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Football

Le père de Kvaratskhelia livre ses secrets sur le départ vers Paris

Par Thomas Durand··4 min de lecture·Source: Footmercato

Badri Kvaratskhelia a expliqué les vraies raisons du transfert de son fils de Naples au PSG. Un témoignage rare sur les coulisses du mercato hivernal.

Le père de Kvaratskhelia livre ses secrets sur le départ vers Paris

Badri Kvaratskhelia ne cache plus rien. Le père de Khvicha a accordé une interview au média géorgien Kviris Palitra pour revenir sur le départ fracassant de son fils de Naples vers le Paris Saint-Germain lors du mercato de janvier. Des explications attendues, tant le transfert de l'ailier géorgien a provoqué des remous dans le sud de l'Italie.

Depuis son arrivée à Naples en 2022, Kvaratskhelia avait explosé. Auteur de 14 buts et 8 passes décisives en Serie A la saison dernière, il était devenu l'un des visages du renouveau napolitain sous les ordres de Luciano Spalletti. Mais entre frustration sportive et ambitions personnelles, quelque chose s'était fissuré. Le jeune ailier, alors âgé de 23 ans, rêvait d'ailleurs. Paris l'appelait.

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Quand Naples n'a pas suivi la marche

Badri Kvaratskhelia l'a confié sans détour : son fils souhaitait progresser au niveau continental. Naples, malgré son titre de champion d'Italie remporté en 2023, ne représentait plus une étape suffisante. Le PSG incarnait le prochain défi, celui où Kvaratskhelia pourrait se mesurer à une autre élite. Le père comprend cette logique. Lui-même, ancien footballeur géorgien, sait ce que représente une carrière qui s'accélère.

Ce qui surprend davantage, c'est la manière dont Naples a cédé. Le club partenope avait fixé un prix exorbitant, quelque part entre 100 et 120 millions d'euros. Le PSG, lui, a payé 70 millions avec bonus — une somme importante mais bien en deçà des demandes initiales. Selon l'entourage du joueur, les négociations ont progressé très vite. Trop vite, peut-être, pour un club qui se voyait perdre son atout offensif majeur sans même combattre.

Badri raconte aussi comment son fils a senti que le projet napolitain avait atteint son plafond. L'absence de prolongations de contrat satisfaisantes, l'environnement médiatique pesant, les comparaisons incessantes avec la génération précédente — tout cela avait miné la confiance. Kvaratskhelia voulait respirer ailleurs. Paris offrait cette opportunité.

Paris comme aboutissement logique, pas fuite

Certains observateurs ont qualifié ce départ de trahison. Badri Kvaratskhelia rejette cette interprétation. Dans son interview, il souligne que son fils respecte Naples et ses supporters, mais que la carrière d'un footballeur se mesure en années, pas en saisons. Le PSG représentait un environnement différent, compétitif à l'échelle mondiale, avec les ressources pour accompagner sa progression.

Le timing était crucial. À 23 ans, Kvaratskhelia n'avait pas de temps à perdre s'il voulait vraiment franchir un palier. Les plus grands clubs font leur mouvement à cet âge-là — avant que la concurrence internationale n'oublie votre nom. Le géorgien avait 18 mois de contrat avec Naples. Attendre une année de plus, c'était risquer de voir le marché tourner, ou pire, de voir son énergie se consumer dans des frustrations successives.

Badri évoque aussi le rôle crucial des discussions familiales. En Géorgie, on ne change pas de club sur un coup de tête. C'est un choix qui engage toute la famille. Les Kvaratskhelia l'ont examiné sous tous les angles : stabilité, projet sportif, environnement humain. Le PSG cochait toutes les cases. Même si Paris n'était pas en passe de remporter la Ligue des Champions cette année-là, le prestige était intact.

Naples en silence, PSG en attente

Aujourd'hui, le bilan reste mixte. Kvaratskhelia a inscrit 5 buts en 16 matchs de Ligue 1 depuis son arrivée — des statistiques honorables mais loin de son rendement napolitain. L'adaptation est plus lente que prévu. La Ligue 1 n'est pas la Serie A. La concurrence, les tactiques, l'intensité physique — tout diffère. Même les meilleurs ailiers du monde mettent du temps à trouver leurs marques à Paris.

Du côté de Naples, le silence est assourdissant. Aurelio De Laurentiis n'a jamais vraiment expliqué les raisons de cette débâcle commerciale. Comment le club a-t-il perdu son meilleur joueur à ce prix ? Les supporters attendent toujours une réponse cohérente. Badri Kvaratskhelia, lui, a choisi de parler. Ce faisant, il a offert une perspective rarement entendue : celle du père qui regarde son fils grandir et partir, acceptant que sa trajectoire dépassera celle du père.

Les vrais transferts ont souvent cette poésie cachée. Celle où l'ambition gagne sur l'affection, où le rêve supplante la stabilité. Kvaratskhelia senior l'a compris. À Paris, son fils écrira un nouveau chapitre. Celui de Naples restera glorieux mais inachevé.

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