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La Turquie expédie la Macédoine et lance sa préparation Mondiale

Par Antoine Moreau··4 min de lecture·Source: Footmercato

Les Turcs ont dominé leur premier match amical en vue de 2026, s'imposant 4-0. Une mise en route rassurante avant les échéances majeures, malgré l'absence de Yildiz.

La Turquie expédie la Macédoine et lance sa préparation Mondiale

Quatre buts d'écart. C'est le message que la Turquie a envoyé à ses futurs adversaires en écrasant la Macédoine du Nord (4-0) lundi soir, lors de son premier test de préparation avant la Coupe du Monde 2026. Une démonstration de force qui permet à la sélection turque de lancer sa préparation sans inquiétude majeure, même si le contexte des absences impose de relativiser les conclusions d'un tel résultat contre une équipe largement inférieure sur le papier.

Pourquoi une telle débâcle macédonienne?

La réponse tient en un mot : déséquilibre. Pas seulement tactique ou technique, mais global. La Macédoine du Nord n'a jamais vraiment trouvé les ressources pour inquiéter une défense turque bien en place et une transition offensive fluide. Dès les premières minutes, les intentions étaient claires : imposer le rythme, chercher la profondeur rapidement, utiliser la largeur du terrain pour créer du déséquilibre. Les Turcs ont cadré sept tirs en première mi-temps, un volume offensif impressionnant qui illustre l'engagement physique d'une équipe venue travailler sérieusement et non simplement passer une soirée de gala.

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La Macédoine, elle, n'a jamais su se projeter collectivement vers l'avant. Ses schémas de jeu restaient basiques, sans la créativité ou la percussion nécessaires pour déranger une ligne médiane turque dominante. À cet étage du jeu, le différentiel de classe s'est mesuré en passes interceptées, en transitions gagnées, en sécurité affichée. Les arrières macédoniens se retrouvaient régulièrement en situation délicate, forçant des interventions de leurs défenseurs centraux qui ont souvent dû sortir de leur zone de confort pour régler les situations. Sur un terrain qui n'a pas aidé, avec une météo difficile, la Turquie a néanmoins fait preuve d'une certaine robustesse collective.

Arda Güler a-t-il montré son véritable potentiel?

La présence du meneur de jeu de Fenerbahçe était attendue, et il a répondu à l'appel. Güler a affiché une vraie présence offensive, cherchant régulièrement la rupture par des appels intelligents et quelques dribbles qui ont eu le mérite de créer des espaces pour ses coéquipiers. Ce n'était pas une masterclass, loin de là, mais suffisant pour rappeler pourquoi les regards convergent sur lui avant une Coupe du Monde où la Turquie ambitionne de jouer un rôle important.

L'absence de Kenan Yildiz, encore en phase de réathlétisation après une blessure, s'est davantage fait sentir dans l'équilibre général de l'effectif que dans les performances individuelles. Sans lui, l'équipe turque a dû compenser en cherchant plus tôt la verticalité, moins patiente dans son jeu de possession. Cela dit, face à une Macédoine passive, cette adaptation ne s'est pas vraiment traduite par des manques visibles. C'est un luxe de ne pas avoir à subir pour constater ses propres faiblesses.

Pour Güler, cette rencontre était avant tout une occasion de faire preuve de continuité. Les semaines passées à Fenerbahçe l'ont laissé globalement en ordre de marche, et on sent une certaine maturité tactique dans ses déplacements. Reste à vérifier comment il tiendra face à une meilleure défense, plus pressante et plus organisée.

Qu'en retenir pour la route vers 2026?

D'abord, que cette sélection turque possède les fondamentaux pour compétitionner. L'application collective, la transition rapide, la capacité à maintenir la pression pendant quatre-vingt-dix minutes : autant de marqueurs positifs face à une nation qui n'a jamais fait peur à personne sur le plan offensif. Mais il faut garder une saine distance critique avec ce type de match.

La Turquie sera bientôt confrontée à des adversaires autrement plus coriaces. Les qualifications continentales puis les phases finales dévoileront si cette équipe possède vraiment les ressources mentales et athlétiques pour tenir le coup lors d'une compétition longue et éreintante. Pour le moment, Stéphane Le Foll et son staff savaient à quoi s'attendre en arrivant à Ankara. La balade contre la Macédoine leur a au moins permis de vérifier que les jambes répondent et que le collectif fonctionne sans forcer. C'est déjà cela. Les vrais tests arrivent.

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