Aller au contenu principal
Autres Sports

Salah en danger, l'Égypte tient son souffle au Mondial 2026

Par Antoine Moreau··4 min de lecture·Source: Footmercato

Sortie sur blessure contre l'Iran, la star égyptienne Mohamed Salah inquiète avant les 16es. À 34 ans, le crack de Liverpool est la clé de toute ambition pharaonique.

Salah en danger, l'Égypte tient son souffle au Mondial 2026

Le cœur des supporters égyptiens s'est arrêté dans le dernier quart d'heure contre l'Iran. Mohamed Salah, sorti sur blessure alors que son équipe venait d'arracher un nul précieux (1-1), a été remplacé après avoir visiblement ressenti une gêne physique. Depuis, c'est l'angoisse au Caire. Pas de communiqué rassurant, pas de calendrier de récupération clair, juste du silence et des images en boucle de leur meilleur joueur qui quitte le terrain en boitant légèrement. Voilà comment on tue les rêves quelques jours avant les huitièmes de finale.

L'impensable arrive à Mohamed Salah

À 34 ans, Salah ne devrait plus inquiéter qui que ce soit. Et pourtant. Ce mec-là, c'est 350 buts en 500 matches depuis son retour à Liverpool en 2017. C'est une moyenne historique pour un ailier moderne. C'est surtout l'homme qui fait marcher l'Égypte offensivement depuis une décennie. Sans lui, les Pharaons ne sont que l'ombre d'eux-mêmes.

BetBurger - Surebets et Valuebets en temps réel

Scanner professionnel de surebets et valuebets pour maximiser vos gains sportifs.

Découvrir BetBurger →

18+ | Les jeux d'argent peuvent être dangereux. Jouez responsablement.

La Coupe du monde 2026 au Maroc, en Amérique du Nord et en Égypte, c'était son tournoi. Le rêve même de rejouer chez lui pendant une compétition majeure. Sauf qu'il y a quelques minutes contre l'Iran, ce rêve a vacillé. Pas une rupture ligamentaire spectaculaire, non, quelque chose de plus insidieux. Une gêne. Une douleur. Le genre de truc qui fait peur quand tu as 34 ans et que tout le pays compte sur toi pour sauver la mise.

L'équipe médicale égyptienne garde ses analyses sous le coude pour l'instant. Prudence, probablement. Ou panique contenue. Entre Liverpool qui voudra garder son numéro 10 intact jusqu'au bout de la saison anglaise et les Pharaons qui ont besoin de lui pour rêver, les jeux d'influence vont commencer.

L'Iran, le cauchemar d'une campagne qui déraille

Techniquement, ce 1-1 contre l'Iran, c'est un bon résultat. L'Égypte a raté l'occasion de consolider sa première place du groupe, mais elle reste bien positionnée pour les huitièmes. Le problème? Ce n'est pas une victoire. Et ce n'est pas un hasard non plus.

Les Pharaons ont dominé face aux Iraniens pendant la majeure partie du match. Les occasions ont circulé. L'équipe a montré une certaine solidité défensive. Mais il y a ce vide au centre du jeu, cette absence de folie créative quand la défense adverse se resserre. Salah était censé être la clé. Il a essayé. Il a combattu. Puis son corps a parlé plus fort que sa volonté.

L'inquiétude vient aussi du timing. L'Égypte ne peut pas se permettre d'aborder les huitièmes sans Salah en condition physique optimale. Dans la configuration de ce Mondial, les choses s'accélèrent. Les adversaires deviennent plus affûtés. Les matches se décident à des détails. Un défaut, une blessure mal guérie, et tout s'effondre. Regarde ce qui s'est passé lors des trois dernières éditions pour les grandes nations qui ont dû gérer des stars en miettes.

Avant le match contre l'Iran, l'Égypte parlait de son groupe en termes triomphateurs. Maintenant, elle compte les jours avant le prochain diagnostic.

Les 48 heures décisives arrivent

Entre maintenant et le premier match de huitièmes de finale, Salah va passer sous les mains des kinés les plus pointus de la délégation. IRM, tests fonctionnels, tout y passera. La fédération égyptienne a intérêt à ne pas prendre de risques inutiles, mais aussi à ne pas se montrer trop pessimiste publiquement. L'équilibre est étroit.

Si Salah est vraiment out pour les huitièmes, c'est un scénario catastrophe. Mahmoud Hassan Trezeguet pourrait prendre du temps de jeu, mais ce n'est pas pareil. Les alternatives offensives égyptiennes existent, bien sûr, mais aucune ne porte ce poids émotionnel, cette capacité de décision au moment T, ce prestige qui fait plier les adversaires psychologiquement.

Le scénario plus probable: Salah jouera. Peut-être pas 90 minutes. Peut-être avec des limitations. Peut-être qu'on le verra bosser le système défensif plutôt que chercher l'exploit personnel. L'Égypte devra vivre avec l'idée que sa meilleure arme n'est pas à 100%. Ce ne sera pas confortable. Ce sera juste la réalité d'une équipe qui ne peut pas se passer d'un seul homme.

Voilà le problème quand tu construis tout autour d'une star. Quand Salah marche, c'est beau. Quand il boite, c'est l'apocalypse. Et en ce moment précis, Le Caire retient son souffle.

Pour aller plus loin

Articles similaires

El Faouzi, la pépite de Schalke que le Maroc veut au Qatar

El Faouzi, la pépite de Schalke que le Maroc veut au Qatar

Révélation surprise de Bundesliga 2, Soufiane El Faouzi a été convoqué par le Maroc pour les éliminatoires du Mondial 2026. À 23 ans, le milieu de Schalke 04 devient le symbole d'une filière allemande au service des Étalons.

Par SBM Actu·