Après la victoire du PSG en finale de Ligue des Champions face à Arsenal aux tirs au but, Sir Alex Ferguson n'a pas mâché ses mots sur les Gunners. La légende de Manchester United soutient les Parisiens.
Sir Alex Ferguson ne mâche jamais ses mots. Samedi soir, après avoir regardé le PSG remporter sa deuxième Ligue des Champions consécutive face à Arsenal aux tirs au but, la légende de Manchester United a fait passer un message cinglant aux Gunners. Le résultat 1-1 suivi d'une séance de penaltys remportée 4-3 par les Parisiens n'a pas satisfait l'ancien boss des Red Devils, bien au contraire.
Paris écrase la dernière bataille
Ferguson a été sans détour dans ses commentaires après le match. Le PSG a montré une efficacité redoutable là où Arsenal s'est montré hésitant, particulièrement lors des tirs au but. C'est précisément ce qui a choqué l'Écossais de 82 ans, habitué à remporter 13 titres européens avec Manchester United. Pour Ferguson, cette finale n'était pas un match, c'était une démonstration d'intentions différentes. Les Parisiens savaient exactement ce qu'ils venaient chercher. Arsenal, lui, semblait attendre que le football se fasse tout seul.
Les chiffres le confirment. En 90 minutes, aucune équipe n'a vraiment imposé son jeu. Les deux formations se sont neutralisées avec une certaine prudence, comme si jouer pour ne pas perdre était devenu la priorité. Mais dès lors que le sort du match s'est décidé à onze mètres, le PSG a affiché une maîtrise que Ferguson respecte par-dessus tout. C'est d'ailleurs ce qui l'a poussé à sortir de son silence pour critiquer sévèrement Mikel Arteta et ses hommes.
Ferguson connaît bien les deux clubs pour avoir affronté Arsenal à plusieurs reprises en Coupe d'Europe. Il sait que les Gunners sont capables de bien mieux. Samedi, ils ont échoué sur l'essentiel : la capacité à transformer une finale en un acte de domination. Le PSG, lui, a eu cette froideur décisive au moment où il le fallait.
Un PSG qui confirme sa domination européenne
Avec ce deuxième titre consécutif, le PSG rejoint une liste très fermée de clubs ayant dominé la Ligue des Champions sur au moins deux années consécutives. Ferguson en a fait partie avec Manchester United, tout comme le Real Madrid, le Bayern Munich ou Liverpool. C'est dire si l'exploit parisien porte du poids aux yeux des puristes du football européen.
Ce que Ferguson a surtout apprécié, c'est que le PSG n'a pas tremblé quand Arsenal s'est rapproché. Il y a eu ce moment où les Gunners ont cru au scénario de l'exploit, mais les Parisiens ont tenu bon. Ils n'ont pas paniqué. C'est cette sérénité en fin de match, cette gestion du stress émotionnel, que Ferguson reconnaît comme la marque des grands champions. À soixante ans de carrière d'entraîneur, il a appris à distinguer les bonnes équipes des grandes équipes. Le PSG, selon lui, entre dans cette catégorie-là.
Quant à Arsenal, Ferguson a laissé entendre que ce n'était pas une question de talent ou de potentiel. C'est une affaire de caractère. Les Gunners ont des joueurs de haut niveau, cela ne fait aucun doute. Mais dimanche matin, ce qui fait la différence dans les compétitions européennes, ce n'est pas toujours celui qui joue le mieux sur 90 minutes, c'est celui qui gère le moment psychologique où tout bascule. Arsenal a échoué à ce test-là face à un PSG qui, même imparfait, a eu la présence d'esprit nécessaire.
Un verdict qui change la hiérarchie du football continental
Cette victoire du PSG redessine complètement la carte de la Ligue des Champions pour les trois prochaines années. Ferguson n'a pas hésité à rappeler que, statistiquement, les deux titres consécutifs donnent une légitimité incontestable aux Parisiens. Ils ne sont plus des prétendants, ils sont des détenteurs du titre établis. C'est une position psychologique énorme en football européen.
Pour Arsenal, la blessure sera longue à cicatriser. Cette finale était leur chance de franchir le pas vers le club d'élite. Mikel Arteta avait construit quelque chose. Samedi, ses joueurs n'ont pas livré le sacrifice nécessaire. Ferguson l'a dit de façon implicite : une finale de Ligue des Champions, ça ne se joue pas gentiment. Il faut la conquérir avec des griffes.
Le PSG a montré qu'il possédait ces griffes. Voilà ce que Ferguson a vu. C'est pour cela qu'il a publiquement appuyé sur Arsenal. Pas par méchanceté, mais parce qu'aux yeux d'un homme qui a tout gagné, il y a une différence fondamentale entre jouer pour gagne et jouer en ayant peur de perdre. Samedi soir, cette différence a coûté une Ligue des Champions aux Gunners.
Les trois prochains mois verront si Arsenal tirera les leçons de cet échec ou si, comme Ferguson le redoute, c'était juste une belle tentative sans lendemain. Le PSG, lui, n'a pas besoin de se poser la question. Il a son trophée.