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Undav écrase la Finlande, l'Allemagne se rassure avant le Mondial

Par Antoine Moreau··4 min de lecture·Source: Footmercato

Serhou Undav a livré une copie XXL dimanche à Mayence. L'Allemagne a déroulé face à la Finlande en amical, trois semaines avant le coup d'envoi américain.

Undav écrase la Finlande, l'Allemagne se rassure avant le Mondial

Trois semaines. C'est tout ce qu'il reste à la Mannschaft pour affûter son jeu avant de débarquer en Amérique du Nord. Et dimanche soir à Mayence, Julian Nagelsmann a eu besoin de voir ses troupes enfoncer une porte. La Finlande la lui a gentiment ouverte. 5-0. Voilà ce qu'on appelle un coup de tonique avant les vraies batailles.

Serhou Undav a orchestré ce festival offensif comme un maître d'œuvre qui connaît chaque pierre de sa cathédrale. Quatre buts pour l'attaquant de Brighton, une domination tranquille d'un bout à l'autre. Les Allemands ont fait le job sans forcer, sans trembler. Juste de la gestion intelligente face à des Finlandais qui ont vite compris qu'ils n'avaient rien à faire dans cette affaire.

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Undav, le sauveur qu'on n'attendait pas

Avant dimanche, Serhou Undav traînait une étiquette peu flatteuse : celle du joueur qui monte quand ça s'arrange. Brighton, c'est respectable, mais ce n'est pas Manchester City ni Liverpool. Or le voilà qui débarque en sélection allemande avec la niaque d'un gamin qui défend sa place. Et ça se voit.

L'homme de 26 ans a inscrit quatre buts. Quatre ! En un seul match amical. Il y a des avant-centres qui rêveraient d'une telle efficacité sur une saison entière de Bundesliga. Mais Undav, lui, a compris qu'il n'avait pas le droit à l'erreur. Thomas Müller et Kai Havertz sont des monuments, Florian Wirtz est une pépite prometteuse, mais l'attaque allemande demande de la profondeur, et elle la demande maintenant.

Ce qui frappe chez Undav, c'est cette capacité à être au bon endroit au bon moment, ces décalages subtils qui créent l'espace. Il n'a pas besoin de crier, de se plaindre, de faire du cinéma. Il joue. Et dimanche, il a joué magistralement. Nagelsmann a dû noter dans son carnet : « Ce gars-là, on peut compter dessus. »

Les statistiques, elles parlent : quatre réalisations en 90 minutes, c'est du calibre de créateur de doute dans une défense adverse. La Finlande n'a pas eu le temps d'ajuster sa tactique qu'elle était déjà menée de trois buts.

L'Allemagne en quête de rédemption avant le Mondial

La Mannschaft a failli s'écrouler, il y a deux ans. Sortie en phase de groupes du Mondial 2022 au Qatar, elle avait encaissé un coup dont peu de nations auraient su se relever. Quatre titres mondiaux, et puis pouf, éliminée avant même de savoir si elle était vraiment venue jouer. Le traumatisme restait tapi dans les chaussures de chacun.

Nagelsmann a du travail de rebâtisseur. Il le sait. Ses hommes aussi. Alors quand on vous offre un 5-0 contre la Finlande, on le prend, on le savoure, et on continue de bosser. Ce n'est pas cette victoire qui gagnera le Mondial, évidemment. Mais elle soigne le moral, elle redresse la tête, elle dit au groupe : « On n'a pas oublié comment on joue. »

La Finlande n'a remporté qu'un seul match depuis 2022. La comparaison est écrasante, injuste même. Mais justement, c'est pour ça que ce genre d'amical existe : pour que les prétendants au trophée vérifient qu'ils sont toujours des prétendants. L'Allemagne l'a vérifié. Avec un score de 5-0, c'est difficile de le contester.

Reste que Nagelsmann sait pertinemment que le Mondial ne sera pas une succession de matchs contre la Finlande. Il y aura la Belgique, l'Italie, d'autres mastodontes européens, sans oublier les surprises sud-américaines ou africaines. Dimanche, l'Allemagne a joué facile. C'était prévu.

Vers une Mannschaft redoutable en Amérique

Trois semaines, c'est court. Très court pour régler tous les détails tactiques, les automatismes de jeu, les positionnements défensifs qui font la différence quand on croise des équipes de haut niveau. Mais Nagelsmann a une autre semaine de préparation programmée, d'autres matchs amicaux avant le Mondial.

Ce qui rassure, c'est que l'Allemagne n'a pas l'air d'une équipe en doute ou en reconstruction. Elle l'est, formellement, puisqu'une génération s'en va. Mais l'intégration de jeunes talents comme Wirtz, combinée à la famine de buts aux matches importants dont Müller et Havertz ont su sortir, ça redessine une Mannschaft dangereuse. Pas invincible, mais capable de faire des dégâts.

Undav aura finalement sa place dans cette histoire. On pensait que c'était un plan B, un gars des phases éliminatoires. Dimanche, il a rappelé qu'il était peut-être un plan A. Quatre buts, ça ne s'oublie pas. Surtout quand tu défends le maillot de l'Allemagne.

Le Mondial américain aura besoin de suspense. La Mannschaft, elle, se cherche une identité nouvelle. À Mayence, dimanche soir, elle a trouvé un bout de réponse. Pas la réponse définitive, bien sûr. Mais un début.

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