvarez fait passer le message

L'attaquant n'a pas attendu que les négociations s'accélèrent pour clarifier sa position. Alvarez a d'ores et déjà signifié à ses dirigeants de la Puerta Roja qu'il souhaitait relever un nouveau défi. Le joueur, arrivé de River Plate en janvier 2022 pour 21 millions d'euros, a disputé 80 matches sous le maillot rouge et blanc, marquant 6 buts depuis son intégration au groupe professionnel. Des statistiques modestes qui contrastent avec le potentiel attendu du buteur précoce découvert en Argentine.

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À en croire l'entourage du joueur, il ne s'agit pas d'une crise passagère mais d'une conviction établie. Alvarez aspire à rejoindre un club où il aurait la garantie de débuter régulièrement, de peser davantage dans le projet tactique. À Madrid, malgré les efforts de l'entraîneur Diego Simeone, il demeure souvent relégué au rôle de doublure. L'arrivée en 2023 d'Axel Witsel et les évolutions dans le secteur offensif colchonero ont peu amélioré sa situation.

Barcelone et ses grands rêves de marché

Là intervient le Barça. Le club blaugrana traverse une période où il ambitionne de rajeunir son attaque. Robert Lewandowski, malgré ses 36 ans, reste le fer de lance offensif, mais la direction barcelonaise sait qu'elle devra investir sur des profils plus jeunes. Alvarez incarne cet archétype : jeune, actif, formé au haut niveau sud-américain comme tant de pépites que le Barça affectionne.

Sauf que Barcelona, pour une fois, a choisi de tester le terrain sans respecter le cours du marché. Cent millions pour un joueur dont le potentiel reste encore à confirmer au plus haut niveau européen ? L'Atlético a jugé la proposition tellement éloignée de la réalité qu'elle en devient offensante. Les dirigeants madrilènes le font savoir : Alvarez ne partira qu'au prix fort. Probablement entre 150 et 170 millions d'euros selon les évaluations internes du club.

Cette tentative barcelonaise ressemble à ces premières approches diplomatiques où l'on juge la détermination de l'autre partie sans se mouiller vraiment. Le Barça a des liquidités limitées, notamment du fait des règles du fair-play financier espagnol particulièrement strictes. Mais il a aussi la certitude que l'attaquant rêve de Catalogne. Pourquoi ne pas tenter un coup bas au départ ?

Qui cligera en premier?

Voilà maintenant plusieurs semaines que cette saga occupe les esprits en Espagne. Les journaux madrilènes martèlent que l'Atlético ne bougera pas sur ses exigences. Du côté blaugrana, on murmure que les négociations ne sont que des débuts, que le dossier suivra son cours naturel d'ici le mercato estival.

Pour Alvarez, l'attente doit être insoutenable. Il aura 25 ans dans quelques mois et sait que le timing du marché des transferts peut rapidement le favoriser ou le pénaliser. Rester une saison de plus à l'Atlético, c'est accepter de végéter sur le banc. Partir pour moins que sa vraie valeur, c'est accepter un chèque de consolation. Entre ces deux extrêmes, la réalité se négocie.

Ce qui est sûr, c'est que l'Atlético tient bon. La direction colchonera a appris de ses précédentes saignées : elle ne se fera plus imposer les règles du jeu par un joueur ou un concurrent riche. Après avoir perdu Antoine Griezmann, Luis Félix et tant d'autres, Madrid savait qu'il fallait d'abord dire non pour qu'on vienne ensuite frapper à la bonne porte avec les bons arguments.

Barcelona, de son côté, doit choisir : soit elle libère les ressources nécessaires pour une vraie bataille d'enchères, soit elle se tourne vers d'autres cibles plus accessibles. Le mercato hivernal approchant à grandes enjambées, les paris doivent se faire. Alvarez en rêvant du Camp Nou, l'Atlético en défendant ses intérêts, le Barça en calculant ses forces. Trois acteurs, une partie d'échecs qui ne fait que commencer.

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