Le RB Leipzig repousse l'offensive des Reds avec un prix plancher inatteignable. Yan Diomandé n'est pas à vendre à n'importe quel prix.
Liverpool a cru bien faire en débarquant avec un chèque de 100 millions d'euros pour Yan Diomandé. Les Merseysiders se sont heurtés à un mur. Le RB Leipzig, patron de la Bundesliga depuis plusieurs mois, a envoyé un message glacial aux Anglais : l'Ivoirien ne partira pas au prix du marché, encore moins à celui proposé par Jürgen Klopp et ses décideurs.
C'est selon nos informations une fin de non-recevoir catégorique. Leipzig n'a même pas daigné engager des négociations sérieuses. À en croire l'entourage du joueur, le dossier s'est refermé rapidement, trop rapidement au goût de Liverpool qui misait sur l'argument financier pour convaincre le club allemand.
Un défenseur central sous surveillance depuis des mois
Yan Diomandé s'est construit une réputation de tueur en défense centrale au sein du RB Leipzig. À 25 ans, l'international ivoirien représente l'archétype du défenseur moderne tel que Marco Rose l'imagine : agressif au pressing, dominant dans les duels aériens, capable de relancer proprement depuis l'arrière. Son passage à Leipzig n'a duré que deux saisons et demie, mais il a suffi pour en faire l'une des pièces maîtresses de la structure défensive allemande.
Les chiffres collent à cette impression dominante. Depuis son arrivée en janvier 2023 en provenance du Stade Rennais, Diomandé n'a cessé de progresser. Les grands clubs européens ont remarqué la chose. Liverpool l'a observé de près depuis des mois. Manchester City aussi. Le Paris Saint-Germain a jeté un œil. Mais c'est bel et bien l'offre anglaise qui a franchi le cap de la formalisation avec ces 100 millions d'euros.
Le timing de cette offensive n'est pas anodin. Liverpool traverse une période délicate sur le plan des résultats, et renforcer une défense fragile durant l'hiver devenait une nécessité. Jürgen Klopp, qui quittera son poste à la fin de la saison, a voulu un dernier coup d'éclat sur le marché des transferts. Diomandé présentait tous les critères : un défenseur d'expérience, performant, et en pleine possession de ses moyens physiques pour au moins quatre ou cinq saisons de haut niveau.
Leipzig met un prix inabordable sur la table
Sauf que le RB Leipzig n'a pas la culture de la vente. Ce n'est pas un club pourvoyeur de talents pour les plus grands salons européens. C'est une machine à développer et à conserver. Marco Rose, l'entraîneur allemand, a clairement fait savoir que Diomandé resterait au moins jusqu'à la fin de la saison. Point barre.
Les dirigeants de Leipzig ont ensuite énoncé un montant que personne ne pense pouvoir atteindre cet hiver. Selon nos informations, le club allemand réclame entre 150 et 180 millions d'euros pour libérer son défenseur. Un prix qui relève de la science-fiction pour un joueur évoluant en Bundesliga, même s'il brille. À titre de comparaison, Liverpool a payé Mohamed Salah 50 millions en 2014, et Virgil van Dijk a coûté 85 millions à Southampton en janvier 2019.
Cette stratégie de la porte close s'accompagne d'une explication logique : Leipzig ne traverse pas une période de crise financière. Le club ne vend que lorsqu'il y est contraint, ou lorsque l'offre dépasse les rêves les plus fous. Diomandé étant en contrat jusqu'en 2028, la pression n'existe tout simplement pas.
La course à Diomandé s'arrête avant d'avoir vraiment commencé
Voilà où en est le dossier : Liverpool se retire. Les Reds vont explorer d'autres pistes. D'autres défenseurs centraux, moins chers et plus accessibles, vont débarquer sur les radars des recruteurs anglais. Le marché d'hiver fourmille de belles affaires pour qui sait regarder ailleurs.
Diomandé, lui, reste en Bavière à l'abri de la tempête. Il poursuivra sa progression dans un environnement qui le protège et le valorise. Le défenseur ivoirien ne sortira de Leipzig que le jour où un club acceptera de faire sauter la banque. Et ce jour n'est visiblement pas pour maintenant. Manchester City a également reculé après avoir eu vent du montant demandé. Seul un club du calibre du Paris Saint-Germain, avec ses moyens qataris, pourrait encore relancer le débat l'été prochain.
Pour Liverpool, ce refus cinglant rappelle une réalité du foot moderne : l'argent ne règle pas tous les problèmes. Surtout quand on se heurte à un club allemand qui joue sa propre partie d'échecs, sans se soucier de l'impatience des ténors anglais de la Premier League.