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Football

Oviedo sombre, Cazorla regarde l'abîme

Par Thomas Durand··4 min de lecture·Source: Footmercato

Le Real Oviedo, club de légende asturien, est officiellement relégué en deuxième division espagnole. Le match nul contre Getafe scelle le destin d'une équipe en déclin.

Oviedo sombre, Cazorla regarde l'abîme

Quatre journées avant le terme de la saison, c'est déjà fini pour le Real Oviedo. Un match nul sans saveur face à Getafe (0-0), et voilà le club asturien mathématiquement condamné à descendre en Segunda División. Pas de suspense, pas de rebondissement hollywoodien — juste la réalité crue d'une chute que tout le monde voyait venir depuis novembre déjà. Le Oviedo, celui qui a connu ses heures de gloire, celui dont on parlait comme d'une institution, disparaît de l'élite espagnole pour la première fois en treize ans.

Santi Cazorla observe tout cela de loin maintenant. L'ancien maestro du Real Sociedad et d'Arsenal, revenu à Oviedo cet été pour cette dernière danse avec son club de cœur, n'a pu que constater l'ampleur de la catastrophe. À 36 ans, le milieu de terrain basque imaginait certainement une autre fin de carrière. Pas ça.

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Comment une institution de Liga s'effondre en quelques mois ?

Oviedo ne jouait pas au football depuis 2001, avant de remonter péniblement par les échelons de la pyramide espagnole. Puis il y a eu ce retour miraculeux en 2011, ce comeback dans la première division qui semblait inaugurer une nouvelle ère. Treize ans. Treize ans que le Oviedo tenait bon, parfois par les cheveux, mais il tenait. Les budgets n'étaient jamais mirobolants — on parle d'un club asturien sans la fortune madrilène ou barcelonaise — mais l'efficacité était là.

Cette saison, tout s'est cassé à la fois. Pas une fracture progressive, non. Un effondrement. Avec seulement 25 points récoltés en 34 journées, Oviedo occupe la 20e place, l'avant-dernière du classement. Combien de défaites ? Trop. Combien de buts concédés ? Bien trop. La défense, cette armature qu'il faut préserver en Liga même quand on est modeste, a cédé sous la pression. Et l'attaque, franchement, n'a jamais émergé.

Était-ce une erreur de recrutement ? Une direction sportive défaillante ? Un entraîneur incapable de mobiliser ses troupes ? Probablement un peu de tout. Javier Calleja, l'entraîneur, a tenté de redresser la barre mais sans les munitions nécessaires. On ne bâtit pas une équipe compétitive en Liga avec un patchwork de joueurs libérés et d'attentes irréalistes.

Pourquoi Cazorla ne pouvait rien sauver tout seul ?

On fantasme toujours sur ce genre de retour. Un joueur d'expérience, respecté mondialement, qui revient dans son club de cœur pour une dernière mission héroïque. Le scénario parfait. Sauf que le football ne fonctionne pas comme ça, et Cazorla le sait mieux que quiconque après une carrière à parcourir l'Europe.

L'ancien international espagnol a apporté du leadership, de la qualité technique, une présence rassurante au milieu du terrain. Mais un seul homme ne redresse pas une équipe entière quand les fondations sont pourries. Cazorla évoluait dans un collectif en manque de cohésion, privé de véritable leader offensif, criblé de doutes. À 36 ans, même avec tout son talent, on ne peut pas compenser des années de gestion approximative.

Son arrivée au printemps 2024 avait suscité de l'espoir. Enfin une personnalité de calibre international, enfin quelqu'un capable de donner du sens au projet. Mais entre l'espoir et la réalité, il y a eu cette saison catastrophique où rien n'a fonctionné. Ni la tactique, ni la mentalité, ni la continuité. Cazorla aura disputé ses premières minutes en août, observé le naufrage en septembre, et finalement, il aura partagé cette déchéance. C'est cruel pour un homme de son standing.

Et maintenant, qu'advient-il du Oviedo des Asturies ?

La relégation ne signifie pas la fin du club. Oviedo a déjà connu le purgatoire et en est revenu. Mais la tâche sera différente cette fois. En 2011, c'était une remontée sportive, un projet porté par une ville entière. Là, c'est une reconstruction après une chute brutale. Le contexte économique mondial n'est pas le même, les budgets de Segunda División ne sont jamais dingues, et la concurrence là-bas est féroce.

Cazorla, lui, devra trancher : continuer avec Oviedo en deuxième division ou chercher ailleurs ? À son âge, avec son expérience, il pourrait encore trouver un club respectable. Mais revenir en Segunda División pour accompagner son club d'enfance, c'est aussi une forme de dignité, une cohérence avec le personnage.

Le Real Oviedo descend. C'est acté. Maintenant commence le vrai travail : celui de la reconstruction, sans garantie de succès. Et pour Cazorla, c'est surtout l'occasion de se demander s'il veut vraiment écrire l'épilogue de sa carrière dans la deuxième division espagnole.

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