L'Équipe de France se complète enfin. Les six joueurs manquants, dont les Parisiens, arrivent mardi matin pour la trêve internationale.
Didier Deschamps peut enfin souffler. Après des jours d'attente et de tractations avec les clubs, le sélectionneur de l'Équipe de France verra débarquer mardi matin les six derniers internationaux qui faisaient défaut à Clairefontaine. Un calvaire administratif qui s'achève, un groupe enfin au complet qui peut respirer et se projeter sur ses objectifs.
Le timing était serré. Entre les prolongations de Ligue 1, les festivités parisiennes et les calendriers serrés des clubs, certains joueurs ne pouvaient tout simplement pas déserter leurs formations plus tôt. Les pensionnaires du PSG, qui ont remporté le titre en France, figurent bien sûr au rang de ces retardataires. Leurs obligations envers le club de la capitale prolongent systématiquement leur availability pour le rassemblement bleu. Mais dès demain matin, la machine tricolore rouvrira ses portes sans restriction.
Le PSG libère enfin ses trois mousquetaires
Paris n'a jamais été tendre avec les bleus qui le servent. Les trois internationaux parisiens sont les pivots de cette arrivée tardive. Leurs calendriers épuisants — matchs de championnats, coupes nationales, obligations médiatiques — ne leur ont pas permis de rejoindre Clairefontaine plus tôt. Deschamps le sait : il faut laisser souffler les stars de Ligue 1, quitte à perdre quelques jours de préparation collective. C'est le prix à payer pour conserver l'harmonie avec les clubs français, notamment celui qui domine le football hexagonal depuis des années.
Mardi, ce sera différent. Les portes du centre d'entraînement national s'ouvriront pour trois joueurs clés du dispositif offensif français. Leur absence ces derniers jours a forcément pesé sur les premières séances — des entraînements édulcorés, des schémas tactiques incomplets, des duels sans les meilleures pièces. Deschamps a dû bricoler. Mais à partir de demain, le groupe retrouvera sa stature de compétiteur européen. Les trois premiers jours auront servi à évaluer les autres, à tester quelques variantes, à préparer le retour des stars.
Trois autres attardataires pour boucler l'effectif
Au-delà des trois Parisiens, trois autres internationaux complètent cette dernière fournée. Leurs clubs respectifs avaient des obligations calendaires tout aussi impérieuses. Certains évoluent en championnat étrangers où la clôture de saison s'éternise davantage. D'autres ont participé à des finales nationales qui ne pouvaient être décalées. Quoi qu'il en soit, ce mercredi matin, 23 joueurs (ou presque) seront tous présents à Clairefontaine pour la première vraie séance d'envergure.
Cet étalement des arrivées pose toujours des questions tactiques. Comment préparer un collectif quand les pièces maîtresses manquent ? Deschamps a l'expérience de ces petits jeux calendaires. Il sait que les premières heures servent à évaluer les fringe players, à laisser respirer les cadres surmenés et à construire des automatismes simples. Dès l'arrivée des trois Parisiens et des trois autres, il accélèrera le tempo. Les vrais entraînements collectifs peuvent commencer.
Clairefontaine enfin mobilisé au maximum
Depuis des années, le centre national de Clairefontaine est le laboratoire de Deschamps. Ses murs ont vu passer les plus grands champions français. Ses pelouses ont accueilli des séances légendaires. Mais ces trois derniers jours, c'était une version au ralenti qui s'y déroulait. Des groupes réduits, des attaquants sans leurs partenaires naturels, des défenseurs testés sur des postes inhabituels. Un patchwork utile, certes, mais pas la vraie version de l'Équipe de France.
Dès mardi, cela change radicalement. Le groupe sera complet, les automatismes pourront se roder, les appels de balle retrouveront leur fluidité. Les staffs pourront enfin étudier les vrais équilibres, tester les combinaisons prévues en matière de tactique et d'animation offensive. C'est dans ces moments que les compétiteurs français montrent leur vrai niveau — quand tout le monde est à disposition et que le sélectionneur peut enfin orchestrer sa symphonie.
Les matchs seront là bientôt. La compétition attendue dans quelques semaines réclame de vraies bases. Deschamps le sait : ces trois jours manqués ne peuvent pas être rattrapés comme ça. Mais mardi, enfin, il aura ses soldats au complet. Et c'est là que commencera vraiment le travail. Les six derniers Bleus qui arrivent mardi matin ne sont pas que des retardataires — ce sont les pièces qui transforment un entraînement technique en vraie préparation de combat.