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Football

Milan face au gouffre - Rabiot, Allegri et Modric à la porte

Par Thomas Durand··5 min de lecture·Source: Footmercato

Troisième de Serie A avec trois matchs à jouer, l'AC Milan sait que l'absence de Ligue des champions signifierait le départ de ses cadres. Un scénario catastrophe qui plane sur San Siro.

Milan face au gouffre - Rabiot, Allegri et Modric à la porte

Trois journées. C'est tout ce qui sépare l'AC Milan du précipice ou de la délivrance. Troisième du classement avec 62 points, à une longueur de la Juventus et à quatre de l'Inter, le club rossonero joue sa saison aux échecs depuis des semaines. Mais ce qui rend ces ultimes rencontres encore plus étouffantes, c'est ce qui guette en coulisses : un exode potentiel de cadres que Paolo Maldini et ses successeurs ont patiemment assemblés. Adrien Rabiot, Massimiliano Allegri et Luka Modrić — trois noms qui pèsent lourd dans l'équilibre présent — sont déjà pointés du doigt comme des départs probables en cas d'absence de Ligue des champions. Pas de ligue continentale, pas de prestige. Pas de prestige, pas de raison de rester.

Quand l'absent devient inévitable

Le scénario est glacial, presque cruel. Milan n'a remporté que deux de ses huit derniers matchs de Serie A. Deux victoires sur huit, c'est le bilan d'une équipe qui respire mal, qui traîne les pieds vers la ligne d'arrivée. L'Inter a bien failli faire pareil lors de son dernier titre en 2021, mais l'AC a moins de marge de manœuvre : l'Inter était alors en tête. Milan gratte, essaie, mais chaque faux pas devient potentiellement fatal.

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Regardez Rabiot. Arrivé de la Juventus en 2022, le milieu français a tardé à trouver ses repères chez les Rossoneri mais s'affirme progressivement comme un élément essentiel du projet. Or, sans Ligue des champions, pourquoi signerait-il un nouveau contrat? Pourquoi resterait-il dans un projet devenu soudainement moyen? Le joueur de 29 ans a des alternatives, des clubs de premier plan à la recherche d'expérience.

Allegri, c'est différent mais tout aussi préoccupant. L'entraîneur italien a rejoint San Siro cet hiver pour succéder à Stefano Pioli — un départ en lui-même révélateur du malaise. Allegri a des principes : il n'aime pas coacher une équipe sans ambitions continentales. Lui qui a remporté cinq Scudettos à la Juventus et deux Ligue des champions n'a pas quitté Turin pour diriger un club en Europa League. Si le classement vire au drame, difficile d'imaginer une seconde saison sous ses ordres.

Modrić? Le Croate de 38 ans ne cherche plus la gloire personnelle mais le prestige collectif. Lauréat du Ballon d'or en 2018, champion d'Europe trois fois avec le Real Madrid, il a signé à Milan pour continuer au plus haut niveau. L'absence de C1 sonnerait comme une déchéance acceptée. Et Luka ne baisse pas les armes de lui-même.

Les racines fragiles du renouveau rossoneri

Milan a cru revenir. En 2021-2022, le titre en Serie A était une libération après onze ans de purgatoire. Les voilà revenus : en 2022-2023, la Ligue des champions, les quarts de finale, l'espoir d'une vraie récurrence au sommet. Mais depuis? C'est flou. L'an dernier, Milan a raté les playoffs de C1 à deux reprises — en Ligue des champions d'abord, puis la Europa League. Cette saison, c'est pareil. Le club tourne en rond.

Le problème ne vient pas de nulle part. Les choix du mercato ont parfois été discutables : Yacine Adli au Real Madrid, Sandro Tonali à Newcastle, Theo Hernández sous pression constant, Fikayo Tomori en retrait. Quant aux arrivées hivernales — Emerson Royal, Yunus Musah — elles ne suffisent clairement pas à redresser le navire. L'équipe manque d'une véritable génération montante. Elle empile les réparations d'urgence.

66 buts inscrits en 35 matchs : c'est correct offensivement, mais l'attaque a besoin de plus de cohérence. En défense, les 42 buts concédés traduisent une fragilité chronique. Allegri n'a eu que quelques semaines pour imprimer sa marque. C'est peu. Trop peu peut-être.

Le dénouement de San Siro ou le début de la fin

Les trois derniers matchs ressemblent à un jugement dernier. Milan reçoit d'abord Frosinone (avant-dernier), puis se déplace à Rome face à la Lazio, avant de conclure à domicile contre Sassuolo — le quatrième dernier. Le calendrier est clément, presque généreux. Mais comment faire confiance à une équipe qui tremblait face à des candidats au maintien il y a quelques semaines?

Si l'AC Milan parvient à se hisser quatrième, le minimum obligatoire pour la Ligue des champions, alors cet hiver cauchemardesque restera un mauvais souvenir, une parenthèse. Rabiot pourrait re-signer, Allegri resterait, Modrić terminerait en paix sa carrière. La machine rougirait de nouveau.

Mais si? Si Milan glisse cinquième, sixième? Alors ce ne sera pas une simple saison ratée. Ce sera l'implosion. Le club ne peut se permettre un nouvel exil loin des feux de la rampe, pas avec le vestiaire qu'il a assemblé. La révolution serait immédiate, dévastatrice. Paolo Maldini a mis des années à reconstruire cette fondation. Quelques jours suffiraient à la détruire.

Voilà où en est Milan. Plus ses trois derniers matchs sont cruciaux pour le classement, plus ils décideront de l'avenir du club. Les joueurs le savent. Allegri aussi. Parce qu'à San Siro, quand la Ligue des champions s'en va, les cadres la suivent.

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