Aller au contenu principal
Football

Demichelis signe à Leipzig, le pari de la continuité osée

Par Thomas Durand··4 min de lecture·Source: Footmercato

Le RB Leipzig confie son banc à Martín Demichelis après le départ d'Ole Werner. Un choix qui rompt avec la tradition du club dans la quête de stabilité.

Demichelis signe à Leipzig, le pari de la continuité osée

Martín Demichelis ne connaît pas l'Allemagne. C'est un détail qui aurait pu bloquer sa nomination à Leipzig, mais qui, finalement, pourrait aussi la justifier. Le technicien argentin reprend les rênes du RB Leipzig après le départ d'Ole Werner, et ce changement de garde signe une rupture dans la philosophie du club saxon, habitué à fonctionner sur le mode du jeune coach en devenir.

Le RBL vient de vivre une saison de transition étrange. Troisième de Bundesliga, une place qui sentait la stabilité presque rassurante, mais aussi une forme d'épuisement. Werner avait accompli du travail utile — 60 points en 34 matches, une vraie base pour construire. Et puis voilà que les dirigeants décident de tourner la page. Pourquoi ? Parce qu'à Leipzig, on ne joue pas à laisser les choses pourrir. On agit quand le moment semble opportun, même si l'homme sortant n'avait pas échoué.

BetBurger - Surebets et Valuebets en temps réel

Scanner professionnel de surebets et valuebets pour maximiser vos gains sportifs.

Découvrir BetBurger →

18+ | Les jeux d'argent peuvent être dangereux. Jouez responsablement.

Qui est vraiment cet Argentin que personne n'attendait ?

Demichelis, c'est un profil atypique pour le RB Leipzig. L'homme a déjà entraîné — Manchester City comme assistant sous Pep Guardiola, ce qui compte, puis l'Atlético Madrid, Bayern Munich, Sao Paulo. Il connaît les grands environnements, il a vu comment on travaille chez les meilleures équipes d'Europe. Mais il n'a jamais porté de projet en Bundesliga. Ni en Belgique, ni aux Pays-Bas. C'est sa première vraie expérience dans une ligue majeure en tant que patron.

L'Argentin de 51 ans sortait de Sao Paulo, où il avait remis la machine sur les rails. Une belle histoire brésilienne, mais loin de l'Europe. Leipzig prend donc un risque calculé. On mise sur le pedigree international plutôt que sur l'expérience immédiate du football allemand. Ce n'est pas franchement la manière habituelle du club, qui avait confié son destin à des Rangnick, des Marsch, des Werner — des hommes de la maison ou quasi.

Demichelis parle peu français, moins encore l'allemand. Ses assistants feront la traduction. Mais il arrive avec une réputation solide de bâtisseur. Quelqu'un qui ne change pas tout dès la première semaine. Quelqu'un qui analyse d'abord.

Leipzig peut-il vraiment conserver ses talents face à cette incertitude ?

C'est la vraie question qui taraude le vestiaire de la Red Bull Arena. Dani Olmo, Yussuf Poulsen, les jeunes promesses : vont-ils croire en ce nouveau projet ? Un changement d'entraîneur, c'est toujours une période fragile. Les contrats s'oublient, les ambitions se réveillent, les grands clubs européens commencent à appeler.

Leipzig finit troisième, ce qui veut dire une place en Ligue des Champions — une bouée de sauvetage, une promesse de revenus. Mais une troisième place, c'est aussi un signal d'alarme pour les cadors du continent. Les joueurs le savent. Quand le projet devient flou, quand l'entraîneur change, quand l'identité se brouille, c'est à ce moment que les meilleures aventures se dénouent.

Demichelis doit donc jongler avec deux urgences. D'abord installer sa vision, ses méthodes, son exigence. Ensuite rassurer, parler de continuité relative, montrer qu'on ne repart pas de zéro. Il a peut-être six semaines d'été pour convaincre. Pas plus. Après, le marché des transferts ferme, et il faudra faire avec ce qu'on a gardé.

Leipzig relance-t-il son défi face au Bayern ou joue-t-il l'attentisme ?

Voilà la vraie question stratégique qui se pose. Le Bayern Munich reste dominant, avec ses ressources infinies et son aura qu'aucun challenger n'a réussi à vraiment ébranler. Leipzig, depuis 2016, joue le rôle de David systématique. Rangnick puis ses successeurs ont tous nourri cet espoir que le tigre rouge pouvait faire la différence. Les résultats ont été mitigés.

Demichelis arrive dans ce contexte. Il ne peut pas faire semblant de ne pas savoir que Munich reste le favori de sa propre ligue. Mais peut-être que son approche plus à l'européenne — il a travaillé sous Guardiola, un homme qui pense football continental — pourrait donner une autre teinte au projet. Peut-être que Leipzig ne croit plus à la bataille nationale et mise plutôt sur une vraie course en Ligue des Champions.

C'est un pari. Un pari qui consiste à dire que la stabilité interne prime sur la révolution permanente. Les trois premières années de Demichelis seront décisives. S'il sort Leipzig des eaux troubles, si les jeunes talents restent, si un titre arrive — même un, même une coupe — alors ce recrutement aura valeur d'événement.

Mais Leipzig doit aussi accepter que son cycle des entraîneurs prodiges qui passent avant de s'envoler ailleurs était peut-être une époque révolue. Demichelis n'est pas un ascenseur vers l'Espagne ou l'Angleterre. C'est un homme de séjour, peut-être de projet. Et c'est déjà en soi une forme de révolution pour un club qui adorait le turnover.

Pour aller plus loin

Équipement football 🛒

Tous les guides →

Comparatifs détaillés et meilleurs prix sur les équipements football.

Outils & paris sportifs

Hub complet →

Articles similaires

Bayern Munich verrouille Olise, le prix du silence

Bayern Munich verrouille Olise, le prix du silence

Michael Olise fait l'objet d'un blocus total de la part du Bayern. Le club bavarois refuse catégoriquement de discuter d'un départ pour son ailier de 24 ans, même face aux appels pressants de l'Europe.

Par SBM Actu·