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Brésil explose le Japon en toute fin de match et file aux 8es

Par Antoine Moreau··4 min de lecture·Source: Footmercato

Le Brésil s'offre le Japon dans les derniers instants des 16es de finale de la Coupe du Monde 2026. Les Auriverde accélèrent quand il le faut et poursuivent leur route.

Brésil explose le Japon en toute fin de match et file aux 8es

Il y a des victoires qui se gagnent aux muscles, d'autres qui se volent aux émotions. Celle-ci, le Brésil l'a simplement arrachée sur le gong, comme on attrape un train qui s'échappe. Face au Japon, lundi soir, la Seleção a fait preuve de cette capacité à basculer une rencontre en sa faveur quand tout semblait verrouillé. Un scénario dont les Brésiliens ont l'habitude, celui d'une victoire construite lentement puis explosée dans les ultimes secondes.

Quand le Brésil craque le verrou nippon dans les dernières respirations

Pendant quatre-vingt-dix minutes, le Japon a tenu bon. Discipliné, compact, refusant de se laisser dicter le jeu par des Brésiliens pourtant habitués à imposer leur rythme. La défense japonaise, bien organisée, avait transformé le terrain en forteresse. Les latérales étaient fermées, le milieu dense, les attaquants sollicités dans des couvertures défensives qui rappelaient l'abnégation collective que demande la Coupe du Monde.

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Puis, dans les toutes dernières minutes, l'impatience brésilienne a transformé le scénario. Un ballon perdu, une transition rapide, et soudain l'armada auriverde a déferlé. Le Japon, épuisé après plus de quatre-vingt-dix minutes d'effort, n'a plus eu les ressources pour contenir cette vague finale. Les Brésiliens, eux, trouvent toujours de l'énergie quand les enjeux deviennent existentiels. C'est moins une question de talent que de mentalité.

Le score final scelle une qualification que personne n'attendait d'ailleurs aussi nette à la pause. Le football mondial a découvert que le Brésil des années 2020, c'est aussi une équipe qui sait gagner les matchs fermés, pas uniquement celui qui dégomme 5-0. Une évolution tactique qui n'échappe pas aux observateurs attentifs de la Seleção.

Le Japon, ce surprise-party qui s'est arrêté trop tôt

Dire que le Japon a déçu serait injuste. Dire qu'il a raté son rendez-vous serait plus juste. L'équipe de Hajime Moriyasu avait montré des choses intéressantes jusqu'à présent, avec une cohésion défensive rare à ce stade de la compétition. Quatrième du groupe derrière le Brésil, l'Espagne et l'Allemagne, le Japon avait glané sa place aux 16es avec un parcours somme toute honnête mais sans éclat particulier.

Lundi soir, face à une équipe du Brésil bien plus affûtée physiquement, les Nippons ont compris que la solidarité collective, c'est bien, mais qu'à un moment il faut aussi créer du danger offensif. Or, les occasions nettes ne sont venues qu'au compte-gouttes. Les attaquants japonais, isolés, manquaient de soutien. Les milieux de terrain n'arrivaient pas à trouver les brèches du bloc brésilien.

En Coupe du Monde, cette capacité à tenir un match sans rien faire est un art, mais c'est un art qui a ses limites. Le Japon a appris cette leçon à ses dépens. Sans jamais vraiment craquer, son équipe s'est laissée étouffer progressivement. La fatigue, l'accumulation d'efforts défensifs, et finalement cette frappe brésilienne qui change tout. C'est fini pour Moriyasu et ses hommes, mais ils reviennent à Tokyo avec l'honneur sauf.

Le Brésil rejoint les 8es et grandit en stature

Avec cette victoire, le Brésil confirme qu'il sera bien l'une des équipes à abattre dans cette Coupe du Monde 2026. Non seulement parce qu'il a gagné, mais parce qu'il a gagné sans dominer d'un bout à l'autre. Ce n'est pas la version flamboyante de la Seleção des années 1990, c'est une équipe plus complète, moins à la merci des caprices du destin.

La qualification brésilienne intervient après celle du Canada en début de soirée, dessine les contours des 8es de finale et renforce l'impression que cette Coupe du Monde 2026 sera une affaire de trois ou quatre équipes vraiment au-dessus du lot. Le Brésil en fait partie, sans débat possible. Malgré des performances qui n'ont jamais été transcendantes, jamais catastrophiques non plus, la Seleção accumule les points, gère les contextes, avance inéluctablement vers les grandes phases finales.

Reste à voir comment cette équipe brésilienne, armée d'une certaine expérience mais pas aguerrie aux vraiment grands chocs, réagira face à des adversaires de calibre mondial. Les quarts de finale verront débouler une autre hiérarchie. Mais pour l'instant, Neymar et compagnie respire. Mission accomplie au 16es. Le Japon, lui, rentre à la maison après avoir livré un combat honnête sur un ring pas fait pour lui.

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