Andoni Iraola hérite d'une équipe à restructurer. Six joueurs sont d'ores et déjà identifiés pour quitter Anfield dans les prochains mois.
Andoni Iraola ne prendra pas possession du banc de Liverpool les mains vides. L'entraîneur espagnol, qui doit officiellement remplacer Jürgen Klopp, arrive avec un cahier des charges précis : nettoyer une équipe qui a accumulé trop de poids mort en trois saisons. Six joueurs sont déjà sur le départ, selon nos informations, et les dirigeants des Reds ont arrêté leurs choix bien avant l'arrivée du nouvel homme fort.
Cette opération de rajeunissement représente bien plus qu'un simple ajustement estival. Elle matérialise un changement de philosophie radical à Liverpool. Pendant deux ans, la direction a laissé pourrir certaines situations contractuelles, accumulant des salaires impossibles à justifier pour un rendement déclinant. Aujourd'hui, le bilan est sans appel : il faut trancher.
Six noms déjà en attente de départ
Mohamed Salah n'en fait pas partie, précisons-le d'emblée. L'Égyptien reste un pilier incontournable du projet. En revanche, plusieurs cadres ou anciens cadres ont perdu le crédit de la hiérarchie. À en croire l'entourage du club, les discussions avec les agents ont déjà commencé pour les joueurs jugés transférables. Le temps presse : la Premier League reprend ses droits en août, et l'intersaison sera courte.
Parmi les six éléments ciblés pour un départ, certains noms surprennent moins que d'autres. Des joueurs en fin de cycle, d'autres en perte de confiance continuelle, quelques éléments dont la masse salariale n'a plus de justification dans une structure qu'Iraola veut plus agile. Un dossier en particulier fait débat en interne : faut-il vraiment se séparer d'un international anglais encore jeune, mais bloqué dans la hiérarchie ? Les avis divergent entre la direction sportive et le département médical.
Liverpool a déjà reçu des appels de clubs intéressés. La Juventus a flairé une opportunité. L'Atlético Madrid patiente. Les Saoudiens, évidemment, remuent toujours. Mais les Reds ne feront pas de braderie. Ils ont appris la leçon avec les ventes précédentes où l'urgence avait dicté les prix. Cette fois, la stratégie est claire : accepter les bonnes offres, sinon garder l'élément et le mettre au placard jusqu'à janvier.
La masse salariale actuelle s'élève à plus de 235 millions de livres sterling par an, soit parmi les plus élevées d'Europe pour un rendement très en retrait des attentes. Libérer 30 à 40 millions annuels en salaires permettrait d'investir sur des jeunes profils ou des joueurs à fort potentiel de revente. C'est la logique qui guide les réflexions en ce moment.
Iraola face à un chantier inédit
L'arrivée d'Andoni Iraola ne ressemble pas à celle de Jürgen Klopp en 2015. L'Allemand avait hérité d'une équipe décapitée, certes, mais jeune et potentiellement riche. Iraola, lui, reprend une formation vieillie, blessée psychologiquement par une fin de saison catastrophique et obligatoirement amputée de six éléments du groupe. Du jamais vu pour le technicien espagnol, qui a bâti sa réputation en La Liga avec Mirandes puis Rayo Vallecano, avant une expérience chez les Qataris d'Al-Rayyan.
Ses premiers gestes seront décisifs. Les joueurs restants auront besoin de sentir une main ferme mais bienveillante. Iraola devra restaurer la culture de groupe que l'ère Klopp tardive avait écorchée. Les entraînements seront plus intenses. La sélection plus stricte. Les rôles redéfinis sans détour. Plusieurs cadres « gérants » jusqu'à présent devront se battre pour leurs places.
Sur le terrain, la priorité est claire : revenir dans le top 4 en Premier League. Liverpool a terminé 3e la saison passée, mais le gap avec Manchester City et Arsenal s'est creusé. Un seul départ à la hausse n'y suffira pas. Il faudra vendre ses six joueurs et recruter avec intelligence. Trois ou quatre arrivées de qualité, plutôt que dix jokers.
- 235 millions de livres : la masse salariale actuelle de Liverpool, l'une des plus élevées d'Europe
- 3ème place : le classement de Liverpool en Premier League la saison dernière
- 6 joueurs identifiés pour un transfert dans les prochains mois
- 30 à 40 millions de livres : les salaires que Liverpool espère libérer grâce aux départs
Le timing du mercato sera crucial. Liverpool ne peut pas se permettre de traîner. Les meilleurs talents libres ou poussés vers la sortie dans les grands clubs seront snappés rapidement. Real Madrid, Manchester United, Chelsea vont tous chercher à renforcer. Les Reds doivent frapper vite et juste. Iraola a demandé un ou deux renforts majeurs avant juillet. La direction s'y emploie, mais les ventes conditionnent tout.
Les six départs programmés ne sont pas une purge, c'est une amputation stratégique. Liverpool doit redevenir une machine à gagner, pas un club de transit pour internationaux fatigués. Avec Andoni Iraola, l'époque des bienveillances touche à sa fin. Bienvenue dans un nouveau Liverpool, plus jeune, plus affamé, et surtout beaucoup plus impitoyable.