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Neymar manquera le Brésil-Maroc, son calvaire se prolonge

Par Antoine Moreau··5 min de lecture·Source: Footmercato

La star de Santos ne sera pas du voyage face aux Marocains. Une nouvelle déception pour celui qui peine à retrouver ses jambes depuis des mois.

Neymar manquera le Brésil-Maroc, son calvaire se prolonge

Combien de temps encore faudra-t-il attendre ? Voilà la question que se posent les supporters brésiliens depuis des semaines, et la réponse tombe comme un couperet : Neymar ne jouera pas face au Maroc. Pas maintenant. Pas tout de suite. La star de Santos, attendue comme le messie pour relancer la seleção, reste clouée à l'infirmerie. Et c'est franchement devenu déprimant de suivre cette saga sans fin.

Le timing était presque parfait sur le papier. Un retour à Santos après une décennie en Europe, une nouvelle jeunesse supposée, des jambes neuves promises à celui qui avait traîné ses blessures depuis sa dernière apparition en bleu. Mais non. Les dieux du foot en ont décidé autrement. Neymar ne figure pas dans le groupe retenu pour cette rencontre capitale, et c'est un coup dur pour Dorival Júnior qui compte les absences comme d'autres comptent les points.

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L'absence qui pèse sur la seleção

On ne mesure l'importance d'un joueur que lorsqu'il n'est plus là. C'est un classique. Mais avec Neymar, c'est différent. À 32 ans, le numéro dix brésilien n'est plus celui qui décidait les matchs à lui seul, certes. Pourtant, sa présence reste un élément psychologique majeur pour une équipe en reconstruction après l'élimination précoce de la Copa América cet été. Quand le talent brut se raréfie, la star sert de catalyseur. Elle rassure. Elle crée de l'espérance. Elle donne envie.

Sans lui face au Maroc, ce match perd d'une certaine manière ses couleurs. Oui, le Brésil reste le Brésil, avec ses Rodrygo, ses Vinícius Júnior, ses jeunes talents trop nombreux pour être cités. Mais il y a quelque chose de manquant, une étincelle qui ne jaillit pas du terrain. C'est peut-être superficiel pour certains, mais c'est la réalité du football moderne : les cracks attirent les regards du monde entier. Sans eux, même les matchs importants ressemblent à des répétitions.

La blessure de Neymar, dont les contours exacts restent un peu flous — on parle de problèmes musculaires récurrents depuis son départ de l'Europe —, illustre un problème universel du sport moderne. Les arrêts maladie s'allongent chez les trentaines d'or. Le corps accumule les fatigue. Les mécanismes s'usent. Et un retour précipité ? C'est prendre le risque de prolonger le cauchemar de plusieurs mois supplémentaires. Dorival Júnior l'a compris, et c'est un geste de sagesse, même s'il en coûte.

Six mois d'incertitude qui usent les nerfs

Remontons dans le temps. Neymar était censé jouer un rôle majeur lors de son transfert à Santos l'été dernier. Un conte de fées, une boucle bouclée, un retour aux sources avant le dernier acte de sa carrière. La réalité ? Six mois de calvaire sans pratiquement un match disputé, juste des annonces d'imminent retour jamais concrétisées. Les supporters ont eu mal au cœur à chaque communiqué médical. Les journalistes se sont fatigués à répéter la même histoire.

Ce qui est fascinant — et cruel — c'est que cette situation joue des tours à l'image publique du joueur. Neymar n'est plus le centre de l'univers du foot, et ces mois d'absence le rappellent cruellement. Pendant ce temps, d'autres émergent. D'autres prennent de l'importance. La machine tourne sans lui, et ce n'est pas entièrement regrettable pour la seleção, qui doit apprendre à exister sans ses géants.

Reste que l'absence continue d'un joueur de ce standing crée une tension constante. Quand reviendra-t-il vraiment ? Sera-t-il au niveau ? La confiance restera-t-elle intacte après si longtemps loin des terrains de compétition ? Ces questions hantent les dirigeants brésiliens, et on ne peut pas vraiment les en blâmer. Il y a un an, Neymar était indispensable. Aujourd'hui, il devient un luxe. C'est un statut inconfortable pour celui qui s'était juré un dernier grand rôle dans les coulisses du football mondial.

Le Brésil sans filet de sécurité

Dorival Júnior devra donc composer avec les cartes qu'on lui a distribuées. C'est un entraîneur pragmatique, pas un rêveur, et il sait que la patience aura ses limites. Laisser Neymar se reposer, c'est responsable. Mais attendre trop longtemps, c'est risquer de voir les opportunités s'envoler. La fenêtre de tir pour un retour progressif, sans pression, sans enjeux colossaux, se referme à chaque journée qui passe.

Cette rencontre face au Maroc représente justement ce type d'occasion : importante certes, mais pas cruciale pour la qualification ou les grands objectifs. C'aurait été le moment idéal pour voir Neymar en action, disons trente minutes, histoire de vérifier que le corps obéit. Eh bien non. On attendera encore. Et pendant ce temps, Dorival Júnior construira une équipe sans lui, ce qui n'est pas nécessairement une mauvaise chose stratégiquement parlant.

À quand le véritable retour ? Novembre ? Décembre ? Personne n'ose le dire avec certitude. Santos a intérêt à ne pas précipiter les choses — une rechute maintenant serait catastrophique pour tous — et le Brésil a intérêt à se montrer patient. Mais la patience, dans ce métier, c'est un luxe qu'on ne peut pas se permettre trop longtemps.

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