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Football

Ryanair s'invite dans le drame italien, la Squadra Azzurra au cœur d'une tempête

Par Thomas Durand··4 min de lecture·Source: Footmercato

Après le fiasco en Bosnie qui prive l'Italie du Mondial 2026, même les compagnies aériennes se moquent de la Nazionale. Quand le sport devient spectacle de la dérision.

Ryanair s'invite dans le drame italien, la Squadra Azzurra au cœur d'une tempête

Il y a des débâcles sportives. Et puis il y a l'Italie, jeudi soir en Bosnie-Herzégovine, qui se mange un 1-0 en éliminatoires de la Coupe du Monde et voit s'effondrer ses derniers espoirs de rejoindre le Mondial 2026. Mais le pire ? Ce n'était que le début. Car une fois que tu touches à l'Italie du football, tu ne fais pas juste des victimes sur le terrain. Tu déclenches une onde de choc qui gagne jusqu'aux comptoirs des agences de voyage.

Vendredi matin, Ryanair a posté sur X une blague cinglante à l'adresse de la Nazionale. La low-cost irlandaise, jamais avare de provocation, a trouvé dans ce fiasco une occasion en or de surfer sur le malheur tricolore. Et ça a marché. Les réseaux se sont enflammés. L'Italie, déjà au tapis, s'est prise un uppercut venu du ciel. Bienvenue dans le football de 2025, où l'humiliation ne reste jamais privée, où elle s'expose, se partage, s'amplifie.

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Quand la Bosnie envoie l'Italie au tapis

Parlons vrai : cette élimination est une tragédie pour la Squadra Azzurra. Pas au sens dramatique hollywoodien, mais au sens grec du terme — l'effondrement inévitable d'une puissance qui croyait la catastrophe impossible. L'Italie, deux fois championne du monde, trois fois gagnante de l'Euro, n'ira pas en Amérique du Nord en 2026. C'est énorme. C'est même dingue.

Depuis 2017, la Nazionale n'avait connu que des tempêtes. Éliminée du Mondial 2018 en barrage contre la Suède, elle avait rebondi en remportant l'Euro 2020 comme on remonte d'un gouffre. Alors quand Roberto Mancini est arrivé aux commandes de la sélection en 2021, tout semblait promis à une nouvelle renaissance. Sauf que le football n'aime pas les contes de fées. Il adore les châtiments.

La Bosnie-Herzégovine, c'est même pas une équipe prestigieuse sur le papier. Mais Sarajevo, c'est un endroit où les surprises naissent. Une frappe sortie de nulle part, un moment d'inattention collective, et voilà comment une nation entière qui attendait depuis quatre ans voit basculer son avenir. 38 matchs sans défaite à domicile en éliminatoires, et ça s'arrête là, en Bosnie, face à un adversaire qu'on imaginait surclassé. Le football adore punir l'arrogance, même quand elle n'est qu'implicite.

Rome brûle, et Ryanair s'en réjouit

Mais au-delà du terrain, c'est toute une nation qui dégringole. Et pas juste en termes de sport. En Italie, quand la Nazionale s'effondre, ce n'est pas qu'une affaire de ballons et de pelouse. C'est identitaire. C'est émotionnel. C'est national.

Alors le timing de la blague Ryanair, c'est du pur génie marketing, même si ça en dit long sur l'époque. Une compagnie aérienne low-cost qui tacle un pays entier via un post ironique sur les réseaux sociaux, c'est l'illustration parfaite de ce que le sport est devenu : un divertissement permanent, un livestream mondial où tout le monde commente, où tout le monde se permet de juger, où tout le monde veut sa part du gâteau.

Ryanair ne vend pas du transport aérien ce jour-là. Elle vend du clic, de la viralité, du spectacle trash. Et ça marche. Parce qu'en 2025, même l'humiliation doit être rentable. Même la malheur d'un pays doit nourrir un algorithme.

Au-delà du spectacle, une Italie qui doit se reconstruire

Mais arrêtons-nous une seconde. Sous la couche de poésie sombre et d'ironie internet, il y a une vraie question : comment en est-on arrivé là ? L'Italie a gagné l'Euro 2020 en restant invincible. Deux ans plus tard, elle bascule. Ce n'est pas juste un accident de parcours. C'est un signal que quelque chose s'est cassé dans la mécanique.

La Fédération italienne va devoir faire ses comptes. S'interroger sur les choix d'entraîneur, sur la qualité de la préparation, sur la gestion mentale d'une équipe qui était sûre de ses forces et s'est retrouvée exposée. Luciano Spalletti, nommé au printemps 2023, n'aura eu que deux ans pour insuffler une nouvelle philosophie à une équipe usée. Peut-être que c'était trop tard. Peut-être que le projet était mort-né.

Les futurs talents italiens regarderont cette débâcle en 2026 depuis leurs canapés. Ce n'est jamais bon pour une nation du football. Ça crée des générations orphelines, sans Mondial pour rêver, pour grandir, pour s'imaginer champions. Ça prive une jeunesse d'un horizon mythique.

Ryanair aura eu son moment de gloire viraux, quelques milliers de likes, peut-être même un coup de pub gratuit qui aura valu ses millions. Mais l'Italie, elle, aura toute une Coupe du Monde à regretter. Et aucun tweet ironique ne changera jamais cela. Voilà la vraie histoire : celle d'une puissance qui doit apprendre à revivre après avoir basculé.

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